LE PATRIOTE ANGLAIS

1748
1752

Titre(s)

Le Patriote anglois [1748-1750: dans l'Empire] ou Histoire de l'Europe Où se trouvent toutes sortes de Remarques et Reflexions Politiques, Historiques, Morales et Critiques [1749-1751: tirées des Auteurs Anglois, et autres les plus celebres].

Titre indexé

PATRIOTE ANGLAIS

Date indexée

1748
1749
1750
1751
1752

Description de la collection

Huit séries à pagination continue reliées en 4 vol.

T. I: 2 janv.-2 mars 1748, XVII numéros, 136 p., inc.; 2e série, 6 août-31 déc. 1748, XLII numéros, 334 p., inc. des n° III, XIII, XXXVII-XLI.

T. II: 4 janv.-22 juil. 1749, LII numéros, 422 p. inc. des n° XI-XIV, XVIII-XIX, XXIII, XXVIII-XXXII; 2e série, 16 sept.-30 déc. 1749, XXIX numéros, 230 p.

T. III: 3 janv.-30 juin 1750, LI numéros, 406 p.; 2e série, 4 juil.-22 déc. 1750, XLI numéros, inc. des n° XXX, XLII.

T. IV: 2 janv.-29 juin 1751, LII numéros (n° I relié en tête du t. III), 412 p.; 2e série, 3 juil. 1751-4 janv. 1752, XLIII numéros, 342 p., inc. du n° XXXII.

Livraisons de 8 p.: cahiers de 8 p. in-12, 95 x 154.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

Francfort-sur-le-Main, James de La Cour. 1748-1749: au coin de la Haase Gass, près les Capucins. 1750-1751: dans la Fahrgass, auprès du Lion d'Or. Se trouve chez M. Schild, graveur au coin de la Haasgass, près les Capucins et dans les bureaux des Postes impériales (5 premiers numéros de 1748).

James de La Cour, à Francfort, demeurant dans la Fahrgass, auprès du Lion d'Or chez M. Francke, pâtissier (1750, n° XXXVI).

Nombreuses publicités pour des médicaments à prendre chez James de La Cour (cf. Le Nouveau Magasin de Londres, 1752-1753).

Abonnement: 6 florins par an dans Francfort; 8 florins franco au dehors (Vrai Patriote hollandais).

Bibliographie

Le Vrai Patriote hollandais (contrefaçon La Cour), t. II, n° VIII, 20 mai 1748: annonce du Patriote anglais. – Kirchner 1931, n° 636. – Kirchner 1969, n° 1665.

Historique

Ce périodique qui se présente comme inspiré des papiers et gazettes anglais ne remplit qu'imparfaitement son programme. Si La Cour, qui se chargeait par ailleurs «depuis huit ans» de fournir deux fois par semaine aux «grands seigneurs de l'Empire» la traduction des papiers anglais (Avertissement, t. IV, 2e série, n° 7), connaît bien le monde britannique, il n'en est pas moins attentif à tout ce qui vient de France. Son journal est politique, plutôt pro-prussien et anti-français (parallèle du système des lois: t. III, n° XLIII-XLIV); il est pénétré de l'esprit de la Réforme; anti-catholicisme naturellement, mais aussi moralisme toujours vigilant, bien que modéré dans ses effets (la danse n'insulte pas Dieu! t. II, n° VI). «Le Prince philosophe encouragera la Religion, qui enseigne toujours une Morale pure et utile aux hommes» (Extrait de «La Voix du Sage et du peuple», t. III, 2e série, n° XVI). En homme des Lumières (t. II, 2e série, n° I), La Cour croit à la pédagogie de la morale, au «catéchisme politique» (t. III, 2e série, n° VII-VIII), qui sortira le peuple de son indolence, l'aristocratie de sa décadence (t. IV, n° XXXI-XXXII), et les gouvernants de leur «épicurisme dangereux à l'Etat» (t. I, 2e série, n° I). Le progrès est dans la science de la politique qui, comme la physique, mesure dans sa «balance universelle» les actes du Prince (t. II, n° XLI).

Mais Le Patriote anglais a aussi son versant frivole: petits vers d'auteurs parmi les plus mondains, réflexions galantes ou à la mode («Remarques sur les paniers des dames», t. III, n° XXXVI), comptes rendus qui ne dédaignent pas les ouvrages enjoués. Il voue à Voltaire, «ce grand poète» (t. III, n° XIV) une admiration éperdue qui n'est peut-être pas dépourvue d'ambiguïté; son éloge de Condillac (t. III, n° XXII) est plus inattendu.

L'historien des sciences et des techniques trouvera ample matière dans Le Patriote anglais nourri de tout ce qui, dans ces domaines, pouvait lui venir des papiers anglais.

En définitive, Le Patriote anglais est un périodique curieusement composite, mélangeant agréablement frivole et sérieux, caractéristique qui signe tous les périodiques de James de La Cour (voir les Amusements historiques et le Nouveau Magasin de Londres).

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

James de LA COUR (cf. Amusements historiques); correspondant à Neuchâtel, D.C*** (avril 1750, p. 45), qui s'intéresse à la médecine et aux sciences naturelles.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

Bayerische Staatsbibliothek, Munich, 8° Eph. pol. 63. Autre ex.: B.U. Halle.

Numéro

1109

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Contenu: nouvelles politiques, extraits des papiers et des gazettes anglais, informations scientifiques et techniques, articles sur les médailles, galanteries et anecdotes, réflexions morales, vers.

Principaux auteurs étudiés: Lévesque de Pouilly (Théorie, numéro entier: t. I, n° XXVII), Soubeiran de Scopon, Frédéric II, Mme de Puisieux, Hurtaut, Dr. Berkeley, Coyer, Le Cat, Burlamaqui, Trochereau. L'Economie de la vie humaine (Le Bramine inspiré) de Dodsley, trad. par Desormes, est curieusement attribué à La Douespe (t. IV, 2e série, n° V).

Vers: Voltaire, Bernis, Desmahis.

Périodiques cités: Journal des savants d'Italie (t. II, n° XXXIV; critique de son catholicisme); Journal historique (t. IV, n° 51, 26 juin 1751; annonce); ce périodique, dirigé par C. Newbrouck de Munster et rédigé par un anonyme, devait commencer de paraître en janvier 1752. Projet: trimestriel, in-8° de 128 feuilles, abonnement par souscription: 3 florins, ensuite 4. Journal inconnu de tous les bibliographes, dont J. Kirchner. Série d'articles sur la mort de Mme Du Châtelet (t. II, n° XII, t. III, n° II et XI), dont le dernier est une lettre de Lunéville sur l'apparition de son fantôme à une sentinelle du roi Stanislas; curieuse «Apologie des Français» sur les ambiguïtés de la langue française (t. III, 2e série, n° X-XI).

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

2 janvier 1748–4 janvier 1752; 4 volumes; bihebdomadaire, le mardi et le mercredi (1748, 2e série, n° 1).