EXAMEN CRITIQUE DES JOURNAUX

Numéro

0428

Titre(s)

Examen critique des journaux et autres écrits périodiques qui se publient en Europe et ailleurs.

1783

Titre indexé

EXAMEN CRITIQUE DES JOURNAUX

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Ce périodique ne nous est connu que par un prospectus daté de 1783. Périodicité annoncée: tous les 15 jours (Prospectus, p. 38).

Description de la collection

Prospectus de 40 p., in-12. Le format du périodique aurait été le même que celui du Prospectus (p. 38): «4 feuilles d'impression», in-12.

Devise: Patria! Tibi equidem verbo et opere auxiliatus sum (Solon in Diog. Laërc).

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

A Londres, chez G. Bigg, Denmark-Court Strand, n° 20. Libraires associés: Londres, chez Elmsly Bossière; Amsterdam; les héritiers de Van Harrvelt; New York, Jacques Rivington.

Imprimeur: G. Bigg.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

L'auteur (un Français?) habite à Londres, Charlotte Street, Portland Place, n° 35.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Contenu annoncé: «Pour procéder avec ordre, nous mettrons à la tête du journal un précis raisonné du droit naturel. Au moyen de ces notions préliminaires, un lecteur exercé saura déjà à quoi s'en tenir sur la plupart des objets qui intéressent la société». (Prospectus, p. 6).

Principaux centres d'intérêt: politique, droit, théorie de la société.

Historique

L'intention de l'auteur anonyme «est de développer à l'homme [sic] une morale si conforme à ses vrais intérêts qu'il ne voit plus rien d'utile que ce qui est juste, ni plus rien de nuisible que ce qui est criminel de sa propre nature. Nous nous appliquerons donc à lui rappeler quelle est l'étendue de ses droits et quelle est la règle de ses devoirs. Nous lui ferons voir que ses droits consistent dans la sûreté de sa personne, dans la liberté de ses actions, dans la propriété de ses biens. Nous lui montrerons que ses devoirs consistent à respecter ce triple droit dans les autres. Enfin nous lui prouverons que les gouvernements ne peuvent avoir été institués que pour lui garantir ces trois branches du droit naturel» (p. 5).

Très politique, et bien que d'inspiration anglaise, l’Examen critique des journaux sera publié en français pour les raisons suivantes: «Nous emploierons la langue française parce qu'elle est la plus répandue, parce qu'elle paraît consacrée à la politique et pour d'autres raisons que nos lecteurs devineront aisément [?]» (p. 14).

Le périodique est très critique à l'égard de la France, la patrie de l'absolutisme: «Notre journal sera donc dirigé contre le despotisme. On sait que ce grand abus, que ce maître crime, est la source de tous les maux qui inondent le genre humain» (p. 19, voir aussi p. 8-9). Cet absolutisme français se manifeste avec éclat, selon l’Examen critique des journaux, en matière de liberté de la presse: «Tel est l'usage que fait le despotisme des journaux, des gazettes et autres écrits périodiques. Ces ouvrages sont les dépôts ordinaires de tous les mensonges dont on se sert pour séduire et abuser les hommes. Ils sont d'autant plus insidieux qu'ils paraissent avoir pour objet l'instruction publique. [...] Ces sortes d'écrits ne peuvent donc que multiplier les erreurs en morale et en politique» (p. 10-11).

Mais le champ de propagande de l'Examen critique des journaux ne se limitera pas au domaine politique: le rédacteur y adjoint son corollaire, le domaine religieux. Sa conception de la religion sera en effet différente de la religion romaine qui a cours en France: «Nous défendrons aussi, avec tout le zèle dont nous sommes capables, une religion utile au bonheur des hommes, fondée sur la liberté de conscience, et par conséquent toute conforme au droit naturel. Nous ne condamnerons que l'intolérance, comme un abus contraire à la saine morale, injurieuse à la raison et incompatible avec la tranquillité des peuples» (p. 17). Ainsi, «on comprend bien qu'un journal, tel que celui que nous annonçons, ne peut avoir lieu que dans un pays libre», l'Angleterre évidemment, et non pas la France (p. 37).

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

Seul exemplaire connu du Prospectus: Ars., 8° H 26692.

Date indexée

1783