N° 1101

PALLAS GUERRIÈRE ET SAVANTE (1742)

Titre(s)

Pallas guerrière et savante, signalé par la gazette d'Amsterdam en 1742; non retrouvé.

Auteur

Anonyme

Additif

Titre(s): Annonce de la Gazette dAmsterdam du 11 septembre 1742: «Johnson, libraire à Rotterdam et à La Haye, commença vendredi 7ème de septembre à débiter une feuille périodique, dont l’Auteur se propose de recueillir, outre les principales nouvelles sur les affaires du temps et les divers mémoires de politique, les plus excellents morceaux d’éloquence et de poésie qu’il pourra recouvrer. Cette feuille, qui est d’un style assez vif, paraîtra tous les mardis et vendredis avant midi, et pourra être donnée le lundi et le jeudi au soir pour ceux qui ont intérêt de l’avoir ces jours-là. Le titre est Pallas guerrière et savante». Voir L’Écho de la vérité de Constantin de Magny (D.P. 1, n° 357).

Titre(s) : Pallas guerriere et savante.Suivi de L’Écho de la vérité « par l’Auteur de Pallas guerriere et savante » : « Changement de libraire, changement de titre, même auteur, même plan et, comme je l’espère, mêmes lecteurs » selon la « Façon de Préface, pour servir d’Introduction à cet Ouvrage » (p. 1). Ces deux périodiques n’en forment en réalité qu’un seul comme le montre l’exemplaire de Pallas guerriere récemment découvert.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s) : Septembre-décembre 1742. Le premier numéro de Pallas guerrière n’est pas daté, mais le n° 2, venant le mardi suivant, est daté du mardi 11 septembre [1742] ; le n° 13 et dernier est daté du vendredi19 octobre ; l’Écho de la vérité prend immédiatement la suite, avec un n°1 daté du mardi 23 octobre ; le n° 14 et dernier est daté du 7 décembre, et comporte le mot « Fin » en colophon. Périodicité annoncée et suivie, bi-hebdomadaire, le mardi et le vendredi. Les numéros 7 et 8 de l’Écho manquent.

Description de la collection : Pallas guerrièrecompte 200 p. et l’Écho de la vérité, qui lui succède avecpagination continue en compte 220 (de la page201 à la page 420). Chaque numéro compte 16 pages. Les cahiers se succèdent (N en fin de Pallas, O en début del’Écho), vraisemblablement chez le même imprimeur. Devise de Pallas : « Omnis in rebus, similitudo est Mater Satietatis. Cicer. De Invent. C.IV. »

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s) : Pallas est imprimé par Alexandre Johnson à La Haie etl’Écho Par Antoine Van Dole également à La Haie ; mais l’annonce du changement, publiée dans le n° 2, du 23 octobre, s’accompagne d’une listede sept diffuseurs, à Amsterdam, Utrecht, Gouda, Rotterdam, Delft, Leyde « et dans les villes plus éloignées ». Cette recherche d’une diffusion large est peut-être la raison du changement de libraire.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s) : Claude François CONSTANTIN DE MAGNY (1692-1764).

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables : Contenu annoncé dans le n° 1 de Pallas : le journal parle de tout et annonce surtout la variété, il s’inscrit sous le signe de Pallas, « symbole de bon sens et des beaux arts » (p. 5), mais les nouvelles, les contes en vers ou en prose seront empruntés à des gazettes et journaux divers, avec une préférence pour la presse anglaise… » (p. 9) : « J’adopterai tout ce que je trouverai dans les papiers anglais de plus digne d’être lu en terre ferme … ». Le ton est celui d’un « spectateur », qui suit l’humeur du moment ; mais le contenu est très variable : suite de nouvelles militaires et diplomatiques(siège de Prague, invasion de la Savoie, incident diplomatique à Londres) ou de mercures français pour les contes, nouvelles et petits vers.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares : Collection étudiée : National Library of the Netherlands, Bibliothèque nationale.

Bibliographie : Mentions dansla Gazette d’Amsterdam du 11 septembre et du 23 octobre 1742. Réédition dans les Œuvres diversesde Constantin de Magny en 1748

Historique : L’Écho s’annonce comme plus littéraire que Pallas, qui se voulait « guerrière » (p. 67), donc plus proche d’une gazette. Mais les différences entre les deux feuilles sont minimes ; la seconde renvoie parfoisà la première, et un trait stylistique les unit : le bon sens, le mépris de l’érudition « à contre emploi » (p. 67), du bel esprit, de l’esprit « conjectural » dans les nouvelles militaires, des nouvelles hasardeuses (p. 213) et des « questions de caffé » (p. 188); l’auteur ne veut pas être confondu avec les « faiseurs de galimatias » (n° 13), avec les « regrattiers du nouvellisme » (p. 117) . Toutefois, son mérite réside surtout dans le choix des articles qu’il reproduit ou qu’il traduit : « L’Écho, comme un perroquet, ne dit rien de lui-même, il ne fait que répéter » (p. 247). On constate d’ailleurs que dans les dernières feuilles du journal, les contes et nouvelles ainsi que les petits vers envahissent de plus en plus la feuille ; un seul numéro fait exception à cette fadeur, le n° 4 de l’Écho, consacré presque en totalité à des « pensées » sur les bibliothèques publiques à Paris(p. 252 et suiv.). Constantin de Magny a cherché à fondre en un seul périodique les gazettes, les mercures et les spectateurs, apparemment sans succès. Ce besoin de synthèse des genres se fait sentir dans les années 1740. Déjà Prévost avait tenté avec le Pour et Contre de créer un spectateur savant ; Constantin s’en inspire en puisant dans le répertoire anglais et en mêlant les nouvelles historiques et les nouvelles littéraires. Il semble s’inspirer surtout du Philanthrope d’Élie Bertrand (1738-1739), son compatriote (voir la notice de François Moureau, n° 1119).

Auteur additif

Jean SGARD

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