N° 0885

MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ ROYALE [...] DE NANCY * (1754-1759)

Titre(s)

Mémoires de la Société Royale des Sciences et Belles-Lettres de Nancy.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

4 tomes ou volumes publiés en 1754, 1755, fin 1755 et 1759.

Description de la collection

T. I: 154 + 207 p.; t. II, table de 4 p. + 352 p. + errata; t. III, table de 4 p., + 365 p. + errata; t. IV, table de 4 p. + 333 p.

Format in-8°, cahiers de 16 p., 95 x 165.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

«A Nancy, Chez Pierre Antoine, Imprimeur Ordinaire du Roi, de la Société Royale et de l'Hôtel de Ville».

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Fondateur: Stanislas, duc de Lorraine; directeur: l'évêque de Choiseul. On trouve dans le t. I (p. 147-154) la liste des membres pour 1754: le comte de Tressan, Montesquieu et de Secondat, Fontenelle, Moncrif, Fréron, Maupertuis, Titon du Tillet, etc.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Discours préliminaire: le but est d'épurer et d'adoucir les mœurs. Stanislas, venant d'un pays où l'on négligeait les arts et les sciences, s'y consacra en exil et fonda une académie. A l'origine, ce fut une bibliothèque qui décernait des prix. Il y attacha des personnages de marque: cinq censeurs, qui devaient être catholiques, et qui se réunissaient pour délibérer sur les ouvrages (voir les instructions aux censeurs, p. 17-29). La Société s'ouvrit solennellement en 1751; elle siégeait à l'ancien château. Montesquieu se proposa comme membre et fut accueilli avec joie. On établit des liens avec les Académies de Montpellier et de Besançon. Ayant acquis le concours d'hommes célèbres, la Société se transforma en Académie et en reçut les statuts. Les prix devaient être décernés uniquement à des Lorrains. On se mit à composer une histoire de la Lorraine et à publier des Mémoires.

T. I: épître au Roi; discours sur les censeurs et la censure; les poissons de l'Ile-de-France; Lysimaque, conte moral de Montesquieu (p. 118-123); dissertation sur un passage de la Poétique d'Aristote; discours de Saint-Lambert sur les arts; Le Réveil d'Epimène, comédie en un acte de Hénault, etc.

T. II: divers poèmes; différence du bel et du bon esprit; sur les anciens auteurs romains; sur l'obligation de chercher la vérité, de la communiquer et de la défendre; vers de Saint-Lambert sur les bienfaits du Roi; essai qui a remporté le premier prix lors du concours (sur le progrès des arts et des sciences depuis l'établissement des Académies); ce qu'un souverain peut faire de plus avantageux en faveur des sciences et des arts; réponse au Discours sur les arts et les sciences de Jean-Jacques Rousseau. Eloges de Stanislas; discours du Roi. Ont collaboré notamment à ce volume le comte de Custine, Saint-Lambert, le père Pezenas, le chevalier de Solignac, secrétaire-perpétuel de l'Académie.

T. III: rapports de l'Enéide avec les poèmes homériques; réponse au Discours sur le progrès des arts et découvertes depuis l'établissement des Académies; l'esprit philosophique; essai couronné sur le sujet: quels sont les bienfaits les plus utiles aux hommes? Discours de Palissot, de Fréron; la mesure dans le style; la manie de rimer; articles scientifiques; histoire locale; poèmes. Contributions de Palissot, Tressan, Fréron, l'abbé Clément, le père Menoux.

T. IV: utilité des Académies; pourquoi la langue française est chaste, et non la langue latine; discours des morts; éloge historique de Montesquieu: «Jamais législateur ne vit mieux d'un coup d'œil tout le mécanisme du monde moral, et ne démêla avec tant de justesse, selon la variété des génies et des climats, cet amas confus d'intérêts politiques» (p. 271); discours pour l'érection d'une statue à Louis XV. Les articles scientifiques sont assez nombreux: sur le son et la lumière, par le père Morestier, sur le microscope, le télescope, le faux seigle, etc.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.N., Z 28473-28476.

Bibliographie

Vier J.A., «L'activité d'une Académie provinciale au XVIIIe siècle. L'Académie de Stanislas de 1750 à 1766», R.H.L.F., t. XXXIII, 1926, p. 337-354. – Roche D., Le Siècle des Lumières en province: académies et académiciens provinciaux, 1680-1789, Paris, 1978.

Auteur

Henry STAVAN

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