MÉMOIRES D'AGRICULTURE

Numéro

0871

Titre(s)

Mémoires d'agriculture, d'économie rurale et domestique publiés par la Société royale de l'Agriculture de Paris. Année 1785, trimestre d'été [automne, hiver, etc.].

Titre indexé

MÉMOIRES D'AGRICULTURE

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Eté 1785-hiver 1791. 11 volumes, 2 par année. Privilège du 26 août 1786.

Description de la collection

Sauf exception chaque volume comporte 2 parties, paginées séparément; en outre, au début des volumes, une Histoire, paginée en chiffres romains; environ XX + 200 p. (340 p. par exception).

Frontispices jusqu'en 1788; selon la saison: printemps, paysans tondant des moutons; été, moisson de blé; hiver, laboureurs et semeurs.

Planches: presque dans chaque vol. 1-6; à partir de 1788, également des cartes, 1-4. Format in-8°.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

P. Buisson, hôtel de Mesgrigny, rue des Poitevins n° 13, été 1786. L. Jorry, libraire et imprimeur de Msgr. le Dauphin et des Enfants de France, rue de la Huchette, n° 37, automne 1786. Cuchet, rue et hôtel Serpente, 1786-1788. Paris, «Bureau de la Feuille du Cultivateur», rue des Fossés Saint-Victor, n° 12.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Collaborateurs: Parmentier, Broussonet, d'Ardoin, Turgot (fils), Bullion, Boudaroys, Fougeroux de Blevan, Borel, Boulanger, A. Young, Daubenton, Tour d'Aigues, Blond, Dr. Villars, Poéderlé, Tesson, Thouin, Gouffier, Gilbert, Moreau et Saint-Mery, Varenne de Feuille, Falandrin, Cretté de Palluel. C'étaient pour la plupart des collaborateurs réguliers.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Etablie en 1761, la Société avait publié un volume, puis d'autres ouvrages. En 1785 seulement, elle se proposa de rassembler en 2 ou 3 volumes annuels les mémoires lus et les délibérations des séances. On y ajouterait des observations rurales et météorologiques, fournies par des cultivateurs de différentes régions.

Histoire: une première partie donne les noms des membres associés et correspondants. Il y a parfois des changements: ainsi en été 1788, on ajoute des associés de droit, comme le Prévôt des marchands, des échevins, etc. Parmi les membres, on trouve Lavoisier, Loménie de Brienne; parmi les associés, Parmentier, Malesherbes, Buffon, Angiviller, Vicq d'Azyr, Banks; parmi les correspondants, La Pérouse et beaucoup d'étrangers, non seulement d'Europe, mais du monde entier, comme Arthur Young et Crèvecœur (New York); G. Washington devient associé en 1789. Si les nobles, voire de grands seigneurs sont très nombreux, on accepte de plus en plus des roturiers, cultivateurs, voire artisans à partir de 1789. Suivent des arrêts royaux, des extraits des délibérations qui traitent de différents sujets: cultures, élevage, récoltes, voyages (celui de La Pérouse), maladies des plantes et animaux. Une grande place est accordée aux prix décernés ou proposés, ceux-ci quelques années d'avance. Ainsi revendique-t-on un système pour faire éclore et élever des poulets artificiellement! La Révolution se fait sentir. En 1789 on propose un prix pour 1791, pour celui qui à moins de 20 ans aura appris à lire en un an et à réciter par cœur la Déclaration des Droits de l'Homme. On décide de propager des écrits sur l'agriculture davantage dans les campagnes mêmes. On publie des listes de cultivateurs qui se sont distingués par leurs résultats. On trouve des sujets de prix jusqu'en 1794: mémoires sur l'uniformité des poids et mesures, sur une caisse de prêt pour les paysans, sur les forêts nationales. Les édits royaux sur l'agriculture sont publiés et analysés.

Mémoires: ils portent la date de leur lecture publique. On s'occupe beaucoup de nouvelles cultures (maïs, betterave, navet et pomme de terre). Parmentier (1737-1813) est donc un des correspondants les plus actifs. D'autres cultures: chicorée, trèfle, orge, oranger, piment, riz, coton, soie, mûrier, tabac, olivier, orchis, asperges. Dessèchement des marais; maladies du bétail, reboisement, carie de blé, destruction d'insectes nuisibles. Dans la plupart des volumes, on trouve des observations météorologiques du Poitou et du Boulonnais. Les colonies et leur économie occupent une grande place. Des terres en jachère, des bêtes à laine, des marronniers d'Inde. Le grand froid de l'hiver 1788-1789 provoque une longue suite d'articles pendant plusieurs années. Le voyage dans l'Oisans, par le Dr. Villars de Grenoble, en septembre 1786, offre un certain intérêt: avec un petit groupe on fait l'itinéraire classique de Bourg-d'Oisans à la Chapelle-en-Valgaudemar en passant par La Bérarde. Les habitants seraient «doux, affables et hospitaliers [...] honnêtes [...] plutôt curieux qu'inquiets du sujet qui amène les voyageurs» (1786, t. II, p. 128). On fait des observations sur la géologie, sur la flore, sur les glaciers. L'auteur grimpe sur une montagne et s'exclame: «je ne puis exprimer la surprise et l'admiration que cause un semblable point de vue à l'imagination» (ibid.,p. 139).

Tables chronologiques au début des parties; tables des matières à la fin des volumes.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.N., S 17107-17132.

Auteur

Date indexée

1785
1786
1787
1788
1789
1790
1791