PALLAS GUERRIÈRE ET SAVANTE

1101
1742

Titre(s)

Pallas guerrière et savante, signalé par la gazette d'Amsterdam en 1742; non retrouvé.

Auteur

Additif

Titre(s): Annonce de la Gazette dAmsterdam du 11 septembre 1742: «Johnson, libraire à Rotterdam et à La Haye, commença vendredi 7ème de septembre à débiter une feuille périodique, dont l’Auteur se propose de recueillir, outre les principales nouvelles sur les affaires du temps et les divers mémoires de politique, les plus excellents morceaux d’éloquence et de poésie qu’il pourra recouvrer. Cette feuille, qui est d’un style assez vif, paraîtra tous les mardis et vendredis avant midi, et pourra être donnée le lundi et le jeudi au soir pour ceux qui ont intérêt de l’avoir ces jours-là. Le titre est Pallas guerrière et savante». Voir L’Écho de la vérité de Constantin de Magny (D.P. 1, n° 357).

Titre(s) : Pallas guerriere et savante.Suivi de L’Écho de la vérité « par l’Auteur de Pallas guerriere et savante » : « Changement de libraire, changement de titre, même auteur, même plan et, comme je l’espère, mêmes lecteurs » selon la « Façon de Préface, pour servir d’Introduction à cet Ouvrage » (p. 1). Ces deux périodiques n’en forment en réalité qu’un seul comme le montre l’exemplaire de Pallas guerriere récemment découvert.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s) : Septembre-décembre 1742. Le premier numéro de Pallas guerrière n’est pas daté, mais le n° 2, venant le mardi suivant, est daté du mardi 11 septembre [1742] ; le n° 13 et dernier est daté du vendredi19 octobre ; l’Écho de la vérité prend immédiatement la suite, avec un n°1 daté du mardi 23 octobre ; le n° 14 et dernier est daté du 7 décembre, et comporte le mot « Fin » en colophon. Périodicité annoncée et suivie, bi-hebdomadaire, le mardi et le vendredi. Les numéros 7 et 8 de l’Écho manquent.

Description de la collection : Pallas guerrièrecompte 200 p. et l’Écho de la vérité, qui lui succède avecpagination continue en compte 220 (de la page201 à la page 420). Chaque numéro compte 16 pages. Les cahiers se succèdent (N en fin de Pallas, O en début del’Écho), vraisemblablement chez le même imprimeur. Devise de Pallas : « Omnis in rebus, similitudo est Mater Satietatis. Cicer. De Invent. C.IV. »

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s) : Pallas est imprimé par Alexandre Johnson à La Haie etl’Écho Par Antoine Van Dole également à La Haie ; mais l’annonce du changement, publiée dans le n° 2, du 23 octobre, s’accompagne d’une listede sept diffuseurs, à Amsterdam, Utrecht, Gouda, Rotterdam, Delft, Leyde « et dans les villes plus éloignées ». Cette recherche d’une diffusion large est peut-être la raison du changement de libraire.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s) : Claude François CONSTANTIN DE MAGNY (1692-1764).

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables : Contenu annoncé dans le n° 1 de Pallas : le journal parle de tout et annonce surtout la variété, il s’inscrit sous le signe de Pallas, « symbole de bon sens et des beaux arts » (p. 5), mais les nouvelles, les contes en vers ou en prose seront empruntés à des gazettes et journaux divers, avec une préférence pour la presse anglaise… » (p. 9) : « J’adopterai tout ce que je trouverai dans les papiers anglais de plus digne d’être lu en terre ferme … ». Le ton est celui d’un « spectateur », qui suit l’humeur du moment ; mais le contenu est très variable : suite de nouvelles militaires et diplomatiques(siège de Prague, invasion de la Savoie, incident diplomatique à Londres) ou de mercures français pour les contes, nouvelles et petits vers.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares : Collection étudiée : National Library of the Netherlands, Bibliothèque nationale.

Bibliographie : Mentions dansla Gazette d’Amsterdam du 11 septembre et du 23 octobre 1742. Réédition dans les Œuvres diversesde Constantin de Magny en 1748

Historique : L’Écho s’annonce comme plus littéraire que Pallas, qui se voulait « guerrière » (p. 67), donc plus proche d’une gazette. Mais les différences entre les deux feuilles sont minimes ; la seconde renvoie parfoisà la première, et un trait stylistique les unit : le bon sens, le mépris de l’érudition « à contre emploi » (p. 67), du bel esprit, de l’esprit « conjectural » dans les nouvelles militaires, des nouvelles hasardeuses (p. 213) et des « questions de caffé » (p. 188); l’auteur ne veut pas être confondu avec les « faiseurs de galimatias » (n° 13), avec les « regrattiers du nouvellisme » (p. 117) . Toutefois, son mérite réside surtout dans le choix des articles qu’il reproduit ou qu’il traduit : « L’Écho, comme un perroquet, ne dit rien de lui-même, il ne fait que répéter » (p. 247). On constate d’ailleurs que dans les dernières feuilles du journal, les contes et nouvelles ainsi que les petits vers envahissent de plus en plus la feuille ; un seul numéro fait exception à cette fadeur, le n° 4 de l’Écho, consacré presque en totalité à des « pensées » sur les bibliothèques publiques à Paris(p. 252 et suiv.). Constantin de Magny a cherché à fondre en un seul périodique les gazettes, les mercures et les spectateurs, apparemment sans succès. Ce besoin de synthèse des genres se fait sentir dans les années 1740. Déjà Prévost avait tenté avec le Pour et Contre de créer un spectateur savant ; Constantin s’en inspire en puisant dans le répertoire anglais et en mêlant les nouvelles historiques et les nouvelles littéraires. Il semble s’inspirer surtout du Philanthrope d’Élie Bertrand (1738-1739), son compatriote (voir la notice de François Moureau, n° 1119).

Auteur additif

Titre indexé

PALLAS GUERRIÈRE ET SAVANTE

Date indexée

1742

OBSERVATIONS SUR LES ÉCRITS MODERNES

1092
1735
1743

Titre(s)

Observations sur les écrits modernes.

Continuation du Nouvelliste du Parnasse; continué par les Jugements sur quelques ouvrages nouveaux.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

5 mai 1735-31 août 1743. Revue hebdomadaire. Le privilège, daté du 20 février 1735 (registre le 13 mars) et attribué à Chaubert pour trois ans, n'est publié qu'à la fin du t. III. La périodicité n'est pas annoncée, mais la datation de chaque livraison permet de croire que le libraire vise à une publication hebdomadaire: en moyenne de 50 à 60 livraisons par an, rassemblées en 4 tomes ou volumes. Cette régularité n'est sans doute que de façade: les 15 livraisons du t. I correspondent à 6 semaines, celles du t. II à 13 semaines, celles des tomes suivants à 12 semaines environ; on compte 25 semaines pour le t. XXIII (hiver 1740-1741), qui correspond à une suspension du journal. En donnant la date de la première et celle de la dernière livraison ou «lettre» de chaque tome, on obtient la chronologie suivante: t. I, 5 mai-25 juin 1735 (Lettres 1-15); t. II, 1er juil.-8 oct. 1735 (16-30); t. III, 14 oct. 1735-14 janv. 1736 (31-45); t. IV, 21 janv.-28 avril 1736 (46-60); t. V, 5 mai-11 août 1736 (61-75); t. VI, 18 août-10 nov. 1736 (76-90); t. VII, 17 nov. 1736-3 févr. 1737 (91-105); t. VIII, 23 févr.-15 mai 1737 (106-120); t. IX, 25 mai-3 août 1737 (121-135); t. X, 9 août-26 oct. 1737 (136-150); t. XI, 2 nov. 1737-15 Janv. 1738 (151-165); t. XII, 18 janv.-30 mars 1738 (166-180); t. XIII, 12 avril-28 juin 1738 (181-195); t. XIV, 5 juil.-27 sept. 1738 (196-210); t. XV, 1er oct.-17 déc. 1738 (211-225); t. XVI, 23 déc. 1738-14 mars 1739 (226-240); t. XVII, 18 mars-6 juin 1739 (241-255); t. XVIII, 13 juin-2 sept. 1739 (256-270); t. XIX, 5 sept.-27 nov. 1739 (271-285); t. XX, 28 nov. 1739-27 févr. 1740 (286-300); t. XXI, 5 mars-11 juin 1740 (301-315); t. XXII, 18 juin-17 sept. 1740 (316-330); t. XXIII, 24 sept. 1740-27 mars 1741 (331-345); t. XXIV, 30 mars-21 juin 1741 (346-360); t. XXV, 23 juin-16 sept. 1741 (361-375); t. XXVI, 23 sept.-13 déc. 1741 (376-390); t. XXVII, 16 déc. 1741-10 mars 1742 (391-405); t. XXVIII, 17 mars-8 juin 1742 (406-420); t. XXIX, 9 juin-29 août 1742 (421-435); t. XXX, 1er sept.-29 sept. 1742 (436-450); t. XXXI, 24 nov. 1742-16 févr. 1743 (451-465); t. XXXII, 23 févr.-11 mai 1743 (466-480); t. XXXIII, 18 mai-12 août 1743 (481-495); t. XXXIV, 17 août-31 août 1743 (496-498).

Description de la collection

La collection complète comprend 498 livraisons, en 34 tomes ou volumes, le dernier tome ne comportant que trois livraisons. Chaque volume compte 360 p. Chaque livraison ou «lettre» est faite d'une feuille de 24 p. in-12, 92 x 162.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

«A Paris; Chez Chaubert, à l'entrée du Quay des Augustins, du côté du Pont S. Michel, à la Renommée et à la Prudence».

La mention «De L'Imprimerie de Joseph Bullot, rue de la Parcheminerie» apparaît au t. IV en 1736, puis régulièrement à partir du t. XIV.

A partir du t. XXVIII, le libraire annonce qu'en raison de la «multiplicité des volumes», il les vendra séparément, en feuilles, au prix de 2 £ 5 s. (p. 360).

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Pierre-François Guyot DESFONTAINES et François GRANET. La mention «Par MM. Desfontaines et Granet» apparaît seulement sur la page de titre des t. XXI, XXII et XXIII; mais dans son éloge de Granet (t. XXIV, Lettre 352), Desfontaines affirme que Granet fut son associé dès le début et le resta «durant sept ans» (p. 165), soit de mai 1735 à février 1741, époque de sa mort. Desfontaines eut certainement des collaborateurs passagers: on a nommé J. Destrées, qui a signé quelques dissertations sans plus (T. Morris, p. 105), Adrien Maurice Mairault, qui, selon l'Esprit de l'abbé Desfontaines, aurait rédigé la plus grande part du t. X et le t. XI en entier (T. Morris, p. 105). Fréron eut sans doute un rôle important après la mort de Granet (idem,p. 104). On pourrait aussi nommer Diderot, qui a affirmé, dans une déclaration faite au lieutenant de police en 1749, qu'il y avait dans les Observations «plusieurs morceaux de [sa] façon». Comme cette collaboration fut certainement tardive, on serait porté à croire que Diderot est de ceux qui ont suppléé Granet à partir de 1741 (t. XXI et suiv.), peut-être pour les Salons (t. XXII, Lettre 327; t. XXV, Lettre 374) ou pour des traductions de mémoires scientifiques (t. XXI, Lettre 303; t. XXII, Lettre 329), voire pour tel compte rendu peu conforme aux positions de Desfontaines (cf. les idées sur le «drame» exposées dans le t. XXV, Lettre 362, p. 27-28).

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Dans sa première lettre, Desfontaines considère les Observations comme une suite du Nouvelliste du Parnasse,interdit en 1732; la forme est la même, celle de la lettre personnelle; le contenu est le même, celui d'une revue littéraire et érudite, qui donne à la fois des «jugements sur quelques ouvrages nouveaux» – comme le dira le titre du dernier journal de Desfontaines – et des dissertations sur toutes sortes de sujets savants (histoire, archéologie, sciences physiques, médecine, etc.). Comme dans le Nouvelliste,Desfontaines se préoccupe essentiellement de littérature et se considère comme un arbitre du goût; il le dit dans son éloge de Granet: «Notre soin principal étoit de rendre nos critiques solides, équitables, et modérées, et autant qu'il nous étoit possible, de veiller pour ainsi-dire, à la porte du Temple du Goût, pour empêcher l'irruption de l'ignorance et du faux bel-esprit» (t. XXIV, p. 165-166). On retrouve donc dans les Observations ce qui avait rendu célèbre Desfontaines: son antipathie affirmée pour le goût «moderne», précieux, «métaphysique», qu'il traque chez Houdar de La Motte, Fontenelle, Trublet et surtout Marivaux; sa résistance aux idées nouvelles, à l'irréligion, au libéralisme, qu'il voit incarnés par Voltaire, au lendemain de la publication des Lettres philosophiques; son attachement aux règles de la tragédie et de la comédie classiques, qui entraîne une condamnation sans appel de la «comédie larmoyante», chez La Chaussée en particulier; son refus du romanesque, qui se traduit dans ses critiques de Prévost, mais aussi par la condamnation du libertinage des nouveaux romans. Cette critique conservatrice se double d'une réelle ouverture d'esprit; Desfontaines sait aussi s'enthousiasmer pour Pamela,dont il déclare avoir lu trois tomes en une journée (t. XXIX, p. 70-71), comme il sait à l'occasion défendre les romans de Prévost contre le R.P. Bougeant (t. I, Lettre 6). Par rapport au Nouvelliste,on remarquera dans les Observations un intérêt accru pour les grandes querelles scientifiques (sur l'attraction, sur le débat entre chirurgiens et médecins) et pour les débats érudits sur l'histoire de France et sur la littérature ancienne: les lettres de correspondants et les réponses des deux journalistes sont nombreuses. Peut-être faut-il attribuer cette évolution de Desfontaines à l'influence de Prévost: la concurrence entre les Observations et Le Pour et Contre est évidente, et Desfontaines ne se prive pas de poursuivre Prévost sur son terrain et de le contredire: les ouvrages dont ils rendent compte sont sensiblement les mêmes, et Prévost semble souvent avoir l'initiative (dans le débat sur la chirurgie, dans la discussion des thèses économiques de Melon et Dutot, ou dans le débat sur la nature de la poésie). On sent souvent chez Desfontaines le souci un peu opportuniste d'être présent dans tous les débats où brille son rival, alors que son goût l'entraînerait plutôt vers la critique théâtrale ou romanesque, ou vers l'analyse de la traduction (du latin ou de l'anglais): il suffit de voir les essais et les traductions (de Virgile, de Fielding, etc.) qu'il publie à la même époque, pour sentir où l'entraînent ses préférences. Tables à la fin des t. IV, VIII, XII, XVI, XX, XXIV, XXVIII, XXXII.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.M. Grenoble, F 18952; B.M. Lyon, 340592; B.M. Bordeaux, H 18749; B.N., Z 56927-56959; Ars., 8° H 26513 et 8° H 26419. Certaines collections comportent des rééditions des premiers tomes en 1736 (Bordeaux, H 18749; B.N., Z 56960-56963).

Bibliographie

H.G.P. – [Giraud et La Porte], L'Esprit de l'abbé Desfontaines, Paris, 1757, 4 vol. – Morris T., L'Abbé Desfontaines et son rôle dans la littérature de son temps, Studies on Voltaire, t. XIX, 1961. – Nyoma P., La Critique littéraire de Desfontaines, thèse de 3e cycle, dact., Grenoble, 1973. – Benhamou P., «Les lecteurs des périodiques de Desfontaines», dans La Diffusion, p. 139-151. – Sgard J., «Voltaire et la passion du journalisme», dans Le Siècle de Voltaire. Hommage à René Pomeau, Oxford, Voltaire Foundation, 1987, t. II, p. 847-854.

Historique

La publication des Observations a certainement constitué un événement dans le monde littéraire des années 1730: le souvenir de la chute du Nouvelliste du Parnasse était encore dans toutes les mémoires; la témérité et l'esprit caustique de Desfontaines étaient célèbres, et l'on semble attendre à chaque instant sa chute. C'est à Desfontaines que convient, plus qu'à un autre, l'image, développée par Prévost, d'un Pégase juché sur un cheval indocile (Le Pour et Contre,t. I, p. 5). Fort de son nouveau privilège, obtenu le 13 mars 1735, Desfontaines, aidé de Granet, se lance dans la carrière en avril. Dès le début, son association avec Granet est publique: Anfossi écrit à Caumont, le 1er avril: «Voici donc l'abbé Granet de nouveau associé avec l'abbé Desfontaines» (cité par F. Weil dans L'Interdiction du roman et la Librairie, Aux Amateurs de Livres, 1986, p. 166). Marais signale, le 3 juillet, que Granet est l'auteur de la 15e lettre (Correspondance littéraire du président Bouhier, t. XIV, p. 14), et peut-être même, après la première suspension du journal, l'auteur principal (14 déc. 1736, ibid., t. XIV, p. 219). L'abbé d'Olivet écrit: «Ces deux abbés sont associés et font en commun les Observations qui paraissent tous les huits jours. Desfontaines écrit mieux. Granet a plus de savoir. Du reste ils sont aussi hardis l'un que l'autre» (ibid., t. IV, p. 223, 14 sept. 1736). Goujet considère qu'ils font chacun leur feuille «alternativement» (t. II, p. 48, 9 juin 1740). Comme l'a noté F. Weil, cette alternance est visible dans le t. I, les feuilles rédigées par Desfontaines étant signées D et celles de Granet G (p. 164). Chacun donne à son tour deux feuilles. Toutefois, selon l'abbé d'Olivet, Desfontaines se réserve «le droit de revoir les épreuves et d'y faire des changements» (Correspondance littéraire du président Bouhier, t. IV, p. 232, lettre du 21 janvier 1737). Après la suspension de 1740, les rôles sont inversés: c'est Granet qui devient le principal responsable et qui revoit les épreuves.

L'histoire du journal est assez mouvementée. Dès les premières «lettres», il est évident que Desfontaines sacrifie volontiers à la polémique; il prend à partie Prévost et son Pour et Contre, comme il prendra à partie Voltaire, les Modernes, les «métaphysiciens du sentiment», les partisans du poème en prose. Toutefois, ce sont d'autres polémiques, extérieures au journal, qui mettront celui-ci en danger. En janvier 1736, Desfontaines est poursuivi pour complicité dans une affaire de satire contre l'Académie (voir T. Morris, p. 73-76 et les lettres de l'abbé d'Olivet dans la Correspondance littéraire du président Bouhier, t. IV, p. 208-210). Le journal est suspendu en principe pour six mois; Desfontaines trouve refuge à l'Isle Adam, où la princesse de Conti ménage son retour en grâce, tandis que Granet fait paraître les Observations:aucune feuille ne manque, dans le t. IV, entre le 15 janvier et le 28 avril 1736. A la fin de l'année 1740, Desfontaines ayant eu l'imprudence d'attaquer une édition de Boileau protégée par le chancelier d'Argenson, le journal est de nouveau suspendu pour six mois (Goujet à Bouhier, 13 nov. 1740, Correspondance,t. II, p. 51); le retard accusé dans la publication de la revue est visible au t. XXIII. Desfontaines n'obtient de poursuivre la publication qu'à des conditions humiliantes: «On n'imprimera rien qui ne soit paraphé par l'abbé Granet son associé dans cet ouvrage; et il est défendu de lui envoyer plus d'une épreuve, de peur qu'il n'y change quelque chose» (Secousse à Bouhier, 16 févr. 1741, Correspondance, t. I, p. 40; voir T. Morris, p. 67-68). De nouvelles attaques contre l'Académie, exploitées par ses nombreux adversaires (T. Morris, p. 70-73) provoquent la troisième crise en septembre 1743; un arrêt du Conseil d'Etat du 6 septembre supprime le privilège de Desfontaines; Secousse écrit à Bouhier: «Comme il se doutait avec raison que ses affaires pourraient tourner mal, il prit la fuite vendredi matin. On ne sait pas de quel côté il a pris. Un jeune homme nommé Fréron, qui était un de ses aides, a jugé à propos de se retirer aussi» (8 sept. 1743, Correspondance, t. I, p. 329; voir T. Morris, p. 73). Peut-être s'en allait-il, avec son ami Fréron, à Avignon, où paraissent, quelques mois plus tard, les Jugements sur quelques ouvrages nouveaux. Ces épisodes tumultueux ne doivent pas cacher la tolérance dont Desfontaines a été l'objet, de la part du clan Conti certainement, mais aussi du Chancelier, qui doit tenir compte de l'opinion et de la faveur dont jouit Desfontaines. Ses lecteurs ont été nombreux, et les témoignages réunis par P. Benhamou montrent le très vif intérêt suscité par les Observations («Les lecteurs des périodiques de Desfontaines», dans La Diffusion, p. 141-144). L'exemple de Voltaire, ennemi juré de l'abbé, est assez révélateur: il mène contre Desfontaines, à l'époque de la Voltairomanie, une campagne sans merci; mais il ne cesse pas de lire les Observations,dont il tient à avoir la collection complète (cf. J. Sgard, «Voltaire et la passion du journalisme», p. 853-854).

Cet intérêt unanime se comprend assez bien: outre son intrépidité, son impertinence, son esprit satirique, Desfontaines apportait au journalisme littéraire une force de conviction qui lui avait fait le plus souvent défaut. Il attaque avec une belle opiniâtreté le néologisme, la métaphysique du sentiment, le roman sentimental, la comédie larmoyante, mais aussi le jansénisme ou la nouvelle philosophie. Même si sa vénalité est notoire et sa duplicité bien établie, même s'il lui arrive de donner des gages aux jésuites, notamment dans la querelle du roman en 1736, il paraît le plus souvent préférer la littérature à toute forme d'idéologie, et ses goûts personnels à toute prudence. Cette liberté de jugement était sans exemple alors, et c'est ce qui a valu sans doute à Desfontaines un succès qui ne s'est pas démenti tout au long de la publication de ses trois revues, et notamment des 33 volumes des Observations.

Auteur

Additif

Edition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s): A partir du mois d’août 1735, les Observations sont distribuées en Hollande, puis en Allemagne, comme en témoigne régulièrement la Gazette d’Amsterdam: 30 août et 2, 6, 9, 16, 23, 30 septembre: «J. Ryckhoff le fils, libraire à Amsterdam, débite une feuille périodique intitulée Observations sur les écrits modernes, ouvrage purement littéraire lequel paraît régulièrement deux fois la semaine. On le trouve aussi à Hambourg chez Petit et Dumoutiers, libraires». 30 septembre, 7, 11 octobre, 8, 11, 25 novembre, 6, 16, 23, 30 décembre, 24 février 1736: «J. Ryckhoff le fils, libraire à Amsterdam, [...] a imprimé et débite aussi le premier volume complet des Observations sur les écrits modernes, dont il donne la suite deux fois la semaine, sous le titre d’Observateur et de Recueil de pièces fugitives». 6 juillet: «Ryckhoff [...] débite le premier volume complet de l’ouvrage périodique intitulé L’Observateur poligraphique 8°, Recueil de pièces fugitives, 8°, où l’on trouve toutes sortes de belles pièces de vers, comme la Chartreuse, Epitres de l’auteur de Vert-Vert et d’autres bons auteurs, Observations sur les écrits modernes, 8°, [...]. 4 décembre 1736:

«Les Observations sur les écrits modernes, ouvrage littéraire et périodique, 8°, où on trouve toutes sortes de belles pièces entre autres Vert-Vert, L’Observateur, ouvrage poligraphique, 8°, Recueil de pièces fugitives, 8°, […]». On note que Ryckhoff annonce et vend simultanément les deux journaux antagonistes: les Observations de Desfontaines et l’Observateur polygraphique de La Varenne.

Auteur additif

Titre indexé

OBSERVATIONS SUR LES ÉCRITS MODERNES

Date indexée

1735
1736
1737
1738
1739
1740
1741
1742
1743

L'OBSERVATEUR SUISSE DANS L'ALLEMAGNE ET DANS LE NORD

1084
1774

Bibliographie

Prospectus publié dans la Gazette des Deux-Ponts de 1774, n° 17, p. 135. Non retrouvé.

Auteur

Additif

Bibliographie: Le Journal politique, ou Gazette des gazettes de mars 1774 donne dans ses nouvelles littéraires un extrait de ce journal: «On lit dans un ouvrage périodique intitulé l’Observateur suisse dans l’Allemagne et dans le Nord, le trait suivant sur quelques états septentrionaux...» Suivent des observations sur la Russie et Saint-Pétersbourg, sur la Suède et sur la Pologne.

Auteur additif

Titre indexé

OBSERVATEUR SUISSE DANS L'ALLEMAGNE ET DANS LE NORD

Date indexée

1774

L'OBSERVATEUR ANGLAIS

1072
1777
1784

Titre(s)

L'Observateur anglois, ou Correspondance secrete entre Milord All'Eye et Milord All'Ear.

«Milord All'Ar», sur la page de titre de l'édition originale, est corrigé en «Milord All'Ear» dès le t. II. Le titre change en 1783 à partir du t. V et devient L'Espion anglais ou Correspondance secrete entre Milord All'Eye et Milord All'Ear.

L'auteur présente son journal, dans la 1re lettre, comme une continuation du Journal historique de la révolution opérée dans la constitution (Londres, 1774-1776) – qui n'est pas un périodique.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

1777-1784, avec une interruption entre le t. IV (1778) et le t. V (1783). 10 volumes. Les quatre premiers volumes rassemblent des lettres datées du 1er décembre 1775 au 28 décembre 1776; les six derniers, des lettres datées du 15 janvier 1777 au 22 février 1779. L'éditeur publie à une cadence assez rapide des nouvelles relativement anciennes, et qui forment une sorte de chronique historique; la périodicité des lettres est donc fictive. T. I-II: 1777; III-IV: 1778; V-VI: 1783; VIII-X: 1784.

Description de la collection

Composition des volumes:

T. I: 6 lettres de L'Observateur hollandais (1er oct. 1773 – 2 janv. 1774) et Lettres 1-2 de l'Observateur anglais (6 juin, 6 juil. 1775), 362 p. T. II: Lettres 3-17 (20 juil. – 19 déc. 1775). 316 p. T. III: Lettres 1-21 (3 janv. – 30 juin 1774), 387 p. T. IV: Lettres 1-22 (4 juil. – 28 déc. 1776), 360 p. T. V: Lettres 1-12 (15 janv. – 21 avril), 318 p. T. VI: Lettres 1-15 (6 mai – 4 sept.), 334 p. T. VII: Lettres 1-8 (24 sept. – 29 déc.), 275 p. T. VIII: Lettres 1-12 (4 janv. – 19 avril 1778), 393 p. T. IX: Lettres 1-14 (13 mai – 24 sept. 1778), 362 p. T. X: Lettres 1-15 (nov. 1778 – 22 févr. 1779), 346 p. Cahiers de 24 p., 95 x 175, in-12. Devise: Singula quaeque notando. Hor.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

A Londres, chez John Adamson.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Mathieu François PIDANSAT DE MAIROBERT, qui semble avoir été le seul auteur de l'Observateur anglais. En ce qui concerne l'Espion anglais, le doute est permis: les nouvelles s'arrêtent au 22 février 1779, un mois avant son suicide; mais les six volumes ont paru, après sa mort, avec un retard notable, et les éditeurs se défendent mal contre le soupçon d'un changement d'auteur (voir t. V, Avertissement des libraires, et t. VIII, Avertissement, p. VIII). Tout en utilisant le journal manuscrit et de nombreux mémoires de Mairobert, comme ceux qui concernent la marine, ils ont certainement recouru, comme pour les Mémoires secrets, à un rédacteur, mais celui-ci nous reste inconnu.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

La première lettre de  l'Observateur annonce une «gazette française» destinée aux Anglais et «regardant uniquement la France» (p. 7); cette gazette rétrospective commence là où s'arrêtait le Journal historique de la révolution..., c'est-à-dire avec les émeutes de la Guerre des Farines et le «nouveau système concernant la législation des grains». Il comportera des chroniques («J'écrirai jour par jour ce que j'aurai vu, lu ou entendu de mémorable») mais aussi des réflexions «concernant la politique, la finance et la magistrature», des «anecdotes, aventures, historiettes de la Cour et de la Ville» et des «notices concernant les arts, les sciences et la littérature». Ce programme est d'autant mieux suivi que Mairobert connaît à l'avance la matière dont il dispose. Dans sa rédaction, il s'efforce de regrouper les éléments d'un journal en exposés généraux, et il fait précéder ses «observations» d'un tableau politique de la France emprunté à l'Observateur hollandais, tableau qui met en lumière ses ambitions d'historien. Mairobert parvient ainsi à élargir la forme traditionnelle des «spectateurs» et des «espions» voyageurs; au caractère vivant et impertinent de la narration épistolaire ou des «mémoires secrets», il ajoute l'intérêt d'une analyse politique et sociale fondée sur une information précise.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.L., 1441 b 8; B.M. Lyon, 326-443, 390-075 (rééd.); B.N., 1441 b 8.

Bibliographie

B.H.C.; D.P. 2, art. «Mairobert».

L'Observateur anglais et l'Espion anglais ont sans doute connu plusieurs réimpressions et des rééditions partielles. Dès juillet 1778, les Mémoires secrets signalent une réédition des t. I et II: nous possédons un exemplaire du t. I, daté de 1777 et comportant 468 p., sorti des presses de John Adamson. Au moment où paraissent, avec cinq ans de retard, les t. V et suivants, Adamson procède à des retirages des premiers volumes. Dès 1779, il a publié une «Nouvelle édition, revue, corrigée et considérablement augmentée», qu'il complète par la suite avec les t. V-X de l'Espion anglais. Cette nouvelle édition comporte donc quatre volumes de pagination nouvelle (417, 376, 422 et 409 p.); les volumes suivants semblent de simples réimpressions; mais le titre d'Espion anglais est étendu à toute la collection. Des extraits de l'Espion anglais ont été publiés en 1809 en deux volumes (Paris, L. Collin).

 

Historique

L'Observateur anglais est certainement l'œuvre la plus ambitieuse de Mairobert, qui avait collaboré avec Moufle d'Angerville au Journal historique de la révolution... (1774-1776) et aux Mémoires secrets de Bachaumont depuis 1771, mais sans accéder au rôle de rédacteur principal. Son projet d'Observateur hollandais, si l'on en croit la première lettre de l'Observateur anglais, fut arrêté dès la fin de 1773 par «le Ministère inquiet et soupçonneux d'alors». L'avènement de Louis XVI lui permit de croire à la possibilité de lancer un nouveau journal, dans lequel il pourrait exprimer son opposition aux réformes de la magistrature, aux encyclopédistes et aux physiocrates. Il fut rapidement déçu. Les Mémoires secrets signalent l'apparition de l'Observateur le 15 juillet 1777, mais soulignent, le 14 septembre, que sa diffusion reste clandestine. Les t. II et IV ne paraissent qu'un an plus tard: «Depuis longtemps, écrit Mairobert, on parlait dans ce pays-ci, de deux nouveaux volumes servant de suite à l'Observateur anglais, ou Correspondance secrète de Milors All'Eye et Milors All'Ear. On n'en pouvait savoir davantage, parce qu'on assurait que le Ministère avait donné les ordres les plus sévères pour empêcher leur introduction» (M.S., 31 août 1778, p. 98). Jusqu'à la fin, et même après la mort de Mairobert, l'Espion anglais restera suspect, et de nombreux ballots des t. VIII-X seront saisis à la douane (M.S., 10 oct. 1785). Les milieux philosophiques ne pouvaient guère lui être plus favorables. Meister écrit en septembre 1780: «Cette espèce de gazette-anecdote, quoique en général assez mal digérée, contient plus de vérités qu'on n'en trouve ordinairement dans les livres de ce genre. On assure aujourd'hui que c'est l'ouvrage du feu sieur Mairobert, censeur royal, qui s'ouvrit les veines l'année dernière dans un bain public pour se consoler d'avoir été impliqué de la manière la plus déshonorante dans le procès de Brunoy» (C.L., t. XII, p. 438). Mairobert a poursuivi dans l'ombre ce journal où il a réussi à s'exprimer totalement. Alors que les Mémoires secrets devenaient de plus en plus impersonnels, l'Observateur abonde en lettres d'information précises et originales, en reportages vivants (voir dans le t. VIII, Lettres 9-10, les derniers mois de Voltaire, ou dans le t. IX, Lettre 10, le récit des derniers jours de Rousseau), en synthèses convaincantes (sur la presse, t. IV et V), en vastes tableaux de politique étrangère (sur la guerre d'Indépendance). Si l'Observateur anglais peut apparaître comme une sorte de supplément aux Mémoires secrets (voir R.S. Tate Jr, Petit de Bachaumont, his circle and the Mémoires secrets, Studies on Voltaire, t. LXV, 1968, p. 177), c'est néanmoins dans l'Observateur que Mairobert a donné sa mesure comme journaliste, et l'éditeur n'a pu faire mieux que de rassembler soigneusement tous ses dossiers et d'imiter scrupuleusement son style et sa méthode dans l'Espion anglais.

Auteur

Additif

Historique: L’Observateur hollandais de 1773, l’Observateur anglais ou Correspondance secrète entre Milord All’eye et Milord All’ear, et l’Espion anglais ne désignent qu’un seul journal: un premier essai de périodique fut tenté en 1773 sous le titre d’Observateur hollandais, interdit avant même d’avoir été publié; c’est ce que disent clairement les Mémoires secrets du 15 juillet 1777: «L’Espion anglais n’est qu’une reprise d’un autre ouvrage commencé en 1773, sous le titre de l’Observateur hollandais à Paris, qui devait se distribuer comme un écrit périodique». Le titre d’Espion anglais apparaît en concurrence avec celui d’Observateur anglais dès 1777 et devient à partir de 1783 le titre unique de la collection. On peut s’interroger sur ces fluctuations du titre. Selon la même notice des Mémoires secrets, l’Espion anglais se voulait la suite du Journal historique de la révolution opérée dans la constitution (1774). Il s’agit en quelque sorte d’une série publiée sous la direction de Pidansat de Mairobert, mais en partie rétrospective: en 1777 paraissent simultanément l’Observateur anglais (ou Espion anglais) et les Mémoires secrets, dans lesquels se retrouvent en partie les mêmes textes. Visiblement, les deux périodiques puisent aux mêmes sources; mais l’Observateur anglais se fait remarquer par une rédaction plus soignée et plus complète, et parfois nettement antérieure. Certains détails relatifs à la Guerre des Farines, ou au sacre de Louis XVI, sont retirés des Mémoires secrets. Parfois, une information émanée directement de Pidansat de Mairobert, comme les circonstances de la publication du Journal de marine, parue dans l’Observateur dès le 28 décembre 1776, n’apparaît dans les Mémoires secrets que le 22 juin 1781. La distribution d’un même ensemble de nouvelles dans des organes différents, destinés à des publics différents, et rédigés dans des genres différents (mémoires, correspondances, journaux) est particulière à la mouvance Mairobert et au club des «patriotes».

Voir J. Sgard, «Pidansat de Mairobert, journaliste à deux visages», dans Nouvelles, gazettes, mémoires secrets (1775-1800), dir. B. Berglund-Nilsson, Karlstad University Press, 2000, p. 15-25. Id., «Les Mémoires secrets et l’Observateur anglais» dans Le Règne de la critique. L’imaginaire culturel des Mémoires secrets, dir. C. Cave, Paris, Honoré Champion, 2010, p. 345-355.

Auteur additif

Titre indexé

OBSERVATEUR ANGLAIS

Date indexée

1777
1778
1779
1780
1781
1782
1783
1784

LE NOUVELLISTE SANS FARD

1068
1723
1725

Titre(s)

Le Nouvelliste sans fard ou la Gazette sans privilège du [...]. Continué par : Le Nouvelliste universel en 1724 (voir notice).

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

9–30 octobre 1723 (n° I-VII) ; puis 1er janvier–27 avril 1725 (n° VIII-XXVII).

La première série est bihebdomadaire, chaque livraison paraissant le mercredi ou le samedi. Lors de la reprise, la périodicité est irrégulière, mais (en gros) hebdomadaire.

Description de la collection

27 livraisons numérotées en chiffres romains. Recueil à pagination continue : 216 p. ; 8 p. par livraison. Cahiers de 8 p., 116 x 187, in-8°.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

N° I à VII : «Cologne, chez la veuve Couraprez» (sic). Le lieu d'impression véritable semble être Utrecht (G.H., p. 168).

N° VIII-XXVII : «A Cléve[s]», lieu d'impression vraisemblable (voir les éloges de la Prusse).

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Fondateur : Michel Guyot de MERVILLE (?) (D.P. 2).

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Contenu annoncé : «Je parlerai de tout» (n° I) ; «Il ne s'agit ici de gazette, mais de littérature qui demande de la méditation pour les choses qu'on y traite et de la disposition pour les exécuter» (n° VIII, p. 64).

Contenu réel : proche des nouvelles à la main satiriques ; 1) politique européenne ; 2) affaires de religion ; 3) scandales ; 4) polémique avec ses confrères ; 5) feuilleton (n° XI à XXIV) ; «Lettre à une demoiselle au sujet d'un songe».

Principaux centres d'intérêt : les affaires françaises, temporelles (Law, Dubois) ou spirituelles (Constitution), sont analysées d'un point de vue réformé (satire violente des jésuites), et, en contrepoint, la Prusse donne l'image d'un état tolérant et moderne. Mais la gazette se guinde souvent dans une critique universelle qui répond un peu trop à son titre et n'exprime pas nécessairement l'opinion du rédacteur. On retiendra malgré tout un éloge équivoque des souverains (n° IV), une explication rationnelle des miracles (n° XII) et un curieux feuilleton allégorique.

Auteurs cités : le R.P. Daniel, le R.P. Hardouin, Mariana (n° XXII), Fontenelle (n° XXVI).

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

Collection étudiée : B.N., G. 16506 (I-XXVII, n° XX en «deficit»).

Bibliographie

B.H.C., p. 57 ; G.H., p. 168 ; D.P. 2, art «Merville».

Historique

Cette gazette élégamment écrite mérite quelque attention. Composée à la première personne, elle pratique le paradoxe avec délectation, se vantant sans pudeur de paraître dépourvue de privilège et de «mentir comme un faiseur de gazettes» (n° IV). L'auteur mène de rudes polémiques contre la Gazette d'Utrecht et son directeur François-Michel Janiçon (passim, et n° III), répond au Courrier politique et galant et à La Quintessence (n° V) de Rousset de Missy. Il s'adresse au public sur un ton de vivacité et avec une verdeur de langage qui mettent en valeur son esprit mécontent de tout et sa critique presque universelle. Cette petite gazette, qu'on peut ranger dans la série des Spectateurs, s'offrait avec jubilation à l'interdiction (réflexions sur la censure universelle : n° I) : l'information qu'elle fournit doit être considérée avec prudence. Mais il y a là un excellent style de polémiste.

Additif

L’histoire de cette petite revue est complexe. W.P. Sautijn Kluit, dans son étude sur les journaux publiés à Utrecht, «Hollandsche en Fransche Utrechtsche couranten» (dans Bijdragen en mededelingen van het Historisch Genootschap te Utrecht, Utrecht, Kemink en zoon, 1877), a extrait des archives de la ville d’Utrecht un  certain nombre de renseignements relatifs à sa naissance ; Le Nouvelliste sans fard, ou la gazette sans privilège, est publié à Utrecht par Janiçon et rédigé par un religieux catholique nommé Des Maisons habitant non loin de chez lui. Le magistrat avait lu les numéros des 13, 16, 20 et 24 octobre 1723 et y avait trouvé beaucoup de remarques critiques surtout sur les gouvernements de Hollande et  Zélande (p. 56-57). Le 8 novembre, les journaux hollandais et français de Janiçon sont interdits pour quelque temps, et le 6 décembre, cette période est prolongée. Michel Gilot  cite, dans sa notice sur Guyot de Merville, deux témoignages qui donnent le Nouvelliste universel  comme une suite du Nouvelliste sans fard, supprimé en 1724 et publié sous un autre nom. Le Nouvelliste universel est publié à La Haye ; «Jeanisson» est cité (en février 1725 ?), mais ce sont Guyot de Merville et Mme Vaucher «auteurs du Nouvelliste universel » qui sont convoqués par le magistrat  (DP2, 382). Difficulté supplémentaire : comme le souligne François Moureau, le Nouvelliste sans fard attaque à plusieurs reprises  Janiçon et la Gazette d’Utrecht (DP1, 1068). On ne peut donc faire, au sujet des auteurs du Nouvelliste sans fard, que des hypothèses : fondé en octobre 1723 par Janiçon, ce petit «spectateur» est confié par lui à Des Maisons, puis à Guyot de Merville ; le magistrat d’Utrecht y repère aussitôt des traits politiques sur la Hollande et le fait interdire en novembre et  décembre. Janiçon, qui nourrit des craintes pour la Gazette d’Utrecht, se serait alors brouillé avec Guyot, qui aurait créé à La Haye le Nouvelliste universel. Cependant, le Nouvelliste sans fard reparaît en 1725 et attaque ironiquement le Nouvelliste universel, qui vient à son tour d’être supprimé : «Heureux Nouvelliste universel,  qui après les douleurs les plus cuisantes de l’enfantement le plus difficile, a pu mettre au jour des avortons (cet ouvrage vient d’être supprimé) tout pétillants d’esprit et d’une figure si élégante» (cité par François Moureau, DP1 1069).

Auteur additif

Titre indexé

NOUVELLISTE SANS FARD

Date indexée

1723
1724
1725

NOUVELLES INSTRUCTIVES *

1034
1785
1787

Titre(s)

Nouvelles instructives, bibliographiques, historiques et critiques de médecine et de chirurgie, ou recueil raisonné de tout ce qu'il importe d'apprendre chaque année pour être au courant des connaissances relatives à l'art de guérir.

Devenu Nouvelles ou annales de l'art de guérir (1788-1791).

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

1785-1787. 3 volumes. Un volume annuel. Avec privilège, selon la page de titre, mais le texte fait défaut.

Description de la collection

Cahiers alternés de 12 et 6 feuillets, format in-12, 80 x 130. Vol. I (année 1785), xxviii + 246 p.; vol. II (année 1786), 20 + 591 p.

Devise (premier vol. seulement): Non ultimus si...

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

Paris, Méquignon l'aîné, libraire, rue des Cordeliers, près des Ecoles de Chirurgie. Les volumes portent à la fin la mention: «de l'imprimerie de Clousier [et t. II: «imprimeur du Roi»], rue de Sorbonne». Le volume annuel au prix de 3 £ 10 s. franc de port.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Noël RETZ, dit de Rochefort, médecin de la marine royale à Rochefort. Le premier vol. donne, p. 210-231, une liste de 206 médecins de Paris dont lui-même: «Retz, médecin du Roi, ci-devant médecin d'hôpitaux de la Marine, rue Saint-Honoré, près celle des Frondeurs». Il serait mort en 1810 (Taton, p. 217).

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

«On a eu pour but, dans cet ouvrage, de présenter à la fin de l'année 1784, tout ce qui a paru pendant cette année, propre à augmenter les connaissances des médecins et de ceux qui s'intéressent à la médecine» (Avertissement). «Nous offrons au public une bibliothèque universelle et portative, utile aux médecins, chirurgiens, pharmaciens, et à tous ceux qui s'intéressent aux sciences qu'ils cultivent» (t. II, Avertissement). L'auteur promet de pousser l'impartialité «jusqu'à l'indifférence», mais se ravise au t. II en promettant de «porter un jugement fondé tant sur les jugements des savants contemporains, que sur les écrits des auteurs qui ont précédé». Il veut à la fois contribuer à la formation continue des médecins «qui pourraient souvent flotter entre le pour et le contre, faute d'éclaircissements suffisants», et éduquer l'amateur «incapable d'en connaître par lui-même, et cependant toujours enclin à prononcer dans cette matière» (Avertissement, t. II).

Des nouvelles, des lettres, des mémoires, des comptes rendus. A la fin de chaque vol. on trouve un index d'auteurs, de maladies, et de remèdes.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.N., 8° T32 2 (le t. III manque). Selon le National Union Catalog, des collections complètes de ce journal existent à l'Ecole de Médecine de l'Université de Yale et à la National Library of Medicine (à Washington).

Bibliographie

H.G.P., t. I, p. 315. – Taton R., Enseignement et diffusion des sciences en France au XVIIIe siècle, Paris, Hermann, 1986, p. 222-223.

Historique

Le premier volume seul commence par un calendrier de malades et de maladies (en blanc), avec des résumés de maladies saisonnières (78 p.), ce qui laisse supposer que la conception originale était celle d'un almanach, ou que ces cahiers numérotés en chiffres romains pouvaient se vendre séparément. On note à partir du t. II une perspective plus nettement critique; la mention «et à l'abri des erreurs» apparaît après le mot «connaissances»; l'auteur, selon l'introduction, aura soin désormais «d'éloigner les théories, de faire connaître les erreurs, d'écarter les abus».

Additif

Description de la collection:  La collection comprend 4 volumes ; le tome III se trouve à l’Université Complutense de Madrid. On trouve à la Welcome Library de Londres une collection complète des quatre volumes. À noter à partir du second volume un index des maladies traitées.

Auteur additif

Titre indexé

NOUVELLES INSTRUCTIVES *

Date indexée

1785
1786
1787

NOUVELLES DE LA RÉPUBLIQUE DES LETTRES ET DES ARTS

1018
1779
1788

Titre(s)

Nouvelles de la République des Lettres et des Arts.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

26 janvier 1779–16 juillet 1788 (suspension du périodique en 1784). 9 volumes.

Prospectus de 1777: Les Nouvelles de la République des Lettres et des Arts, ouvrage périodique par M. Pahin de Champlain de La Blancherie, Paris, Ruault, 1777, in-8°, 79 p. (B.N., Z 21888).

Périodicité hebdomadaire. Paraît le mardi (1779-1780), puis le mercredi (1781-1788). Un vol. en moyenne par an.

Datation des volumes: t. I: 1779; t. II: 1779-1780; t. III: 1781; t. IV: 1782; t. V: 1783; t. VI: 1785; t. VII: 1786; t. VIII: 1787; t. IX: 1788.

Description de la collection

Chaque volume est divisé en numéros. Le nombre de pages par volume est très variable: t. II: 140 p.; t. VII: 556 p.

Le numéro fait 8 p., imprimées sur deux colonnes. Un supplément paraît épisodiquement en 1785, puis systématiquement l'année suivante.

Cahiers de 8 p. grand in-4°, 190 x 255.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

Paris, «Au Bureau de la Correspondance». Libraire associé: Ruault (1785).

Imprimeurs: en 1779, Louis Jorry, Veuve Thiboust, Quillau, Knapen; de 1780 à 1783 et en 1785, Knapen; en 1786, P.G. Simon, N.H. Nyon, Clousier, Cailleau; en 1787-1788, Cailleau.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Fondateur et principal rédacteur: Claude-Mammès PAHIN DE LA BLANCHERIE (voir D.P.2).

Brissot a collaboré aux Nouvelles de la République des Lettres et des Arts vers 1781 (Mémoires, éd. Cl. Perroud, t. I, p. 191).

Collaborateurs occasionnels: en 1786, Batelier, A.M.H. Blin de Sainmore, J.L. Carra (D.P.2), Callet, professeur de mathématiques, Denis, J.A. Dulaure, Grand Maison, Le Gendre, J.B. Lefevre de Villebrune, J. Mallet Du Pan (D.P.2).

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Informations diverses sur la littérature, les sciences, les beaux-arts, les techniques, sur les expositions organisées par le Bureau de la Correspondance. Le Supplément donne un compte rendu détaillé des réunions hebdomadaires de la société littéraire animée par La Blancherie.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.M. Dijon, D 15626 (26 janv. 1779–16 juil. 1788; 4 vol., des lacunes); Ars., 4° H 8913 (1785-1788); Bibliothèque d'Art et d'Archéologie, Paris, 164 u 5 (1779); Bibliothèque de l'Assemblée nationale (juin 1785–déc. 1786); au XIXe siècle, il s'y trouvait 2 vol. des Nouvelles de la République des Lettres et des Arts. Il n'en reste aujourd'hui plus qu'un seul; B.N., Rés. Z 1149-1156 et Z 4331-4334. Autre collection complète: B.L., PP 4326 ab («Very imperfect»).

Bibliographie

B.H.C., p. 51; H.P.L.P., t. III, p. 186. – Guénot H., La Blancherie, la Correspondance générale et les «Nouvelles de la République des Lettres et des Arts», mém. de maîtrise d'histoire, U. Paris I, 1981, t. II – Idem, «La Correspondance générale pour les Sciences et les Arts de Pahin de La Blancherie (1779-1788)», Cahiers haut-marnais, 3e trimestre 1985, p. 49-61. – Idem, «Musées et lycées parisiens (1780-1830)», Dix-huitième siècle, t. XVIII, 1986, p. 249-267. – Idem, «Les lecteurs des Nouvelles de la République des Lettres et des Arts (1782 et 1786)», dans La Diffusion, p. 73-88.

Historique

Les Nouvelles de la République des Lettres et des Arts sont l'organe d'une société littéraire, la «Correspondance générale pour les Sciences et les Arts», animée par Pahin de La Blancherie et installée à l'Hôtel Villayer, rue Saint-André-des-Arts à Paris (1779-1788). La Blancherie s'était fixé pour mission de faciliter la communication des savants, des artistes de l'Europe des Lumières en créant cette Correspondance. Celle-ci était constituée d'un Bureau de Correspondance (où l'on pouvait s'adresser pour tout renseignement sur les sciences et les arts), d'une assemblée hebdomadaire (le Salon de la Correspondance), où l'on pouvait rencontrer artistes et savants français (d'Alembert) et étrangers de passage (Volta, Franklin) et où l'on pouvait voir des peintures, des sculptures, des objets techniques, des livres récents exposés, enfin d'un périodique, les Nouvelles de la République des Lettres et des Arts, qui faisait toutes les semaines le point des nouveautés littéraires, artistiques, techniques et qui, dans un Supplément, consignait les demandes techniques et artistiques des adhérents de la Correspondance, résumait les débats, bref se livrait au compte rendu de la séance hebdomadaire.

Il y eut trois expositions importantes au Salon de la Correspondance: une exposition Hallé-Restout-Jouvenet (1782); une exposition Vernet (mars 1783); une exposition consacrée aux peintures de l'Ecole française (juin-avril 1783); de Jean Cousin jusqu'à Greuze et Fragonard, en passant par Watteau, Chardin, Boucher et Lebrun.

Additif

Titre(s): Cette revue a connu un faux départ en 1777. Pahin publie en effet en novembre 1777, après la page de titre du journal, un prospectus très développé qui occupe près de 16 pages. Le privilège et l’approbation sont datés du 7 novembre 1777. Ce premier numéro est suivi de quatre autres, sous le même titre et dans le même format (in-8°). Ces numéros sont constitués de nouvelles littéraires, consacrées à la littérature étrangère, et notamment à la littérature allemande. Le dernier constitue un «Supplément». L’ensemble est relié à la BnF en un petit volume de 79 pages (2 exemplaires : Z 21888 et R 10063). Après quoi, apparemment, la revue cesse de paraître pendant un an. Elle reprend le 26 janvier 1779. On peut supposer que l’interruption est due à l’un des nombreux voyages que Pahin de La Blancherie fait à cette époque (AS).

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares: La date de début de cet hebdomadaire reste incertaine. Les collections complètes le font commencer en 1778, mais la date de 1777 est également proposée. La BnF signale la mention, sur un volume daté de 1777 : «ouvrage périodique par M. Pahin de La Blancherie» (ex. R 10063) ; un tome isolé  est daté de 1777 (Z 21888).  Peut-être s’agit-il de la feuille de correspondance adressée à chaque membre de la Société fondée par Pahin de La Blancherie en 1777 (JS).

Auteur additif

Titre indexé

NOUVELLES DE LA RÉPUBLIQUE DES LETTRES ET DES ARTS

Date indexée

1779
1780
1781
1782
1783
1784
1785
1786
1787
1788

NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE CHOISIE 2 *

1003
1776

Bibliographie

Signalé par Kirchner (1969, n° 4491) : Nouvelle bibliothèque choisie des meilleurs auteurs français (par C. Mensching), Meyer, 1776, 2 vol. Non retrouvé.

Auteur

Additif

Historique: Nouvelle bibliothèque choisie des meilleurs auteurs français «pour l’instruction des jeunes gens de l’un et de l’autre sexe, et pour le délassement d’esprit des personnes les plus avancées dans la connaissance de la langue française», par Justus Konrad Mensching (1732-1807), Lemgo, Meyer, 1771 ; nouvelle édition en 1784 (BnF, 16-Z-20434).

Auteur additif

Titre indexé

NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE CHOISIE 2 *

Date indexée

1776

NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE ANGLAISE

1001
1756
1757

Titre(s)

Nouvelle Bibliothèque Angloise.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Janvier 1756-juin 1757; 3 volumes; périodicité bimestrielle; 6 livraisons par an en 2 volumes. Vol. 1 et 2: 1756; vol. 3: 1757.

Description de la collection

Chaque volume est divisé en trois parties. Ils comportent 449, 446, et 447 p.

Cahiers de 16 p. in-8°, 95 x 150.

Vignette en frontispice représentant un savant installé à son écritoire dans sa bibliothèque, auquel un petit messager ailé apporte des livres. Fenêtre ouverte sur la mer et un voilier.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

La Haye. Pierre Gosse junior et Nicolas Van Daalen.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Elie de JONCOURT, docteur et professeur en philosophie.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

La préface se réfère au Journal britannique de Maty. Ne veut pas être critique des nouveautés seulement mais parler aussi d'ouvrages antérieurs dont le Journal britannique n'a pas parlé. Se propose de plaire, édifier, instruire.

Contenu: les œuvres et les idées des savants anglais, présentées et analysées. Travaux des sociétés savantes. L'histoire de la Grande-Bretagne. Extraits. Un article de Nouvelles littéraires par numéro. La critique littéraire du vol. 3 est entièrement traduite du Critical Review et du Monthly Review.

Centres d'intérêt: mathématiques, poésie, théologie morale, philosophie, physique, astronomie.

Auteurs: Pope, Saunderson, Dryden, Hume.

Table à la fin de chaque volume, très détaillée et classée par ordre alphabétique des auteurs et des matières.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

Ars., 8° H 26667 (provient de la bibliothèque de La Vallière); B.M. Aix, 8° 7751 (2 vol.).

Bibliographie

Haag. D.P. 2.

Additif

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s): La Nouvelle Bibliothèque anglaise a paru à partir de mai 1756. Voir la Gazette d’Amsterdam, 9 et 16 mars 1756: «Nicolas van Daalen, libraire dans le Hoogstraat, et Pierre Gosse junior, libraire de S.A.R. à La Haye, impriment et débiteront vers le 1er du mois de mai 1756 la première partie de la Nouvelle Bibliothèque angloise, par M.E. de Joncourt, docteur et professeur en philosophie, in-12° pour les mois de janvier et de février 1756. La suite de ce journal de littérature paraîtra régulièrement à la fin de chaque deux mois de l’année».

Et le 30 avril 1756: […] «Tome I, première partie pour les mois de janvier et février 1756. Au 1er juillet la seconde et la troisième partie de ce journal pour les mois de mars, avril, mai et juin; et dans la suite régulièrement une partie de deux en deux mois».

Auteur additif

Titre indexé

NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE ANGLAISE

Date indexée

1756
1757

LE MERCURE OU COURRIER CÉLESTE

0945
1632

Titre(s)

Le Mercure ou Courier céleste, Parlant à Monsieur Frère du Roy.

Cette feuille politique pourrait, en tant que «Mercure» ou «Courier», mériter une toute petite place dans l'histoire de la presse.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Une feuille de 14. p. publiée en 1632, «avec permission» (date non indiquée).

Description de la collection

Cahier de 8 p., 100 x 160, in-8°.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

Paris, François Le Prest, demeurant en la rue Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Contenu annoncé : «Toute l'antiquité [...] ne voyant les choses divines que du coin de l'œil et n'en parlant qu'avec une langue bégayarde» : «Mercure se présente aujourd'hui devant Monsieur» «avec une face angélique pour [lui] annoncer les choses divines».

Contenu réel : appel à la paix civile. Mercure montre à Gaston d'Orléans que c'est «hors de raison» qu'il s'élève «contre son frère». Il dénonce «les partisans d'Espagne» qui l'entourent.

Centres d'intérêt : évocation de l'état du royaume ; «les doléances de tant de pauvres gens ruinés par [la] suite» de Monsieur ; «le retardement des conquêtes de Sa Majesté, prête à voir les bornes de la France se porter sur le bord du Rhin». Eloge du «grand cardinal», le premier de ce royaume et «je dirai de tout le reste du monde pour bien gouverner un Etat».

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.M. Grenoble, E 16616.

Auteur

Additif

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares: Malgré l’écart de dix-sept ans qui sépare l’exemplaire de Vienne ou celui de la BnF 4-LB37-730 et Rés. 4-NFG-22 (49) de l’original de Grenoble, il s’agit bien du même journal occasionnel, une mazarinade à peine périodique, comme il en existe beaucoup, peut-être publiée par le même auteur. Moreau (Bibliographie des mazarinades, n° 2454) ne mentionne que l’exemplaire de 1649.

Auteur additif

Titre indexé

MERCURE OU COURRIER CÉLESTE

Date indexée

1632