N° 0244

CORRESPONDANCE SECRÈTE, POLITIQUE (1787-1788)

Titre(s)

Correspondance secrète, politique, civile et littéraire.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Paraît quatre fois par semaine depuis le 1er juillet 1787 et disparaît en mars 1788. En tête du n° 107 du 4 déc. 1787, on trouve l'avis suivant: «Six mois sont révolus depuis que nous avons commencé à donner cette Correspondance, et l'époque est certainement bien arrivée où nous croyons pouvoir prier nos souscripteurs de renouveller leur abonnement».

Description de la collection

Livraisons de 4 p. in-8°, 102 x 162, rassemblées en tomes semestriels.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

L'adresse est au «Cabinet privilégié de Lecture», chargé de la «principale distribution». Des annonces répètent en novembre 1787: «La Correspondance-Sécrete se trouve au Cabinet privilégié de Lecture dans l'Oberbrünner Strassen n° 1171, au second étage. L'abonnement pour 6 mois n'est que de 3 ducats. Cette feuille arrive quatre fois la semaine à Vienne, Dimanche, Mardi et Jeudi à midi, Vendredi à 6 h. du soir».

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Jean-Baptiste Fauchard de GRANDMESNIL (?).

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Chaque numéro offre une compilation des nouvelles politiques et militaires de l'Europe entière, d'après les principales gazettes, sans aucun commentaire. A partir de février 1788, le rédacteur s'engage à y ajouter, à l'intention de ses lecteurs français, une traduction des dernières nouvelles fournies par la gazette allemande de Vienne (n° du 17 févr.).

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

Kornik bibl., Budapest, Cz 165 (nov.-déc. 1787 et janv.-mars 1788).

Bibliographie

Kirchner 1969, n° 3423; Zenker, 153.

Historique

La Correspondance secrète, politique, civile et littéraire, compilation sans grand intérêt, représente, sur le plan économique, une opération assez curieuse et difficile à interpréter. Le journal ne comporte pas d'adresse précise et «arrive à Vienne», sans qu'on sache d'où. Il ne semble pas être vendu, mais simplement destiné au Cabinet de Lecture, qui pratique des abonnements de lecture, à un prix semble-t-il très élevé (3 ducats). Il fait apparemment concurrence à la Correspondance universelle (1787-1788) de Grandmesnil, qui se présente sous la même forme, à la même date, avec le même programme: une «compilation générale et complette de tous les papiers publics les plus estimés»; mais à la fin de l'année 1787, on apprend que la Correspondance secrète sera «entièrement contrefaite et réimprimée mot pour mot dans la sus-ditte Correspondance universelle» (annonce du 4 janv. 1788). Désormais, les deux journaux n'en font plus qu'un, sans qu'on sache si Grandmesnil a racheté la Correspondance secrèteou s'il a dès le début publié sous deux formes très voisines et à l'intention de publics différents, la même compilation, hypothèse malgré tout plus vraisemblable étant donné la ressemblance des deux journaux. Les deux collections, qui garderont en 1788 une présentation différenciée malgré la similitude de contenu, disparaîtront d'ailleurs en même temps en mars 1788.

Auteur

Jean SGARD

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