RECUEIL A, B, C *

1160
1745
1762

Titre(s)

Recueil A [B, C–Z].

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Comme le dit le titre, il s'agit bien d'un recueil et non d'un périodique régulier : «Il paraît aujourd'hui tant de recueils de ceci de cela qu'on l'appelle seulement recueil» (Préface). 24 volumes numérotés de A à Z ont été publiés de 1745 à 1762. Une périodicité bimestrielle était annoncée au début ; il n'en est resté aucune trace dans la publication ; après une longue période de tâtonnement, le succès a fait accélérer le rythme à partir de 1759 : t. A en 1745, t. B en 1752, t. C en 1759, t. D-O en 1760, t. P-Y en 1761, t. Z en 1762.

Description de la collection

Chaque volume est composé d'un certain nombre de pièces, dont le nombre va de 5 (B) à 45 (Z), avec une moyenne de 16. Les volumes comptent de 195 p. (F) à 266 p. (E), avec une moyenne de 226 p. Format in-12, 110 x 175 (broché).

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

A Fontenoy (A), Luxembourg (B), Paris (C), Luxembourg (D), Paris (chez Chaubert et Hérissant) (E-Y) et Bruxelles (Z).

Prix : 10 £, remis chez les abonnés, 14 £ par la poste ; 36 £ le recueil pour les non abonnés.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

G.L. PÉRAU, A.G. MEUSNIER DE QUERLON, E. BARBAZAN, B. GRAILLARD DE GRAVILLE, J. de LA PORTE : «Recueil A publié par l'abbé Pérau, 1745. Recueil B par M. de Querlon, 1752. Recueil C jusqu'à la fin, par MM. Barbazan, Graville et de la Porte, 1759 et suiv., en tout 24 vol. in-12» (F.L., 1759, t. II, p. 490). Beaucoup de pièces du t. A sont de M. de T. [Maréchal de Tessé] ; certaines pièces de Saint-Evremond sont attribuées à M. de Charleval.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

«Ce sont des morceaux curieux par les faits et intéressants par la façon dont ils sont écrits, présentés tels qu'on les a trouvés dans les papiers d'un homme de lettres qui paraissait vouloir en faire le même usage qu'on en fait aujourd'hui». Un silence de sept ans sépare A et B, puis B et C, ce qui autorise un second puis un troisième éditeur. Si l'on en croit celui-ci (Avis, t. C), A avait été lu «avec avidité», B, avec des articles longs et pesants, avait eu moins de succès ; le public demandait «non de longs morceaux d'érudition, uniquement destinés aux savants, mais des matières variées et intéressantes, faites avec goût». En plein succès, l'Avertissement de F précise : «Les pièces rares qu'ils contiennent ne sont peut-être pas dans trois bibliothèques de Paris (et encore pas toutes à la fois). Elles ont une double utilité : compléter ce qui manque à chaque bibliothèque, donner des matériaux aux historiens des deux derniers siècles, surtout de province».

Quelques relations d'événements curieux (pluie de sang à Sens en 1614) ou piquants (démêlés du directeur des spectacles de Lyon et d'une actrice). Quelques pièces en vers («Epître de Psyché à l'Amour», première œuvre imprimée de Voltaire, «Ode sur la guerre» du président Hénaut, dans le t. A). La plupart des pièces sont des documents historiques : lettres, récits, arrêts, discours, harangues. La plus grande partie d'entre elles datent de la période 1580-1620, les dates extrêmes étant 1547 et 1751. Elles sont parfois regroupées autour d'un même centre d'intérêt : les duels (t. E), la lutte des Guise et des rois de Navarre (t. M) ; mais le plus souvent, il n'y a ni thème, ni chronologie ; elles prêtent parfois à des commentaires sur le vocabulaire ancien, ou sur des faits de civilisation.

Table à la fin de chaque volume.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.N., Z 28983-29006.

Bibliographie

B.H.C., p. 61.

Titre indexé

RECUEIL A, B, C *

Date indexée

1745
1746
1747
1748
1749
1750
1751
1752
1753
1754
1755
1756
1757
1758
1759
1760
1761
1762

UNE MUSE MILITAIRE

0969
1738

Titre(s)

Une Muse militaire, ou quelques pièces fugitives tant en vers, qu'en prose, composées par un officier.

Les cinq livraisons ont paru avec un titre différent: 1) Une Muse militaire, ou quelques pièces fugitives, etc. 2) Les Deux Sœurs rivales, suite de la Muse militaire... 3) Lettres en vers et en prose. Suite de la Muse militaire 4) Voyage d'Alsace. Lettre à Monsieur Th. L. Suite, etc. 5) Suite de la Muse militaire. Continuation du voyage d'Alsace.

Les approbations pour les cinq feuilles ont été obtenues les 24 et 29 juillet, 12 août, 5 et 11 septembre 1738, ce qui ne fournit pas de périodicité régulière; la feuille suivante est annoncée «sous huit jours». Les cinq fascicules de la B.M. de Grenoble ont été réunis en un recueil factice.

Description de la collection

Cinq livraisons de 19, 24, 14, 23 et 16 p.; cahiers de 8 p. in-8°, 110 x 190.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

A Paris, au Palais, chez Dupuis, dans la Grande Salle, au Saint Esprit. Imprimeur: Pierre Simon. Le prix est de 10 s.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.M. Grenoble, F 2839.

Titre indexé

UNE MUSE MILITAIRE

Date indexée

1738

JOURNAL POLYTYPE

0783
1786
1787

Titre(s)

Journal polytype des sciences et des arts.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

20 février 1786 – 14 février 1787. Sept tomes; avec approbation et privilège du Roi.

Périodicité: trois fois par semaine (lundi, mercredi, vendredi); les trois premiers tomes, jusqu'au 30 juin 1786, sont consacrés le premier à une partie des sciences, paraissant le lundi, le second à une partie des arts utiles, paraissant le mercredi, le troisième à une partie des arts agréables, paraissant le vendredi. La distinction n'est pas maintenue dans les tomes suivants, où trois numéros par semaine mêlent les trois genres.

Description de la collection

Chacun des trois premiers tomes comprend 19 numéros et compte en moyenne 324 p., les trois suivants 26 numéros (416 p.), le dernier seulement 20. Table aux t. I, III, IV, pour l'édition consultée (Grenoble).

Cahier de 120 x 198, in-8°.

Nombreuses planches, gravures, partitions musicales.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

Paris, de l'imprimerie polytype, rue Favart, où l'on souscrit.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Pas de nom d'auteur ni de fondateur. Le privilège est accordé aux sieurs Hoffmann père et fils, et la rédaction du journal confiée à une société de savants et de gens de lettres choisis dans tous les genres (M.S., 31 mars 1786).

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Contenu annoncé: dans les sciences, «projet de recueillir et de s'efforcer d'apprécier toutes les nouvelles découvertes», en attachant beaucoup de valeur à l'observation scrupuleuse des faits, à la vérification des hypothèses par l'expérience. Pour les arts utiles, volonté de détruire «le préjugé absurde qui les dégrade» et de décrire les procédés connus depuis longtemps, les perfectionnements possibles, les procédés étrangers, les procédés nouveaux. Pour les arts agréables, désir «d'offrir un aliment varié au goût et aux lumières des souscripteurs et de joindre à ce qui peut éclairer l'esprit ce qui peut toucher le cœur».

Contenu réel conforme aux intentions: présentation et discussion de travaux de Lavoisier, Berthollet, Monge; observations de sciences naturelles, de médecine. Nombreuses rubriques sur des sujets d'agriculture, d'imprimerie, de navigation; présentation et critique de productions contemporaines, littéraires et musicales (avec parfois des morceaux choisis), pièces fugitives.

Œuvres citées: entre autres Du commerce de l'âme et du corps (Swedenborg) longuement discuté; Mémoires de Madame de Warens et Claude Anet; Lettres de Charlotte à Caroline son amie pendant sa liaison avec Werther (traduit de l'anglais). Dans tous les tomes, annonces de livres par les éditeurs, de cours; notices nécrologiques; comptes rendus des séances des académies.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.M. Grenoble, E 20272 (1786); Ste G., AE.J. 8 123 (t. 7).

Bibliographie

B.H.C., p. 51-52; H.G.P., t. I, p. 161, 361; D.P. 2.

Cité dans Bachaumont, M.S., 31 mars 1786 et 8 déc. 1787.

Historique

Le journal a été fondé, comme le rappelle l'arrêt du Conseil retirant le privilège (1er nov. 1787), principalement pour favoriser l'établissement de l'art polytypé inventé par les Hoffmann. Ce procédé (par clichage) s'oppose à l'utilisation traditionnelle des caractères mobiles. Il se veut secret. Il est partiellement décrit (Arts utiles, t. I, p. 66 et 104) pour défendre les éditeurs de l'accusation formulée souvent contre eux d'user comme tout le monde des caractères mobiles; on y voit proposée la comparaison d'une page du même texte obtenue par caractères mobiles et par polytypé.

Il semble que le journal n'ait été qu'une activité très secondaire de l'imprimerie, qui arguait du secret prétendu du procédé pour se soustraire aux inspections d'usage et imprimer des libelles clandestins (M.S., 8 déc. 1787). Interdit en février 1787, rétabli en mars, «grillé» en octobre, il sera définitivement supprimé le 1er novembre 1787. Le privilège du Journal polytype, qui avait cessé de paraître dès février 1787, est retiré en même temps.

Additif

Le Journal polytype demande, le 23 novembre 1787, à se réunir aux Éphémérides de Baudeau, mais est supprimé le 8 décembre suivant (ms. BnF 22040, f° 94).

Références au Journal polytype :

  • Prospectus, cité par le Journal de Lyon, février 1786, p. 79-80,  l’Esprit des journaux, mai 1786, p. 67-69, et par Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris, 1787, I, p. 719-723
  • Extrait des Nouveaux synonymes français de l’abbé Roubaud, cité dans Esprit des journaux, mai 1786, p. 56-67
  • Extrait du n°13 de 1786 (critique des falsifications de Marat) in Bertholon, De l’électricité du corps humain, 1786, II, p. 463
  • 29 septembre 1786 : lettre anonyme faisant un parallèle entre Rousseau et Court de Gébelin  (citée par Pierre Paul Plan, J.-J. Rousseau raconté par les gazettes de son termps, 1912, p. 276
  • Cahier du 1er décembre 1786 : article sur le « rob antisyphilique » cité par Retz, Nouvelles instructives pour l’année 1787, III, p. 508
  • « Lettre sur les applaudissements au théâtre », citée par l’Esprit des journaux, janvier 1787, p. 246-251
  • Extrait du n°102, 1786 (sur la communication des Lumières),  in Grivel, L’Ile inconnue, in Voyages imaginaires, IX, 1787, p. 245-248
  • « Lettre sur l’essai comparatif donné par MM. Hoffman dans le Journal polytype n°17 » (Année littéraire, 1786, III, p. 111-115)

Titre indexé

JOURNAL POLYTYPÉ

Date indexée

1786
1787

JOURNAL DE LORRAINE ET BARROIS

0667
1778

Titre(s)

Journal de Lorraine et Barrois.

Continué par le Journal de Nancy (1779-1781), puis par le Journal littéraire de Nancy (1782-1787).

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Février-décembre 1778; privilège du 28 janvier 1778. Le journal est annoncé comme hebdomadaire, mais à partir du 15 avril, pour permettre la publication de textes plus étendus, il est donné deux numéros à la fois.

Description de la collection

Un volume en deux parties, munies chacune d'une table des matières; 296 p. + 96 p. qui regroupent les annonces, les informations générales et les publications d'hypothèques.

48 numéros. Cahiers de 12 p. in-12, 120 x 190.

Devise: Colligit ut spargat (partie I); Alios alla délectant (partie 2).

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

A Nancy. On souscrit chez Babin, libraire, rue de Saint-Georges, n° 252. Imprimeur; Claude Sigisbert Lamort, «près des RR.PP. Dominicains».

Abonnement à 9 £ pour Nancy, 10 £ 10 s. pour toute la France.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

André Charles THERRIN.

Collaborateurs réguliers: François de Neufchâteau, l'abbé Dubois.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

L'avertissement annonce l'intention de donner en Lorraine un journal littéraire, puisque malgré le grand nombre de périodiques en cette région, il n'y en a pas de ce genre. L'auteur souhaite trouver des lecteurs «qui [fassent] l'honneur à ce journal de ne pas le regarder comme des Affiches» et qui ne le lisent pas seulement «pour savoir le prix du blé, ce qui est très accessoire dans ce journal». Il publiera des pièces fugitives, des analyses raisonnées, des comptes rendus d'ouvrages nouveaux dus à des Lorrains, en philosophie, morale, chimie, agriculture ou médecine, car «sur dix ouvrages qui s'impriment en Lorraine, il y en a au moins huit de médecine». A partir de 1779 s'y ajoute le projet d'une rubrique de jurisprudence, d'une sorte de journal du Parlement et des tribunaux du ressort. L'auteur tient pourtant aussi à l'information générale: biens à vendre, conservation des hypothèques, anciens titres de la noblesse de Lorraine, observations météorologiques; malgré l'ironie de certains critiques, «le Journal de Lorraine vous dira si vous vous êtes servis souvent de votre parapluie». La réalisation ne répond pas toujours aux espérances; on déplore la rareté des articles de jurisprudence, on est conscient de la faible valeur des pièces fugitives reçues pour les premières pages.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.M. Nancy, 784.506; 760.465; B.M. Dijon, 75134-75135; B.N., Z 51206; 8° Lc9 90 bis.

Bibliographie

Hottenger G., François de Neufchâteau et le «Journal de Nancy», Nancy, Berger-Levrault, 1931 (Annuaire de la Fédération historique lorraine, 1930). – Ronsin A., Les Périodiques lorrains antérieurs à 1800. Histoire et catalogue, Nancy, 1964, n° 94.

Historique

L'un des collaborateurs les plus fidèles du journal, François de Neufchâteau, avocat au Parlement de Paris puis lieutenant-général du présidial de Mirecourt, membre de plusieurs académies, dont celle de Nancy, auteur de poésies très appréciées, reconnaît que «la littérature n'est pas encore dans cette province une affaire de goût général, comme dans quelques autres parties du Royaume, plus avancées que nous à cet égard» (n° 47). Le Journal de Lorraine et Barrois est cependant intéressant dans la mesure où il est fortement ancré dans la vie locale: intérêt pour le passé historique de la Lorraine, pour son présent (par exemple pour la création d'un évêché à Nancy en 1778, ou l'ouverture d'un cabinet littéraire en 1778, n° 47), pour tout ce qui est production nancéenne dans le royaume.

La vie du journal a été marquée par ses rapports avec les Affiches des Evêchés et Lorraine, qui se targuent de leur ancienneté et demandent de leur cadet «la politesse due à l'aîné». Therrin se prévaut du privilège dont il est propriétaire, au lieu d'avoir seulement affermé, comme son concurrent, une fraction du privilège des Affiches. Leurs journaux ne sont pas de la même famille; il ironise sur le rôle des Affiches, rappelant «les maisons ou les cabriolets à vendre ou à louer, à l'amour desquels ce papier est spécialement dévoué» (1779). La controverse naît facilement, par exemple à propos d'une analyse des eaux minérales de Saint-Dié, donnée dans les Affiches, et qui entraîne une discussion assez aigre dans le Journal en 1779. Cette rivalité finira par s'apaiser; les Affiches évoluent, le Journal de Nancy perd de sa fougue, et on se rallie à l'avis d'un lecteur qui écrivait dès le n° 13 de 1778: «Y a-t-il donc si loin de Metz à Nancy pour ne pas être fiers nous-mêmes de ce nouveau phénomène littéraire?».

Titre indexé

JOURNAL DE LORRAINE ET BARROIS

Date indexée

1778

LE GLANEUR FRANÇAIS

0587
1735
1737

Titre(s)

Le Glaneur françois, Première [Dix-Septième] Brochure.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

23 juin 1735 – août 1737 (?). 17 «brochures». Privilège du 25 juin 1735 (registre le 30 juin) à P. Prault. Périodicité mensuelle (d'après la Préface), en fait très irrégulière: les approbations sont souvent espacées de plusieurs mois: 23 juin pour le 1er numéro et 2 septembre pour le 2e, 8 novembre pour le 3e; 11 avril 1736 pour le 6e et 29 mai pour le 7e; 11 mai pour le 14e et 20 juillet pour le 15e. Au total, 5 brochures ont paru en 1735, 6 en 1736 et 6 en 1737.

Description de la collection

Chaque tome réunit 5 brochures, le t. IV (brochures 16 et 17) étant relié avec le t. III. La pagination est continue par tome; chaque brochure comporte environ 70 p., et le tome environ 360 p. Cahiers de 16 p. in-8°, 92 x 163.

Devise: «Diversité est ma devise», corrigée en «Diversité, c'est ma devise», à la 3e brochure, sur une observation de Desfontaines (t. I, p. 135).

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

«A Paris, Chez Prault, Père, Quay de Gêvres au Paradis». Prix: 12 s. (pour le t. I).

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

«Par MM. Dreux du Radier et Pesselier» (F.L., 1769). Tiphaigne de La Roche passe pour y avoir collaboré (Barbier). Une lettre «philosophique» assez humoristique au t. III (p. 289 et suiv.) est signée Pariet des Pars.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

«Le tître que je donne à cette brochure n'a rien de commun avec des feuilles hebdomadaires qui venoient de Hollande, il y a deux ans, et que la sagesse du Magistrat a supprimés» (Préface, t. I). Le Glaneur de Dreux Du Radier ne court pas les mêmes risques, en effet, que celui de La Varenne; il offre «de petites Pièces fugitives en vers et en prose, et non imprimées; des Anecdotes Historiques et littéraires; des traits plaisans...». On y trouve beaucoup de madrigaux, de sonnets, d'épigrammes, des lettres galantes, des réflexions morales, de courtes anecdotes, et de temps à autre, un texte moins frivole: dans les deux premières brochures, une «Lettre de M. le Comte d'H. à Mademoiselle D.L.M. sur la cinquième partie du Paysan parvenu» et une seconde lettre sur le même sujet; dans la 3e brochure, une histoire de Catherine Ire de Russie; dans la 4e, un portrait de Turenne; dans la 9e, une dissertation sur les antiquités de Chaillot. Avec la 8e brochure commence une rubrique de comptes rendus (éd. des Œuvres de Boileau), mais la chronique restera pauvre.

Table des matières à la fin de chaque tome.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

Ars., 8° H 26250; B.N., Z 24398-24401; B.M. Grenoble, F 18944 (manquent n° 16 et 17).

Bibliographie

Mentions dans les Observations sur les écrits modernes (t. III, p. 47, 17 déc. 1735) et dans les Réflexions sur les ouvrages de littérature de Granet.

Titre indexé

GLANEUR FRANÇAIS

Date indexée

1735
1736
1737

L'ÉCHO, JOURNAL DE MUSIQUE

0359
1759

Titre(s)

L'Echo, ou Journal de Musique française, italienne, contenant des Airs, Chansons, Brunettes, Duos tendres ou bachiques, Rondes, Vaudevilles, Contredanses et Menuets.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

La collection comporte un volume, pour 1759; mais à la fin de l'année l'éditeur annonce, vu le succès, l'intention de poursuivre.

Paraît mensuellement, à la fin du mois.

Description de la collection

Un volume relié, 12 cahiers de 24 p., 185 x 240, in-4°.

Caractères italiques, papier épais. En frontispice, chaque mois, joueur de lyre dans un cadre fleuri.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

A Liège, chez B. Andrez, éditeur et graveur. A Paris, chez Lutton, commis au bureau du Mercure de France à Lyon chez M. de La Roche.

12 florins ou 15 tt. de France par année et 3 tt. de port pour les 12 recueils; 30 s. par recueil au détail.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Auteur inconnu. M. Bianchini, ci-devant premier violon du roi de Pologne, y fait par deux fois de la réclame pour des ouvrages de sa composition que l'on peut se procurer à l'adresse du journal.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Le journal publie paroles et musique. Outre les airs français, chaque livraison comporte au moins un air italien, parfois un air anglais ou allemand (avec les paroles originales) et se termine par une danse (menuet ou contredanse) souvent anglaise dont les figures sont expliquées.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.M. Grenoble, D 346.

Additif

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s): Gazette d’Amsterdam, 6 mars 1759: Le Journal de musique, intitulé L’Echo, établi à Liège depuis le 1er janvier 1758 [sic], ne doit pas peu augmenter ses progrès, par l’abonnement que l’auteur vient d’obtenir pour le faire passer en France et circuler dans tout le royaume. C’est une facilité qui se procure moyennant 5 sols pour le port de chaque cahier, et il est à propos d’en instruire le public. On a déjà dit, dans la première annonce de ce journal qu’il renferme tout ce que de la musique française et l’italienne ont de plus agréable, de plus vif et de plus brillant. [etc.]

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables: Gazette d’Amsterdam, 10 avril 1759: [...] on y trouve des airs italiens avec des parodies françaises; de grands airs et des chansons des meilleurs maîtres de cette ville; en un mot on ne néglige rien afin de rendre ce journal très intéressant pour les amateurs de la musique. Le succès qu’il a eu jusqu’à présent est d’un heureux présage pour l’avenir, et l’auteur va faire de nouveaux efforts pour le porter au point de perfection dont il est susceptible [...].

Auteur additif

Titre indexé

ÉCHO, JOURNAL DE MUSIQUE

Date indexée

1759
1761

COUP D'ŒIL SUR LES OUVRAGES MODERNES *

0249
1751

Titre(s)

Coup d'œil sur les ouvrages modernes ou Réponse aux Observations sur la littérature de M.L.D.L.P. par M.D.M.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Un volume publié en 1751 (date confirmée par la France littéraire de 1769) ; pas de périodicité annoncée : rien ne prouve, en dépit de la forme apparente de la feuille, que l'ouvrage ait été périodique.

Description de la collection

Un volume de 68 p. in-12, 110 x 180. Devise : Dat veniam corvis vexat censura columbas.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

s.l.n.d., et sans nom d'éditeur.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

M.D.M. désigne Charles PALISSOT DE MONTENOY, qui répond à l'abbé de La Porte (M.L.D.L.P.).

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

L'auteur se propose une réflexion sur le sort des critiques, généralement jugés utiles, mais le plus souvent méprisés ; il attribue cette situation à la méthode des critiques, qui essaient le plus souvent d'amuser le public aux dépens des auteurs. Suivent trois articles de longueur inégale (II, 34 et 3 p.), qui développent cette idée à propos de l'abbé de La Porte : Palissot réfute sa critique de Esprit des lois, qui obscurcit délibérément l'ouvrage, ou son parallèle entre l'Oreste de Voltaire et

Electre de Crébillon, éloge outré de Voltaire, pire qu'une critique passionnée. Il annonce l'intention de revenir, «dans une autre feuille», à la défense de Montesquieu, mais l'ouvrage se termine là.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.M. Grenoble, F 19029.

Titre indexé

COUP D'ŒIL SUR LES OUVRAGES MODERNES *

Date indexée

1751

CHOIX DES ANCIENS MERCURES

0208
1757
1764

Titre(s)

Choix des anciens Mercures avec un extrait du Mercure français, puis en 1758 Nouveau choix des anciens Mercures et des autres journaux, puis en 1760 Nouveau choix de pièces tirées des anciens Mercures et des autres journaux.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Au total, 109 volumes (dont un de tables), publiés de 1757 à 1764, à raison d'un volume le premier de chaque mois; à partir de 1758, le Choix est distribué avec le Mercure de France, à raison de 16 volumes par an. Avec approbation et privilège.

Description de la collection

Chaque tome ou volume, composé de 9 feuilles de format in-12 (103 x 180), est divisé en cinq articles. A partir de 1758, le volume est composé de 10 feuilles, avec possibilité de souscrire un abonnement par article, afin de tenir compte des goûts du lecteur. On trouve souvent, en fin de volume, une chanson avec la musique.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

A Paris, chez Chaubert. Libraires associés: Pissot, Duchesne, Caillot et Cellot. Imprimeur: Charles Antoine Jombert.

Prix du volume: 36 s.; par abonnement: 30 s. (18 £ pour 12 vol.); à partir de 1758, 24 £ pour 16 vol. de 10 feuilles.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Fondateur: Jean-François de BASTIDE (mais le nom n'apparaît qu'en 1758). A partir de mai 1758, au t. XVI, la direction de la collection passe à Jean-François MARMONTEL; en 1760, du t. XL au t. CVIII, la direction passe à Pierre-Antoine de LA PLACE, qui, selon les Mémoires secrets, s'associe à l'abbé Joseph de LA PORTE en janvier 1762.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

L'Avertissement du premier volume annonce une double intention: recueillir les meilleurs morceaux des 1200 volumes du Mercure de 1672 à 1754, y joindre des extraits du Mercure historique. Chaque volume commencera par l'historique, suivi de pièces fugitives et de deux autres articles consacrés aux beaux-arts, spectacles, sciences, modes, critiques, traits d'histoire, nouvelles de la Cour et de la guerre, etc. Une chanson et une énigme termineront le volume. Les textes seront transcrits fidèlement mais abrégés; on essaiera de ne pas retenir de pièces trop connues.

En 1758 (t. X), on renonce au Mercure historique et on élargit le choix à d'autres journaux (il y en aura jusqu'à 79). On renonce à la publication intégrale; on agrémentera le texte de notes et de notices, on retouchera les contes et nouvelles dont l'idée est bonne, mais le style plat et «gothique». Au t. XVI, Marmontel revient au Mercure historique qu'il récrira avec précision et rapidité, cherchant surtout les anecdotes et les détails curieux»; il gardera la formule du Choix des Mercures et autres journaux, pour réunir en peu d'espace des morceaux «choisis avec soin, distribués avec méthode et rapprochés avec intelligence».

En fait, le Choix des Mercures et autres journaux gardera une dominante littéraire, avec un goût marqué pour les histoires piquantes et curieuses. Mais ce «choix» constitue aussi un vrai journal, qui joint des notes parfois très critiques aux articles qu'il publie, donne souvent la parole aux lecteurs, va jusqu'à publier leurs œuvres (cf., au t. XIII, une comédie envoyée par une dame). La tentative de Bastide s'est révélée jusqu'au bout très judicieuse et rentable.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.N., 8° Lc2 48; B.M. Grenoble, F 18938-18940.

Bibliographie

M.S., 10-15 janv. 1762; H.P.L.P., t. I, p. 434-438; B.H C, p. 26-27; compte rendu dans L'Année littéraire, 1757, t. IV, p. 284; B.N., ms. f. fr. 22134, f° I20: sur l'«affaire des Choix des Mercures».

Titre indexé

CHOIX DES ANCIENS MERCURES

Date indexée

1757
1758
1759
1760
1761
1762
1763
1764

LE BURLESQUE ON DE CE TEMPS

0187
1649

Titre(s)

Le Burlesque on de ce temps qui scait tout, qui fait tout et qui dit tout.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Trois parties. Intervalle annoncé entre les deux premières: huit jours. S'arrête après la paix de Rueil (mars 1649) mais suggère une suite «quand on en saura davantage».

Description de la collection

Chaque partie comprend 6 p. in-4°, 165 x 215. Texte versifié en octosyllabes. Dans l'exemplaire consultée, elles ont été reliées avec d'autres écrits de la même année en un Recueil de pièces servant à l'histoire. La première partie est précédée d'un Prélude, la seconde d'un Envoy, la troisième d'un Passeport, en octosyllabes également.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

Paris. Avec permission. 1649. Sans indication d'éditeur, d'imprimeur ni de libraire. Mais l'«Envoy» en tête de la seconde partie suggère une vente fructueuse.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Anonyme.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Du commencement de la conférence de Rueil jusqu'à la paix, prétend supplanter les courriers, les lettres et donner des nouvelles des «fanfarons de St Germain et des frondeurs de cette ville». La parole est à un «on», «qui scait tout et qui scait tout dire, et qui fait tout pareillement, sans dire par qui ni comment» («on dit qu'on va faire la guerre»). Tous les bruits qui courent, les «rogatons» y sont généreusement débités, sur un ton burlesque.

Le texte est intéressant comme témoignage de l'esprit de l'époque. L'hostilité à Mazarin est nette, mais l'expression burlesque, alliant formules pittoresques et grossièretés, vise à amuser plus qu'elle ne suggère la haine, et les négociateurs avec leurs hésitations n'échappent pas non plus à la raillerie. Mais le soulagement de voir arriver «le beau temps de la paix en France» est bien visible.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.M. Lyon, 310355-56.

Bibliographie

Moreau, n° 611: mentionne une suite en cinq parties, du 20 juin 1649 au 12 juillet 1649, sous le titre, Le Burlesque On de ce temps renouvelé qui scait, qui fait et qui dit tout ce qui s'est passé depuis la guerre, Paris, Étienne Hébert, 1649; signale aussi une mauvaise imitation anonyme en 1649, On du temps nouveau.

Titre indexé

BURLESQUE ON DE CE TEMPS

Date indexée

1649

AFFICHES DES ÉVÊCHÉS 2

0070
1779
1790

Titre(s)

Affiches des Evêchés et Lorraine.

Devient en juillet 1790 Journal des départements de la Mozelle, de la Meurthe, de la Meuse, des Ardennes et des Vosges.

Continuation des Affiches de Lorraine et des Affiches des Trois-Evêchés (1769-1773), des Affiches, annonces et avis divers pour les Trois-Evêchés et la Lorraine (1773-1778).

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Hebdomadaire paraissant le jeudi, 7 janvier 1779 - 8 juillet 1790.

Description de la collection

Un volume par année, entre 416 et 434 p., avec table des matières. Cahiers de 8 p. sur deux colonnes, in-4°, 175 x 220.

Devise: Cogimur ipsius commoditate frui. Ovide.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

Metz, Joseph Antoine, imprimeur du Roi.

En décembre 1784, Joseph Antoine, âgé de 70 ans, se retire. Claude Lamort de Nancy, nouvellement installé à Metz, lui succède.

Souscription à Metz, au bureau de la rue Fournirue, chez le Sieur Guelle, notaire. Prix inchangé: 7 £ 10 s. pour la ville, 9 £ pour le royaume.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Albert BRONDEX, puis Jean-François BLOUET, sans doute en 1786.

Collaborateurs réguliers: M. Lallement, secrétaire de l'Intendance (observations météorologiques de 1784 à 1789); l'acteur Crux (Antoine Denis Lecru) de 1781 à 1788.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Le programme du nouveau périodique, publié dans le n° 1 (7 janv. 1779), ne diffère guère de l'ancien: annonces, nouvelles de la province, sciences et arts, lois, beaux-arts, variétés; mais le caractère de la publication change; elle se rapproche davantage d'un journal, pour répondre à la concurrence du Journal de Nancy; le changement de format allait déjà dans ce sens. Le changement de propriétaire a sans doute eu aussi une influence. Albert Brondex avait beaucoup de goût pour les Lettres et les Muses; il était l'auteur d'un poème en patois messin fort apprécié dans son entourage, Chan Heurlin; mais négligent et nonchalant, il le laissa inachevé. Il montra la même négligence dans ses affaires domestiques; ayant pris en gérance des domaines, il les administra si mal qu'il se retrouva en prison. L'affaire arrangée, il quitta Metz pour Paris et céda la propriété du journal à un avocat au Parlement de Metz, Jean-François Blouet, membre de l'Académie de Metz, qui apporta tous ses soins à la rédaction du journal et développa les articles concernant la province et la littérature. En 1789, il publie des comptes rendus des Etats généraux, et fait paraître, au début de 1790, un supplément qui prendra, en mai 1790, le titre d'Annales nationales et politiques.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.M. Nancy, 775260; B.M. Metz, LSG 112; B.N., 4° Lc9 90.

Bibliographie

Barbé J. J., Les Journaux de la Moselle: bibliographie et histoire, Metz, Imprimerie Lorraine, 1928. – Barbé J. J., «Deux poètes du terroir lorrain, Brondex et Mory», dans Le Pays lorrain, 1926, p. 119-123. – Ronsin A., Les Périodiques lorrains antérieurs à 1800: histoire et catalogue, Nancy, 1964.

Titre indexé

AFFICHES DES ÉVÊCHÉS 2

Date indexée

1779
1780
1781
1782
1783
1784
1785
1786
1787
1788
1789
1790