MÉMOIRES LITTÉRAIRES DE LA GRANDE-BRETAGNE 2 *

Numéro

0900

Titre(s)

Mémoires littéraires de la Grande Bretagne.

1768
1769

Titre indexé

MÉMOIRES LITTÉRAIRES DE LA GRANDE-BRETAGNE 2 *

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

1768-1769. Deux volumes annuels rendent compte de la production littéraire de l'année précédente: en 1768 pour l'année 1767, en 1769 pour l'année 1768.

Description de la collection

T. I, 230 p., t. II, 286 p. Pagination continue: au t. I, 8 extraits (p. 1-155), spectacles et beaux-arts (p. 156-185), mœurs (p. 186-205), nouvelles littéraires (p. 205-230); au t. II, extraits (p. 1-186), spectacles (p. 184-251), nouvelles littéraires (p. 252-286). Format in-8°, 100 x 158.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

T. I: à Londres, chez T. Becket et P.A. de Hondt, dans le Strand. T. II: à Londres, chez C. Heydinger, dans Grafton Street, Soho; et se vend chez P. Elmsley, vis-à-vis Southampton Street, dans le Strand.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

J.G. DEYVERDUN (1734-1789) et E. GIBBON (1737-1794). Leurs contributions sont impossibles à distinguer (cf. D.P. 2, art. «Deyverdun»).

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Les deux auteurs s'inspirent du Journal britannique de M. Maty, publié de 1750 à 1757; l'Avis au Lecteur déclare: «L'Angleterre eut, pendant quelques années, un Journal qui a mérité les applaudissements de l'Europe. Le Public ne cesse de regretter le Journal Britannique; nous espérons de le remplacer, sans espérer de l'égaler». A l'exemple de Maty, les auteurs divisent leurs mémoires en grandes parties: «Ces Mémoires seront divisés en trois parties. Nous donnerons, dans la première, des Extraits des Livres les plus intéressans dans chaque genre [...]. Après ce premier objet, nous nous occuperons de deux autres, qui n'ont été que trop négligés. Nous ferons connoître à l'étranger, l'état actuel du Théâtre Anglois, en remontant aussi quelquefois, et en nous élevant jusqu'à ce génie inégal, mais sublime [en note: Shakespear], que l'Angleterre admirera toujours, et qui peut-être n'est pas encore bien connu des autres nations. Les Comédiens sont les Interprètes des Auteurs Dramatiques. Ils trouveront aussi leur place dans nos Mémoires, depuis cet homme unique, qui présente avec tant de vérité toutes les situations [en note: Garrick], jusqu'à l'Acteur qui en rend une seule avec succès. Nous indiquerons ensuite les progrès des Beaux-Arts, et nous les suivrons dans les Expositions Publiques [...]; nous étudierons les mœurs de l'Anglois, et son caractère, en nous étendant quelquefois sur le petit nombre de ceux qui se sont distingués par leurs singularités ou par leurs talens».

Les auteurs ont suivi dans l'ensemble ce programme, et leur journal donne un tableau très riche et détaillé de la culture anglaise au milieu du siècle. On notera particulièrement, dans le t. II, d'importants comptes rendus sur des œuvres de Walpole, Hume, Sterne, Boswell, un article de synthèse sur le théâtre anglais (art. VII), un autre sur la peinture anglaise (art. VIII). L'article IX reproduit une «Lettre de Mr de S... à l'Auteur des Mémoires littéraires de la G.B.», qui fait place à la fois aux éloges et aux critiques.

Dans ses mémoires, Gibbon a évoqué la cessation du journal, qui fut accidentelle: «The materials of the third volume were almost completed, when I recommended Deyverdun as governor to Sir Richard Worsley, a youth, the son of my old lieutenant-colonel, who was lately deceased...» (The Autobiographies of E. Gibbon, ed. J. Murray, 1896, p. 409, cité dans D.P. 2). Gibbon quitta l'Angleterre pour le «grand tour» et abandonna les Mémoires littéraires.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.L., C 58 b 35.

Bibliographie

D.P. 2, art. «Deyverdun».

Date indexée

1768
1769