N° 0531

GAZETTE D'UTRECHT (1689  ?-1787)

Titre(s)

Gazette d'Utrecht du [date].

Il y eut dès 1689 une gazette d'Utrecht, attestée mais non retrouvée. On trouve entre 1710 et 1720 des traces d'un Journal d'Utrecht (voir ce titre), qui fut certainement l'une des formes prises par la G.U. La Gazette d'Utrecht, selon les documents d'archives communiqués à Hatin (G.H., p. 169), est née en 1724 ; on en connaît des séries suivies de 1734 à 1785.

Devient en 1785 : Gazette ou Nouvelles impartiales d'Utrecht,pour disparaître en octobre 1787.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

On décrira ici les séries homogènes, publiées entre 1734 et 1785, de la Gazette d'Utrecht (G.U.) et des Nouvelles impartiales (N.I.).Elles correspondent à un même bihebdomadaire, publié le lundi et le jeudi, avec supplément le mardi et le vendredi, puis le mardi et le vendredi, avec supplément (G.U.) ; les N.I. paraissent de nouveau le lundi et le jeudi avec supplément le lendemain. Des volumes annuels rassemblent régulièrement 102 ou 104 numéros, les suppléments étant joints à chaque numéro.

Description de la collection

Chaque numéro est fait d'une feuille de 4 p. in-4°, 130 x 195 (G.U.) ou 170 x 225 (N.I.) ; les suppléments sont de 2 p. dans la G.U. et de 4 p. dans les N.I. Les livraisons de la G.U. sont numérotées en chiffres romains ; les tomes des N.I. sont paginés après coup, du début à la fin de l'année (832 p. pour 1786, 642 p. pour 1787). La G.U. est ornée, en tête de chaque numéro, d'une Renommée avec trompette, présentant les armes de la ville d'Utrecht et d'une femme (la Vérité ?) tenant une plume ; chaque incipit est orné d'une lettrine ; emblème et lettrines disparaissent dans les N.I.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

«A Utrecht, par le Sr. P. De Limiers» (jusqu'en 1758) ; «A Utrecht, par le Sr. Etienne-Elie Peuch», puis «A Utrecht, par le Sr et Mtre Claude-Isaac Peuch» ; à partir de 1782, par Alexandre des Essarts (G.H., p. 172), puis Gilbal : «A Utrecht, Chés L.F. de Gilbal, Auteur de la Gazette» (1784). Les N.I. sont imprimées «A Utrecht, chez Detune, avec Privilège Exclusif».

La G.U. est distribuée dans toutes les grandes villes de Hollande, ainsi qu'en Angleterre, Autriche et France ; les N.I. sont diffusées en France dans toutes les grandes villes par le Bureau général «exploitant le Privilège des Gazettes Etrangères» (30 juil. 1787, p. 483).

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Nicolas CHEVALIER (1710-1720) ; François JANISSON, ou Janiçon (1720-1724) ; Henri-Philippe de LIMIERS, père (1724-1728) et fils (1728-1758) ; Etienne-Elie PEUCH, puis Claude-Isaac PEUCH (1758-1782) ; Alexandre DES ESSARTS (1782) ; L.F. de GILBAL (1782-1785) ; DETUNE (1786-1787).

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

La G.U., comme toutes les grandes gazettes hollandaises, présente des bulletins de différents pays d'Europe ; elle s'ouvre peu à peu et lentement à la Turquie, à la «Barbarie» (Tunis) ; chaque numéro se termine par des nouvelles des Pays-Bas, et parfois de la ville d'Utrecht (nouvelles de la veille). Elle se contente le plus souvent de reproduire les bulletins qui lui sont envoyés par ses correspondants ou par les ministères, sans que le rédacteur intervienne personnellement. Les nouvelles diplomatiques ou militaires et les chroniques des cours royales ont un caractère très officiel. En fin de numéro, sur une demi-page environ, sont rassemblées les annonces de ventes de collections, de livres, de tableaux, très nombreuses et précises. Les suppléments sont consacrés en général à des documents diplomatiques ou à des lettres de personnages de premier plan. Peuch donne un peu plus de place aux faits divers et à la vie culturelle (archéologie). Gilbal introduit dans la Gazette des éléments de récits plus personnels et animés ; il multiplie les faits divers de caractère sensible et moral. Cette tendance narrative se renforce avec Detune, qui donne une grande place aux procès et aux grandes affaires du temps (affaire du Collier, mémoires judiciaires de Cagliostro) ; la politique prend également une certaine importance, notamment avec les bulletins de New York, qui décrivent la mise en place de la nouvelle administration. La publicité des libraires tend à disparaître.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

Ars., 4° H8931 (1734-1773) ; Ste G., AE 4° 333-377, AEj 4° 18-19 (1740-1784) ; B.N., G 4468-4486 (1767-1785, sans 1774) ; G 4487-4488 (N.I., 2 mars 1786 – oct. 1787).

Bibliographie

D.P. 2, art. «Limiers». G.H., p. 168-175.

Historique

La gazette d'Utrecht existait déjà en 1689, si l'on en croit une remarque de Courtilz de Sandras en janvier 1690, dans le Mercure historique et politique (p. 119) : «Le Gazetier d'Utrecht inséra dans ses nouvelles du mois d'octobre dernier plusieurs faussetés» (renseignement fourni par J. Lombard). On ne trouve malheureusement aucun exemplaire de la G.U. avant 1734. Selon les documents d'archives dont fait état Hatin (G.H., p. 168), la régence d'Utrecht confia à Nicolas Chevalier la permission d'imprimer la Gazette en 1710 ; il s'agit sans doute du Journal d'Utrecht, dont la B.N. possédait naguère un exemplaire (G 4467, donné en 1989 comme manquant en place). François-Michel Janiçon, journaliste connu par ses contributions aux gazettes d'Amsterdam et de Rotterdam, le remplace en 1720 et donne au Journal une certaine notoriété ; mais son privilège lui est retiré en 1723 ou 1724 pour des raisons mal connues (cf. G.H., p. 168). La régence nomme à sa place, le 14 février 1724, Henri-Philippe de Limiers, docteur en droit, qui meurt en 1728. Son fils, Henri-Philippe, aidé par sa mère («la veuve Limiers», ou «la Limiers», comme la nomme d'Argens dans sa correspondance), reprend la gazette et tente de la diffuser plus largement en France. Il se convertit en 1737 au catholicisme et profite de la guerre acharnée menée contre les jansénistes (fortement installés à Utrecht) par les jésuites et par le cardinal Fleury, pour obtenir les faveurs du ministre. Il publie dans la G.U. des articles nettement hostiles aux convulsionnaires. En août 1737, il communique à Fleury des listes de jansénistes et des complices qui les aident à faire passer en France leurs publications ; l'ambassadeur de France à La Haye, le marquis de Fénelon, semble favorable à une collaboration avec Limiers, mais l'affaire en restera là (cf. D.P. 2, art. «Limiers»). L'importance que la Cour de France attache à la Gazette d'Utrecht n'en reste pas moins évidente. Limiers se retire en 1758 ; Hatin cite le supplément de la G.U. du 30 juin, dans lequel le rédacteur déplore l'«imputation» dont il a été l'objet ; on peut se demander s'il n'a pas été soupçonné, à juste titre, de jouer le jeu de la Cour de France et des catholiques. Sous la direction d'E.E. et C.I. Peuch, la gazette est plus prudente et plus dégagée de l'influence française, mais parfois à ses risques et périls ; D.A. Golitsyn écrit de La Haye au vice-chancelier Golitsyn pour lui signaler que la G.U. a été suspendue quinze jours pour avoir plaisanté à propos d'une cavalcade de la Dauphine et de ses amies montées sur des ânes ; la ville d'Utrecht, qui a beaucoup de fonds placés en France, est attentive à ne pas déplaire à la Cour de Versailles et redoute les incidents diplomatiques (renseignement fourni par G. Dulac). En 1781-1782, la G.U. semble en difficulté financière ; C.I. Peuch l'abandonne à la fin de 1781 (G.H., p. 171-172), et la régence d'Utrecht lui substitue Alexandre Des Essarts, imprimeur et auteur. Celui-ci choisit délibérément un ton plus frondeur. Hatin cite longuement une importante lettre de Vergennes au lieutenant de police, en date du 7 septembre 1782 : Des Essarts, qui a inséré dans la G.U. des bulletins «outrageants» sur des personnages importants de la Cour, a «résolu de conserver à sa gazette l'avantage de faire du bruit,suivant son expression». Vergennes envisage de le faire réprimander par les Etats de la Province d'Utrecht, et de faire arrêter le bulletiniste Fouilhoux qui le fournit (p. 172). Cette mise en garde ne suffira pas : la G.U. est interdite en octobre 1782, en raison de propos insolents sur le comte d'Artois, plus soucieux d'amusement que de guerre au dire du journaliste (M.S., 24 oct. 1782) ; on regrettera, dit le rédacteur des M.S., sa gaieté et sa malignité. Le «nouvel auteur de cette feuille», L.F. de Gilbal, prend sa succession le 15 août 1783. Il semble que l'essentiel de sa tâche ait été de renflouer un journal dont les créanciers avaient retiré leurs fonds (M.S., 25 oct. 1782). Le ton de la G.U. n'est plus, en tout cas, celui de la gaieté ou de la malignité ; il s'apparente de plus en plus à celui de la Gazette de France. A ce prix, Gilbal parviendra à redresser le bilan de la G.U. Detune souligne par son nouveau titre, en 1786, le souci qu'il a de ménager à la fois les Pays-Bas hollandais et la France. Il n'y parviendra pas longtemps : dès le 8 janvier 1787, les M.S. font état de bruits relatifs à l'interdiction en France de la G.U. ; cette fois, on lui reproche un paragraphe impertinent à l'égard de l'administration financière de France, représentée sous l'allégorie de la Chine. On ne sait par contre la raison pour laquelle la G.U. a disparu définitivement en octobre ; mais on peut penser que la France y était pour quelque chose. Pour résister à la pression de la France, il fallait sans doute qu'une gazette de Hollande eût de solides ressources et une large diffusion dans d'autres pays d'Europe ; c'était le cas de la Gazette d'Amsterdam ou de la Gazette de Leyde ; ce ne fut jamais le cas de la G.U., qui dépendait étroitement de ses ventes en France, et qui ne put jamais assurer son indépendance. J. Vercruysse a montré à quel point les lecteurs français (aristocrates, hauts fonctionnaires ou auteurs connus, comme La Harpe) réagissaient violemment aux moindres insinuations des gazettes étrangères, et comment le ministère des Affaires étrangères soutenait leur cause («La réception politique des journaux de Hollande, une lecture diplomatique», dans La Diffusion, p. 39-47). A ces pressions, la G.U. est plus souvent sujette que d'autres, et elle doit toujours s'incliner : l'ambassadeur de France sait que la G.U. a mal parlé d'un collège d'Auxerre (14 déc. 1773), ou de La Harpe (mars 1768), ou de Mme Geoffrin (nov. 1767), ou de l'abbesse d'Hyères (nov. 1768), ou de la démission du duc d'Aiguillon (juil. – août 1774), ou de l'archevêque de Toulouse (août 1775) ; dans chacun de ces cas, le journaliste doit démentir, ou présenter ses excuses, ou même publier une rétractation dont les Affaires étrangères lui auront fourni le modèle (cf. Vercruysse, p. 45). Ce n'est pas que la G.U. soit plus audacieuse que les autres gazettes de Hollande ; on aurait plus souvent l'impression contraire ; mais sa surface financière est moindre, et, si l'on en croit Golitsyn, les Etats de la Province d'Utrecht sont trop liés aux milieux économiques de France. Au reste, ces innombrables tribulations n'ont pas empêché la Gazette d'Utrecht de vivre un siècle ; et l'image que l'on garde de ce journal, paradoxalement, est plutôt celle d'une parfaite régularité et d'une grande impersonnalité.

Auteur

Jean SGARD

Additif

W.P. Sautijn Kluit, dans son étude sur les journaux publiés à Utrecht, «Hollandsche en Fransche Utrechtsche couranten» (dans Bijdragen en mededelingen van het Historisch Genootschap te Utrecht, Utrecht, Kemink en zoon, 1877), a extrait des archives de la ville d’Utrecht un  certain nombre de renseignements qui confirment et précisent les indications fournies par Hatin dans G.H., et dans DP1.531 On se contentera de les énumérer (traduction de K.V.S.) :

  • Le 16 décembre 1720 le magistrat d'Utrecht nomme François Michel Janiçon, «courantier français de Rotterdam», comme courantier à Utrecht avec privilège (p. 50-51). Janiçon éditait aussi un journal hollandais d'Utrecht, peut-être ce journal était-il la traduction du premier ou l'inverse (p. 55).  Janiçon publie en outre : Le Nouvelliste sans fard, ou la gazette sans privilège, publié à Utrecht par Janiçon et rédigé par un religieux catholique nommé Des Maisons habitant non loin de chez lui. Le magistrat avait lu les numéros des 13, 16, 20 et 24 octobre 1723 et y avait trouvé beaucoup de remarques critiques surtout sur les gouvernements de Hollande et  Zélande (p. 56-57). Le 8 novembre, les journaux hollandais et français de Janiçon furent défendus pour quelque temps, et le 6 décembre, cette période fut prolongée.
  • Sur Henri Philippe de Limiers : le 14 février 1724, il reçoit un  privilège pour imprimer les journaux français et hollandais et il reçoit gratuitement le droit de citoyenneté pour lui et sa famille (p. 58).
  • Quelques exemplaires de sa gazette: Supplément à la gazette d'Utrecht du jeudi 1er janvier 1728; Gazette d'Utrecht avec privilège du lundi 4 [sic pour 5] janvier 1728. À Utrecht par le Sr. de Limiers sur le Vieux Canal [= Oude Gracht]. 4 p. petit 4° , sur deux colonnes, les armoiries d'Utrecht entre deux lions rampants (p. 60).
  • Continuation de la gazette par sa veuve (Henriette Moreau) et son fils. Quelques exemplaires connus: LXII Supplément à la Gazette d'Utrecht du vendredi 5 août 1729. À Utrecht par le Sieur H.P. de Limiers sur le Vieux canal. 2 p. petit 4° ; XCV Gazette d'Utrecht avec privilège de nos Seigneurs les Magistrats du lundi 28 novembre 1729. A Utrecht [...]. 4 p. petit 4° 2 colonnes (p. 61).
  • Fin 1729 après avoir entendu le jeune Henri François de Limiers sur une publication qu'il disait provenant de la Gazette de Leyde (plainte déposée par Claude de Brosse, envoyé du roi de Pologne), la gazette d'Utrecht fut interdite jusqu'au 23 janvier 1730. La veuve se vit interdire d'imprimer à la tête de son journal «avec privilège de nos Seigneurs les Magistrats» (p. 61-63).
  • Exemplaires de la Gazette d’Utrecht aux archives d'Utrecht : toute l'année 1731 et la plus grande partie de 1732 (complet jusqu'au 13 octobre 1732) (p. 64).  
  • Autres plaintes contre ce journal (p. 64-71).
  • Le 29 novembre 1751 Le jeune de Limiers aura le droit d'ajouter «avec privilège» à la tête du journal (p. 72-73). 
  • En 1754 Henri François de Limiers attrape la petite vérole, et en 1758 sa vue a tellement baissé qu'il transmet le journal à Étienne Élie Peuch qui lui paye 10.000 florins (p. 84) . 
  • Le 30 juin 1758, de Limiers prend congé de ses lecteurs dans un supplément de la gazette (p. 85-87).
  • Sur Peuch et des plaintes contre son journal (p. 87-91). Son fils Claude Isaac Peuch lui succède en 1767; son nom apparaît sur le journal du 18 septembre 1767 [peut-être plus tôt, Sautijn Kluit n'ayant pas vu la série complète de cette année] (p. 91). C.I. Peuch quitte Utrecht à cause de ses dettes (p. 87).
  • Le 30 août 1771, le journal est interdit sur plaintes du gouvernement français; il reprend le 19 septembre (p. 92).
  • Autres défenses d'imprimer le  journal du 13 novembre 1779 au  6 décembre 1779 (p. 93-95).

De ces indications diverses, on peut inférer que la Gazette d’Utrecht «avec privilège» a été fondée par Janiçon en décembre 1720 ; les numéros qui précèdent appartiennent vraisemblablement au Journal d’Utrecht de Nicolas Chevalier ; ce journal a peut-être connu une version hollandaise. Janiçon apparaît comme un important entrepreneur de presse à Utrecht, à la tête de plusieurs journaux, dont le Nouvelliste sans fard, et c’est ce journal qui fut condamné à la fin de 1723.  On connaît le prix auquel Limiers fils a vendu la gazette en 1758 : 10.000 florins, somme considérable : Claude Isaac Peuch est encore couvert de dettes en 1782. On sait enfin qu’il existe aux archives d’Utrecht des numéros de la Gazette d’Utrecht datés de janvier 1728, août et novembre 1729, toute l’année 1731, janvier-octobre 1732.

On ne sait pas à quelle date Henri de Limiers fils a renoncé à la rédaction de la Gazette d’Utrecht, mais il dut se faire suppléer assez tôt par Zegers de Cantillon (voir DP2, notice 138bis). Celui-ci affirme dans la Gazette d’Amsterdam, le 18 avril 1760, qu’il a été le rédacteur de la Gazette d’Utrecht «dès avant la mort de M. de Limiers» [1758], et qu’il l’a continuée jusqu’au 21 avril 1760. Un contrat passé par lui, le 12 mai 1758, avec le propriétaire de la Gazette d’Utrecht, Étienne Peuch, stipule qu’il sera payé 1200 florins par an ; il quitte toutefois la rédaction deux ans plus tard.  Alexandre Des Essarts, maître de pension renommé à Utrecht, signe avec Peuch un nouveau contrat le 14 mars 1760 (voir DP2, 225 bis) ; son salaire est fixé à 1400 florins ; en 1766, il y ajoute un contrat de correcteur (400 florins par an). Il quitte toutefois la rédaction an 1er avril 1767, pour se consacrer à ses fonctions d’enseignant et de maître de pension. Il revient à la Gazette d’Utrecht, dont il a racheté le privilège pour la somme de 2000 florins, en février 1782. Sur ces entrefaites, la gazette est interdite en France, ce qui prive la gazette d’une grande partie de ses lecteurs et oblige Des Essarts à emprunter 1000 florins pour payer le privilège ; il n’y parvient pas et doit s’exiler à Bruxelles. Mme Des Essarts, qui est restée à Utrecht, revend le privilège à Louis François de Gilbal ; on ne sait pas si celui-ci prend en charge la rédaction, ou s’il la confie à l’un des fils Des Essarts.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares: Le Journal d’Utrecht est représenté à la BnF par les numéros 61-62 de juillet-août 1712 (G 4467) ; la continuation de Detune, sous le titre de Gazette ou nouvelles impartiales d’Utrecht est représentée par la collection G 4487-4488 en 3 volumes, du 2 mars 1786 au 5 octobre 1787.

 

Auteur additif

Kees VAN STRIEN

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