N° 0227

LE CONTREPOISON DES FEUILLES * (1754)

Titre(s)

Le Contrepoison des feuilles, ou Lettres à Monsieur de *** retiré à *** sur le sieur Fréron, etc.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Novembre (?) 1754.

Description de la collection

Brochure de 24 p., 95 x 156, in-12 (Quérard, t. IV, p. 504).

Devise: Qui me commorit, melius non tangere clamo, / Flebit, et insignis tota cantatibur urbe. Horace, Sat. I, lib. 2.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

[Paris].

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Auteur: Charles Jacques Louis Auguste Rochette, chevalier de LA MORLIÈRE (Barbier, t. I, p. 753). D'après Ch. Nisard Les Ennemis de Voltaire, 1853, p. 203), ce pamphlet aurait été inspiré de Voltaire.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Satire acerbe contre E.C. Fréron.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.N., Zz 3986.

Bibliographie

D.P. 2, art. «La Morlière». – Grimm F.M., Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux, nov. 1754, t. II, p. 423. – Balcou J., Fréron contre les Philosophes, 1975, p. 116. – Balcou J., Le Dossier Fréron, 1975, p. 165. – Collé Ch., Mémoires, éd. H. Bonhomme, 1868, t. I, p. 430.

Historique

En août 1754, une pièce de La Morlière, La Créole, échoua sur la scène de la Comédie-Française (Collé). Fréron, dans L'Année littéraire en fit un compte rendu défavorable: la pièce, écrivait-il, «mourut sur place» (1754, t. V, p. 66). Très mécontent, La Morlière, par l'intermédiaire de Du Port du Tertre, somme Fréron de se rétracter, sinon il rédigera un pamphlet contre lui. Fréron refuse (1754, t. V, p. 214-216) et Le Contrepoison des feuilles paraît effectivement.

Le Contrepoison, à l'origine, se voulait donc une réponse périodique à L'Année littéraire (La Morlière, Antifeuilles, 1754). Bien entendu, Fréron n'est guère ménagé dans Le Contrepoison:ce «faiseur de feuille», cette «chouette hebdomadaire» (p. 21) serait «l'homme le plus insuffisant, le plus superficiel, le plus partial» (p. 19). Son journal serait «un exécrable amas de fiel, de venin et de corruption» ou bien encore «un composé d'invectives, de faux exposés, d'absurdités et de jugements vendus au plus offrant et dernier enchérisseur» (p. 22).

Auteur

Hervé GUÉNOT

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