LE NOUVELLISTE DU PARNASSE, DE CYTHÈRE ET DE LA COUR

Numéro

1062

Titre(s)

Le Nouvelliste du Parnasse, de Cithere et de la Cour. D'après la Copie de Berlin. Par Mrs. P**. et S***.

1756

Titre indexé

NOUVELLISTE DU PARNASSE, DE CYTHÈRE ET DE LA COUR

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Lundi 12 janvier– lundi 11 octobre 1756. 2 volumes. Ni privilège, ni prospectus connu.

Périodicité hebdomadaire, annoncée dans l'avis liminaire du libraire au lecteur («cette Feuille [...] paroitra exactement les Lundi») et parfaitement respectée.

Les numéros portent en tête leur date complète, tandis que le titre général de chacun des deux tomes n'est daté que du millésime.

Description de la collection

La collection compte deux tomes de 168 et 166 p., 95–98 x 148-150, in-8°, groupant chacun vingt numéros hebdomadaires de 8 p., numérotés I-XX. La tomaison n'est indiquée que sur le titre général du t. II, elle manque au t. I.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

L'adresse «A Amsterdam, Chez Isaac Buyn. Libraire sur le Dam. [ou] Sur le Dam.» figure au bas du titre général des volumes ainsi qu'à la fin de chaque numéro.

Distribution: «aux Bureaux des Postes dans toutes les Provinces-Unies» (t. I, p. 14).

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Les initiales P. et S. du titre général sont de fantaisie et la publication est par ailleurs anonyme. Mais dans l'avis liminaire du t. II, on lit: «Le Public a paru si content de cette Feuille, que j'ai cru devoir, par reconnoissance, lui procurer ses ainées, qui ont parues le 6. de Février 1741, et dont il y a 34 Tomes sous les titres de Magazin, Epilogueur, Demosthenes Moderne, Avocat pour et contre, le Patriote Hollandois, et le Nouvelliste, que l'on peut avoir chez moi [etc.]». En prenant congé de son lecteur, le libraire Isaac Buyn répète d'ailleurs cette liste (t. II, p. 165). Ces titres bien connus sont ceux des périodiques successifs de Jean ROUSSET DE MISSY, auquel on peut donc attribuer presque sans hésitation Le Nouvelliste du Parnasse, de Cithère et de la Cour,qui s'avère ainsi l'œuvre, et même la dernière œuvre d'un septuagénaire. Pour remplir sa feuille, Rousset de Missy a fait des emprunts à d'autres auteurs, classiques ou contemporains (voir 6), mais il ne semble pas avoir eu de collaborateur à proprement parler.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Le contenu du périodique n'est annoncé que négativement: «on n'y trouvera ni la sévère Critique de l'Epilogueur, ni les Frivolités de la C*****, ni les Puérilités des Historiettes de M**, ni les bagatelles de la Toilète» (t. I, p. 5-6). En fait, il s'agit d'une feuille littéraire où se mêlent vers et prose. La partie versifiée comprend des fables, des odes, des épigrammes, des énigmes et autres poésies badines ou légères, ainsi que des vaudevilles et des chansons, dont quatre sont accompagnées de leur musique notée (t. I, p. 11; t. II, p. 92, 101 et 140). La majorité de ces pièces de vers ne sont pas signées, quelques-unes le sont d'initiales, d'autres portent le nom de leur auteur: [J.-Fr.] de Bastide (estropié en Bartide), [Louis de] Boissy, Du Resnel, [Aimé-Ambroise-Joseph] Feutry (t. II, p. 96-100: «Les Tombeaux»), G[azon-]Dourx[igné], Gresset, La Chaussée, [J.-Fr. Lériget] de La Faye, Lavergne (auteur non identifié d'une ode bachique), Molière, Pope en traduction, «Renier», J.-B. Rousseau et même Voltaire (t. II, p. 137-139). Côté prose, où tous les textes sont anonymes sauf un, il s'agit surtout de «réflexions» philosophiques et morales (sur l'amour de la patrie, sur le vol légitime, etc.), de commentaires de l'actualité politique et militaire, notamment sur les débuts de la guerre de Sept Ans, de «pensées», d'«anecdotes historiques» et d'autres morceaux plaisants, sans oublier un «nouveau dialogue des morts» entre Alexandre et Attila, deux scènes extraites de la Boutique du bijoutier (Brenner 9799) et, dans les deux derniers numéros, d'un curieux «Dictionnaire portatif de Pensées libres d'un jeune Militaire». A deux reprises, la dernière page d'un numéro est remplie par une annonce de loterie (t. I, p. 40 et 72). On retrouve par endroits la trace et l'expression des sentiments bien connus de l'auteur; admiration pour La Beaumelle, hargne envers Voltaire (t. I, p. 9 et t. II, p. 139).

Table des pièces du t. II aux p. 165-166 de ce tome. Aucune table pour le t. 1.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

Seul exemplaire connu pour l'instant: collection J.-D. Candaux, Genève. Aucun des grands catalogues de livres imprimés ne mentionne ce périodique.

Bibliographie

Resté inconnu d'Alexandre Cioranescu (Cior 18, t. III, 1595-1596), Le Nouvelliste du Parnasse, de Cithère et de la Cour n'avait été signalé jusqu'à présent que par Eugène Hatin (B.H.C., p. 89), d'après une annonce de la Gazette d'Amsterdam du 2 janv. 1770.

Date indexée

1756