LE PHILOSOPHE BABILLARD

Numéro

1120

Titre(s)

Le Philosophe babillard.

?

Titre indexé

PHILOSOPHE BABILLARD

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Sans date. Un volume. Pas de périodicité annoncée.

Description de la collection

«1re partie» en cinq Discours. Exemplaire relié sans indication de tomaison. 72 p., cahier de 12 p., in-12, 90 x 166.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Contenu réel: «Essai sur l'envie», réflexions sur les femmes et le mariage, le luxe.

Historique

Ce curieux petit périodique entre dans la catégorie des Spectateurs; il est postérieur à L'Indigent philosophe de Marivaux (1727). Une allusion au «prince de Prusse», le futur Frédéric II (p. 8), correspondant de Voltaire, suggère une date entre 1736 et 1740. L'impression, nettement parisienne (cahiers numérotés en chiffres romains), est de qualité médiocre. Y eut-il jamais une «2e partie»? Il semble que la vente se faisait par feuille, malgré des exceptions. Pages 12, 24 et 48, indication: «La suite à une autre feuille». Le texte se présente sous forme de cinq Discours et d'une «lettre d'une Dame de qualité à l'Auteur des feuilles intitulées Le Philosophe babillard» (p. 49) précédant la dernière. L'auteur anonyme a «la démangeaison de discourir sur [son] cher individu» (p. 1-2); il présente de lui-même une autobiographie picaresque (femme irascible et valet en tiers dans le ménage). Il se donne pour imprimeur (p. 7) et affirme que son nom est identique à celui que l'on donne en Dauphine aux chiens fidèles et en Vivarais aux bœufs (p. 4): rébus ou clef sans serrure? Il reste des pages originales, une réflexion piquante, originale, un ton d'artisan qui sent le peuple et non la «gent à barbouillage» (p. 13), les hommes de lettres professionnels. Sa conception de la femme et du mariage est assez traditionnellement «populaire»; mais on croit voir ailleurs quelques éléments d'une pensée nouvelle venue des activités «mécaniques» (le luxe); effet de réel d'un écrivain humoriste ou vérité d'un artisan philosophe? «Brodeurs, tapissiers, sculpteurs, vous êtes mes gens, écoutez-moi!» (p. 71).

L'ouvrage est différent de la brochure homonyme (Nantes, 1748) publiée par Claude-François de Charnage, chevalier Blondeau.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

Paris, coll. privée.

Additif

Historique: Les détails inattendus que l’auteur donne sur son nom orientent vers les régions citées. La pratique typographique correspond, en effet, aux ateliers, alors un peu archaïques, de Lyon et, plus encore, de Grenoble.

Auteur additif