N° 0201

CAUSES CÉLÈBRES (1773-1789)

Titre(s)

Causes célèbres curieuses et intéressantes de toutes les Cours Souveraines du Royaume, avec les jugemens qui les ont décidées.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Revue mensuelle publiée de 1773 à 1789, et comportant 16 + 179 volumes. Le privilège est daté du 28 août 1772. Les Mémoires secrets de Bachaumont annoncent la sortie du t. I le 1er mai 1773; 16 tomes ont paru de 1773 à 1775, constituant une première série; une seconde série commence en 1775.Le premier prospectus déclare: «Ce recueil sera composé, chaque année, de huit volumes in-12, de dix à onze feuilles chacun. Les volumes paroîtront de deux en deux mois environ, à commencer du mois d'avril prochain» (t. I, p. 11). Un nouveau prospectus en 1775 annonce «douze volumes de causes par an». La publication n'est pas régulière; mais il aura paru en moyenne environ dix volumes par an. De toutes les collections de causes célèbres qui ont paru au XVIIIe siècle, celle de Des Essarts est la seule qu'on puisse dire périodique.

Description de la collection

Tomes ou volumes de 240 p. environ, formés de 10 cahiers de 24 p. in-12, 95 x 165. Les derniers tomes, pour 1789, sont de plus en plus brefs, et ne dépassent guère les 85 p.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

[Paris, Lacombe, puis Moutard, puis Mérigot le jeune].

En 1773, l'abonnement est de 13 £ 4 s. à Paris, de 14 £ 10 s. en province; souscriptions chez Lacombe et «chez M. des Essarts, Avocat, l'un des Auteurs de ce Journal, rue Saint Dominique, Fauxbourg Saint Germain» (t. I, p. 12); en 1789, l'abonnement est de 18 et 24 £, souscrit chez Mérigot le Jeune.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Nicolas Le Moyne DES ESSARTS, «l'un des Auteurs de cet Ouvrage», selon l'Avertissement du t. XXVII (1777), qui ajoute: «M. Richer, Avocat au Parlement, contribue à la rédaction de cet Ouvrage».

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Le prospectus de Des Essarts évoque le succès des Causes célèbres et intéressantes de Gayot de Pitaval, constamment rééditées, résumées, imitées depuis 1734. Il cherche cependant à s'en démarquer, dans la mesure où il ne s'intéresse pas aux causes anciennes: «Pour nous, le présent et l'avenir sont le fonds où nous puiserons [...]. Dans les causes récentes qui viennent d'être jugées, ou qui vont l'être par la suite dans l'étendue du Royaume, nous choisirons celles qui pourront intéresser, soit par la singularité des circonstances, soit par la nature des questions, soit par l'importance des principes et des discussions qui auront préparé leur décision» (t. I, p. 4-5). Contrairement à ses prédécesseurs, Des Essarts prétend moins s'intéresser à l'aspect extraordinaire ou romanesque des causes qu'à leur vérité psychologique et sociale, car un recueil de ce genre est un véritable tableau de la société, «où l'on rencontre mille traits ressemblans de la vie civile» (p. 6-7). Chaque tome expose de 4 à 8 causes.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.N., F 26900-26903.

Auteur

Anonyme.

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