JOURNAL DU HAINAUT ET DU CAMBRÉSIS

0719
1788
1789

Titre(s)

Journal du Hainaut et du Cambrésis.

Paraît avec un supplément intitulé: Affiches, annonces et avis divers, pour les provinces du Hainaut et du Cambrésis (voir Affiches du Hainaut).

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

2juillet 1788-24 juin 1789. Approbation du 14 mars 1788, signée Mairival; privilège du 24 mai 1788; prospectus daté du 2 juillet. Le journal paraît régulièrement deux fois la semaine, le mercredi et le samedi; 52 livraisons pour 1788, 50 pour 1789, réunies en deux volumes (2 juil.-27 déc. 1788, 2 janv.-24 juin 1789). Chaque volume rassemble le Journal et les Affiches ; celles-ci sont groupées en fin de volume. Les journaux sont numérotés, mais non datés; les affiches sont numérotées et datées.

Description de la collection

Chaque journal compte 8 p. in-4°, 135 x 180, et chaque affiche 4 p. Le premier volume compte 442 p. de journaux et les affiches, non paginées. Le second volume compte 404 p., et les affiches.

Devise: Quid verum atque decens euro et rogo, et omnis in hoc sum (Hor. lib. I Ep. I).

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

«Valenciennes, J.B. Henry, Imprimeur-Libraire, au Marché au Poisson».

Souscription au Bureau général à Valenciennes, chez les libraires du Hainaut, du Cambrésis, de la Flandre et de l'Artois; à Paris, au bureau du Censeur universel anglais (veuve Ballard).

Prix de l'abonnement: 12 £ de France pour Valenciennes, 15 £ pour le royaume. Le journal ne semble pas connaître de difficultés en 1788; en 1789, le rédacteur exprime à plusieurs reprises ses craintes, la première fois le 18 avril, puis dans les n° 36, 39, 41, 43, 44, 47, 48, 49; il pressent les menaces qui pèsent sur son journal (n° 31), tente un appel auprès des prêtres. Il lui est reproché de ne pas parler davantage du Cambrésis (1789, n° 31); il affirme ses intentions de renouveler le journal (n° 45).

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Le chevalier L. de LIMOGES, lieutenant des maréchaux de France, «membre de plusieurs académies».

Malade à la fin août 1788, il confie la responsabilité du journal à M. DEBAVAY, avocat échevin, chargé auparavant de la partie historique (1788, n° 18); cette absence a dû se prolonger ou se renouveler, car en juin 1789 (n° 45), l'auteur remercie M. Debavay de l'avoir remplacé. Ont collaboré au journal M. Hécart, membre du cabinet littéraire (pièces fugitives), M. Duchosal, avocat au Parlement, le docteur Dufresnoi des Rosières (histoire naturelle et agriculture), M. Regnard fils, étudiant en philosophie à Paris.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Dans le prospectus, le chevalier de Limoges énumère les futures rubriques du journal: Agriculture, Jurisprudence, Administration, Découvertes, Morale, Histoire, Poésie, Théâtre; comme tous les responsables d'affiches, il exclut la politique «sous peine de suppression de notre journal» (1788, n° 11). Toujours dans le même ordre, on trouvera, dans chaque numéro, les rubriques Histoire, Belles-Lettres, Variétés, Anecdotes, Poésie, et occasionnellement, des comptes rendus de spectacles, des édits et ordonnances, des articles d'histoire naturelle ou d'agriculture. Certains lecteurs se plaignent que le journal ne réponde pas au prospectus (1788, n° 3 et 7). Les spectacles (tant que le chevalier de Limoges s'occupe du journal), l'histoire régionale (grâce à l'érudition de Debavay), la poésie (poèmes de lecteurs, débats littéraires) constituent sans doute les rubriques les plus intéressantes. L'agriculture donne lieu assez souvent à des réflexions générales: critique de la routine des paysans (1788, n° 12), conseils pour le rendement de la terre (n° 14). D'une façon générale, l'histoire, les belles-lettres, les anecdotes et réflexions morales l'emportent de loin sur les sciences et leurs applications. L'auteur semble surtout attentif à rendre compte de tous les ouvrages publiés dans et sur la région, comme de la plupart des ouvrages vendus par le libraire Giard.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.N., Fol. Lc9 82 ter; B.M. Valenciennes, Rés. 706440-706441.

Bibliographie

Mention dans le Courrier des planètes, n° 40, 2 oct. 1788, p. 9. – Morel J., Histoire de Valenciennes sous la Révolution d'après une étude de l'imprimé, mém. dact. U. Lille III, 1971.

Historique

On ne sait à peu près rien du chevalier de Limoges, qui se fit connaître par une traduction de Young, publiée à Limoges en 1779 et 1781, et par une comédie, Jeannot et Colin, «par M. le chevalier de L**, lieutenant des maréchaux de France et membre de l'Académie des Arcades de Rome» (Cior 18, n° 40496). Le Journal du Hainaut, comparé aux autres journaux et affiches, paraît marqué de préjugés nobiliaires et de goûts littéraires assez mondains. Le chevalier fut bien secondé, car ses absences se marquent à peine dans la publication du journal: M. Debavay fut sans doute le véritable administrateur du périodique. Le journal reflète assez bien les sentiments de l'élite valenciennoise: catholique, monarchiste, hostile à l'émancipation féminine (1789, n° 23), traditionaliste en matière littéraire (1789, n° 16). Le Journal du Hainaut et du Cambrésis évolue lentement sous la pression des événements. En octobre 1788, il commence à publier les règlements sur la composition des Etats généraux (n° 37, 38, 39). En avril 1789, il se préoccupe de l'élection des deux députés de Valenciennes (n° 30), tout en multipliant les éloges du «meilleur des rois» (n° 30, 32, 43). D'une façon générale, il s'en tient à la rubrique «Administration» et à la publication des textes officiels. Malgré son conformisme et sa prudence, le Journal du Hainaut est un bon témoin de la vie culturelle dans le Nord à la fin de l'ancien régime.

Titre indexé

JOURNAL DU HAINAUT ET DU CAMBRÉSIS

Date indexée

1788
1789

JOURNAL DE LANGUEDOC

0660
1787

Titre(s)

Journal de Languedoc.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

1er janvier – 15 novembre 1787. Bimensuel. Privilège en date du 19 septembre 1786 accordé par de Crosne. Selon le prospectus, pourvu d'une approbation de Sauvigny datée du 18 septembre 1787, le journal comprendra 24 livraisons par an, composées chacune, en principe, de 3 feuilles d'impression in-8° (soit 48 p.). La collection de la B.N., très lacunaire, regroupe au total 10 livraisons en 3 volumes: t. I (1er et 15 janv., 1er févr. et 1er mars); t. II (1er mai, 1er et 15 juil., 1er et 15 août); t. III (15 nov.). Chaque livraison est lue et approuvée par le censeur Roustan.

Description de la collection

Volumes de 145, 388 et 288 p. avec lacunes dans la coll. de la B.N. Livraisons de 48 p. en 3 cahiers de 16 p. in-8°.

Devise: Provincia, viris, opibus, frugibus memoranda. Martianus Capella, Liv. VI.

Ecussons des villes du Languedoc en frontispice; gravure pour le système des moulins à eau et carte du Languedoc.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

«Nismes. Imprimerie C. Belle, rue des Fourbisseurs». Le prospectus indique également l'Imprimerie Polytype, rue Favart à Paris.

«On souscrit à Paris, au Bureau du Journal du Languedoc, chez Royez, libraire quai des Augustins, près du Pont Neuf; à Nismes chez le Directeur du Journal de Nismes, chez les principaux libraires de Paris, des provinces et des pays étrangers, et dans tous les bureaux des postes de l'Europe, au prix de 24 £».

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

«Par une Société de Gens de Lettres».

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Le prospectus développe l'intérêt des journaux pour la propagation des Lumières et énumère les objets du nouveau journal: 1) Physique et Histoire naturelle; 2) Agronomie et Economie domestique; 3) Commerce et Industrie; 4) Administration, Législation et Politique; 5) Histoire littéraire; 6) Variétés.

Le 1er numéro se présente effectivement comme un exposé de caractère encyclopédique sur le Languedoc (tableau géographique, historique, administratif, économique de la province). Dans les différentes livraisons seront publiés des mémoires sur les grains (de Parmentier), les minéraux (par Dodun), les moulins, l'élevage des moutons, les parasites de la vigne, le tissage de la soie, etc. On trouve aussi des «Extraits de l'histoire du Languedoc» (1er mars), un «Extrait d'un mémoire sur l'histoire naturelle, le commerce et la population de la ville de Béziers» (1er juil.), un ensemble de textes administratifs sur la restauration des arènes de Nîmes (1er juil.). Le journal accueille visiblement un certain nombre de mémoires présentés à l'Académie de Nîmes ou à la Société d'Agriculture. Les pièces fugitives et les contes sont relativement rares, ce qui provoque d'ailleurs la critique d'un lecteur (15 août). On trouve souvent en fin du numéro l'explication des écussons des villes du Languedoc.

Par son caractère encyclopédique et savant, ce journal apparaît comme le moyen d'expression des sociétés savantes du Languedoc. En ce sens, il ne fait pas concurrence au Journal de Nîmes,publié chaque semaine chez le même éditeur, et qui relève plus des Affiches traditionnelles.

Sommaire pour chaque livraison et table générale, classée par rubriques, en fin de volume.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.N., 8° Lc9 84 (coll. incomplète).

Titre indexé

JOURNAL DE LANGUEDOC

Date indexée

1787

LE COURRIER POLONAIS

0318
1649

Titre(s)

Le Courier Polonois Apportant toutes les nouvelles de ce qui s'est passé en l'autre Monde, depuis l'enlèvement du Roy fait par le Cardinal Mazarin à S. Germein en Laye, jusqu'à présent.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Description de la collection

Un cahier de 8 p. dont 6 p. de texte, terminées par le mot «Fin». Format in 4°, 172 x 230.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

«A Paris. Chez la Veuve Jean Remy, rue S. Jacques, à l'Image de S. Remy, près le Collège du Plessis».

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Dialogue entre Charon et un Polonais, qui vient de tenter de passer le fleuve à son insu, au cours du mois de février: ce Polonais, tué par un paysan dont il avait violé la femme et la fille, est chargé d'une lettre que lui a remise un Français pour le cardinal de Richelieu. Charon critique Richelieu et surtout Mazarin, puis il s'en prend à ceux qui conspirent contre le Roi; il fait grâce au Polonais, à charge de remettre au prince de Condé une lettre dans laquelle il lui promet tous les tourments de l'Enfer. Le dialogue s'achève sur les adieux du Polonais.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.N., Lb37 669.

Titre indexé

COURRIER POLONAIS

Date indexée

1649

LE COURRIER DE L'ESCAUT

0267
1784
1789

Titre(s)

Le Courier de l'Escaut.

Devient de 1790 à 1795: Courier de Belgique; puis de nouveau de 1796 à 1798: Courier de l'Escaut; puis en 1799: Courier des départements réunis; de 1800 à 1810: Gazette de Malines; en 1814: Le Courier Belgique; en 1819: Courrier impartial.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Description de la collection

La B.N. garde un cahier de 6 p. pour 1786; le volume M 9929-9930 va du n° 27 au n° 105 de 1787 (p. 161-662) et du n° 1 au n° 84 de 1789 (p. 1-524), avec erreurs de pagination après la p. 470. Regroupés par année, les tomes devaient comporter 662 p. pour 1787, 634 p. pour 1788, 600 p. pour 1789.

Livraisons de 6, exceptionnellement de 4 ou 8 p.; cahiers de 4 p. in-4°, 197 x 235.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

«A Berg-op-Zoom, de l'Imprimerie du Courier de l'Escaut». Probablement à Malines, chez l'imprimeur P.J.

Hanicq, qui donne la liste de ses publications dans le numéro du 30 avril 1787, p. 220; mais on note que les lettres devaient être adressées au rédacteur du Courier de l'Escaut par Bruxelles (28 avril 1788).

L'abonnement est pris par souscription à la demi-année, payée d'avance chez M. Horgnies, distributeur des gazettes étrangères à Bruxelles, au prix de 15 £ de France.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Le Courier de l'Escaut donne des nouvelles de l'Europe et des pays lointains, de Turquie, Russie, Allemagne, Italie, France et Pays-Bas. Il s'agit essentiellement de nouvelles militaires, diplomatiques, économiques, et de faits divers. A partir du 16 juillet 1789 (post-scriptum sur le renvoi de Necker et sur l'approche d'une guerre civile), la politique française passe au premier plan (voir par ex. les nouvelles extraordinaires de Versailles, Paris et Lyon dans le numéro du 27 juillet).

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.N., M 9928 (5 janv. 1786), M 9929-9930, M 9931-9932 (complète pour 1787 à partir du 2 avril, pour 1788 de janvier à décembre, pour 1789 de janvier au 19 octobre; pour novembre-décembre ne subsistent que 3 numéros).

Bibliographie

B.H.C., p. 288-289; D.B.F. («Maret»); Biographie universelle de Feller et Weiss (1847).

Historique

Jean-François Baret, né près de Boulogne-sur-Mer, venait de se faire connaître à Malines par des vers en faveur de l'archevêque quand il lança le Courier de l'Escaut. La publication semble avoir été irrégulière pendant la première année. D'abord hostile à la Révolution, Baret se rallia lorsque Dumouriez envahit la Belgique; il devait devenir député au Conseil des Anciens en l'an VIII. Il semble qu'il ait été responsable de la suite du Courier de l'Escaut, le Courier de Belgique.

Le Courier de l'Escaut, journal bien informé, présente l'intérêt d'être dirigé par un journaliste français, d'abord prudent et conformiste, mais gagné peu à peu par l'effervescence révolutionnaire. Hésitant, souvent ambigu dans ses jugements jusqu'à la fin de 1788, évitant de juger clairement Beaumarchais, Mirabeau ou Necker, il rend compte de plus en plus fidèlement des réactions populaires à l'annonce de la convocation des Etats généraux, relate les événements de Grenoble et de Vizille, intervient dans des sortes d'éditoriaux (distingués de l'information par un caractère plus petit), parfois avec une certaine véhémence: «il ne faut qu'une seule autorité devant qui disparaissent les rangs, les distinctions frivoles, et qui songe que le malheureux journalier est plus utile et plus respectable, que l'automate efféminé qui n'a d'autre mérite que la soie de ses habits et l'or que lui ont laissé ses pères» (8 déc. 1788, n° 98, p. 595). En juin 1789, il déplore les préjugés qui divisent la société et empêchent que la Nation soit unie (1er juin, n° 44, p. 266); en juillet, il donne des commentaires plutôt favorables à la prise de la Bastille (23 juil., n° 59). Premier journal publié par Baret, le Courier de l'Escaut nous donne un témoignage précis sur l'éveil d'une conscience politique pendant les mois qui précèdent la Révolution.

Titre indexé

COURRIER DE L'ESCAUT

Date indexée

1784
1785
1786
1787
1788
1789

AFFICHES DE PROVENCE

0056
1776  ?
1788

Titre(s)

Affiches de Provence.

Devient à partir de 1778: Affiches de Provence, Feuille hebdomadaire d'Aix

Continuation des Affiches d'Aix (1769-1773).

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Probablement reprises par Meynard dès 1776, les Affiches de Provence prennent en 1778 leur forme régulière d'hebdomadaire daté du dimanche (n° 1 de 1778).

Description de la collection

48 à 52 livraisons par an, réunies en volumes annuels. Cahiers de 8 p. in-8°, 120 x 190. Quelques devises latines (n° 6 à 10 de 1778). Parfois un supplément consacré à la jurisprudence.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

Imprimeur: «André Adibert, Imprimeur du Roi, vis à vis du Collège».

Souscription à 6 £ pour Aix et Marseille, à 9 £ par la poste chez le sieur Péret, directeur du Bureau des Affiches.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

MEYNARD (ou Meynard, ou Ménard), puis NICOLLON (d'après Billoud).

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Contenu habituel des Affiches: annonces immobilières, annonces de spectacles, offres d'emploi, conseils pratiques pour la vie quotidienne, remèdes et recettes, «nouvelles particulières», anecdotes et faits divers de France et d'Europe, découvertes, faits extraordinaires, énigmes. On note un intérêt très vif pour l'agriculture (notamment la culture de la vigne, du mûrier et de l'olivier), la médecine et les sciences en général. Les commentaires moraux, littéraires et politiques ne sont pas rares: le rédacteur s'intéresse vivement aux Annales de Linguet, aux derniers ouvrages de Voltaire (et à sa mort en 1778), de Rousseau et de Franklin. Il manifeste une certaine curiosité pour l'étranger, notamment pour l'Angleterre et les Etats-Unis.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.M. Aix, F 1182; B.N., 8° Lc9 154 (année 1778).

Bibliographie

H.G.P. – Billioud J., Le Livre en Provence du XVIe au XVIIIe siècle, Marseille, Imprimerie Saint-Victor, 1962. – Gérard R., Un journal de province sous la Révolution, le «Journal de Marseille» de Ferréol Beaugeard (1781-1797), Paris, Société des Etudes Robespierristes, 1964.

Titre indexé

AFFICHES DE PROVENCE

Date indexée

1776
1777
1778
1779
1780
1781
1782
1783
1784
1785
1786
1787
1788

AFFICHES DU HAINAUT

0029
1788
1789

Titre(s)

Affiches, annonces et avis divers, pour les provinces du Hainaut et du Cambrésis.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Description de la collection

Les Affiches, numérotées et datées, sont groupées à la fin de chacun des deux volumes du Journal du Hainaut 52 numéros (2 juil.-27 déc.) pour l'année 1788; 50 numéros (2 janv. -24 juin) pour l'année 1789. Chaque numéro correspond à une feuille de 4 p. in-4°, 135 x 180.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

Valenciennes, J.B. Henry, au Marché au Poisson. A partir du 1er janvier 1789, l'abonnement séparé pour les Affiches est fixé à 6 £.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Le chevalier de LIMOGES, remplacé à partir du 30 août 1788 par M. DEBAVAY, pour une durée indéterminée.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

La page 1 est consacrée en général aux «avis divers», la p. 2 aux annonces de ventes; la p. 3 comporte un certain nombre d'annonces littéraires (très irrégulières), mais donne également le cours des changes; la p. 4 (souvent incomplète, faute d'informations) est réservée aux ventes de charges et au prix des grains et du pain. Les Affiches offrent également des articles et des anecdotes: «si nous remplissons les 4 pages de choses qui pourraient entrer dans notre journal, dont les annonces sont séparées, c'est pour la satisfaction de nos lecteurs seulement» (n° 9, 30 juil. 1788). A partir d'avril 1789, les Affiches annoncent la publication des cahiers de doléances (n° 27, 28, 29).

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.N., Fol. Lc9 82 ter; B.M. Valenciennes, Rés. 706440 (2).

Historique

Les Affiches du Hainaut semblent avoir souffert plus tôt que le Journal du Hainaut de la désaffection du public. Une maladie «subite et dangereuse» empêche le chevalier de Limoges de veiller à la tenue du journal, et l'on supplie les abonnés de se montrer indulgents (n° 18, 30 août 1788). En novembre et en décembre encore, il arrive à plusieurs reprises que la page 4 reste vide. C'est au mois d'avril 1789 que la situation commence à se dégrader: dans le n° 31 du 18 avril, le rédacteur s'engage à parler davantage du Cambrésis; il fait appel aux nouveaux lecteurs, notamment aux curés des paroisses; sans leur aide, on aura «la mortification de renoncer, faute de souscripteurs». Les appels deviennent pressants en juin (n° 45, 47, 48, 49); le n° 50 est réduit à deux pages. Il est peu probable que le chevalier de Limoges et l'avocat Debavay, épris de belles-lettres et d'histoire régionale, aient eu beaucoup de goût pour leur feuille d'annonces, qui dépérit peu à peu; les événements de juin-juillet 1789 ne furent sans doute pour rien dans la déroute des Affiches du Hainaut.

Titre indexé

AFFICHES DU HAINAUT

Date indexée

1788
1789