N° 0483

GALERIE DES MODES (1779-1781)

Titre(s)

Gallerie des modes et costumes français dessinés d'après nature, gravés par les plus célèbres artistes en ce genre et colorés avec le plus grand soin par Madame Le Beau. Ouvrage commencé en l'année 1778.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

S.d.; le t. II porte la date de 1781. Privilège imprimé à la fin du t. II, en date du 17 août 1778 pour un ouvrage intitulé «Les modes françaises, et leur composition». Approbations du 25 avril 1779 (t. I) et du 16 décembre 1780 (t. II).

Description de la collection

T. I: introduction (p. I-IV), description des habillements à la mode (p. 1-40), 16 cahiers de 6 planches chacun, du 1er au 16e (la suite des planches n'est pas paginée); t. II: avertissement (p. 2-3), description des habillements à la mode (p. 5-48), 23 cahiers de 6 planches chacun, du 18e au 40e. Chaque cahier comprend 6 planches en couleurs.

Illustrations: t. I, un frontispice allégorique avec Mercure proclamant la renommée des Modes, et le Goût qui éclaire la Folie et l'Amour dans le choix des ajustements à la mode; t. II, une gravure décrivant le choix des ajustements à la mode (p. 6). L'ouvrage est composé, pour la plus grand part, de planches gravées en couleurs.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

A Paris, chez les sieurs Esnauts et Rapilly, rue Saint-Jacques, «A la ville de Coutances». Imprimeur: Grangé, rue de la Parcheminerie.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Guillaume François Roger MOLÉ. Son nom apparaît au t. II, p. 48, en signature de la description des habillements. G.F.R. Molé, avocat (1742-1790), est l'auteur d'une Histoire des modes françaises ou révolutions du costume en France depuis l'établissement de la monarchie (Amsterdam, 1773) et d'un Essai historique sur les modes et le costume en France (nouv. éd., Londres, 1776), sans doute le même ouvrage que le précédent (cf. cat. B.N.).

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Contenu annoncé: «donner une vraie idée des modes en tout genre» (Introd., t. I); «rassembler toutes les modes [...], les faire connaître aussitôt qu'elles sont écloses pour devenir [...] très utiles aux Artistes qui seront chargés d'exécuter quelques tableaux relatifs aux événements qui se passent sous nos yeux. [...] Aider à la propagation des modes françaises à l'étranger, nouvelle branche de commerce, nouvelle ressource pour la Nation» (Avertissement, t. II).

Les planches et leurs légendes illustrent des scènes de la vie privée: «Femme en robe à la polonaise de taffetas rouge remettant sa jarretière et laissant voir sa belle jambe» (7e cahier), «Cuisinière nouvellement arrivée de province et qui commence à prendre les airs galants de Paris» (8e cahier), «Petite maîtresse en robe lilas tendre garnie de gaze à la promenade du Palais-Royal» (9e cahier), «Acteur bourgeois étudiant son rôle à la promenade» (10e cahier), «La distraite»: «Cette femme, après s'être habillée entièrement, se ressouvient qu'elle ne s'est point lavé les pieds et se fait apporter une cuvette par sa femme de chambre» (12e cahier), etc.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.N., Rés. L I 74; coll. étudiée: B.M. Lyon, Rés. 24 992.

Bibliographie

Rééd.: voir G. Schefer, Documents sur l'histoire du costume de Louis XV à Louis XVIII, Paris, 1911, planches 22 à 82 (B.N., Rés. L I7 61).

Contrefaçons: Gleich (in-8°); Jean Martin Will; Crespy (1779); Habillements à la mode (Letourny); The Lady's magazine (1786); Almanach de Gotha (Châtelain, 1786).

Cohen H., Guide de l'amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle, Paris, 1912, col. 421. – Colas R., Bibliographie générale du costume et de la mode, 1933, t. I, p. 418-438. – Tetart-Vittu F., «La Gallerie des modes et costumes français», Nouvelles de l'estampe, n° 91, mars 1987, p. 16-21.

Historique

La Galerie des modes, suite de gravures grand in-4° accompagnées de textes, publiée par Jacques Esnault et Michel Rapilly est souvent considérée comme le premier journal de mode illustré bien qu'elle soit plutôt une suite d'estampes classées en volumes subdivisés en cahiers de six ou trois planches, comparable en cela aux nombreux recueils de broderies, bijoux, gilets ou motifs pour l'étude du dessin que les marchands d'estampes vendaient communément.

Originaires de Normandie, Esnault et Rapilly signalés à Paris en 1768 comme étaleurs associés, s'établirent rue Saint-Jacques à La Croix de Lorraine, avant d'ouvrir la maison de La Ville de Coutances où ils tinrent un fructueux commerce d'estampes, dont témoignent les 45 000 £ de biens de Rapilly en 1787 lors de son mariage avec la fille de son associé et le bilan de faillite du 20 février 1790 où les dettes actives s'élevèrent à 208 550 £ pour 212 714 £ de passives. Rapilly décédé en 1797, sa femme continua le commerce avec son père jusque vers 1804.

Accusés lors de nombreux procès de «tenir un magasin public de contrefaçons», ils présentèrent néanmoins le 22 avril 1778 une demande de privilège pour «faire imprimer et donner au public les modes françaises de leur composition pour eux et leurs hoirs à perpétuité» (B.N., ms. f. fr. 22002). Cette formule vague leur permettait d'y inclure tout costume ou sujet s'en approchant, soit les cahiers de Costumes français pour les coiffures, dont les deux premiers sont annoncés dans le numéro du 4 avril 1778 du Journal de la librairie, soit le Couronnement de Voltaire sur le théâtre, objet d'un procès retentissant contre André Basset en avril 1779 (A.N., Y 576), pourvu d'un n° 100 pendant l'instance pour l'incorporer dans la suite des Costumes français.

Depuis 1770 environ, les graveurs, coiffeurs et libraires palliaient le manque de journal de mode illustré par la publication de planches de coiffures, que ce soit sous la forme de petits almanachs tels ceux du coiffeur Davault réédités et augmentés de 1771 à 1780, ou ceux publiés par Desnos qui forment une collection de quinze petits volumes de modes en 1782, sans oublier la Première Suite d'estampes pour servir à l'histoire des mœurs et du costume des Français au XVIIIe siècle de Freudenberg sur une idée d'Eberts, suivie de la Deuxième Suite par Moreau-le-jeune en 1777, dont la qualité visait un public cultivé. C'est alors qu'Esnault et Rapilly prennent ce privilège pour entrer en lice sur un marché qui semble prometteur. Ils ne peuvent ignorer que leur confrère Valade a demandé le 2 juillet 1777 une permission simple de trois ans pour éditer par souscription un Manuel des toilettes, c'est-à-dire quatre cahiers de treize planches chacun à paraître tous les trois mois et qui furent gravés de mars 1777 à décembre 1778 dans les livraisons du dimanche de La Feuille sans titre puis de L'Indicateur, feuilles éditées par Jean-Jacques Tutot à Liège, dont Valade était le représentant pour la France.

Leur entreprise était en fait la synthèse du sujet amorcé par les almanachs et de la qualité de dessin et de gravure des suites de modes de Moreau-le-jeune. Les six premiers cahiers qui groupent quatre coiffures par planche reprennent parfois des créations de Davault de 1776 à 1778, car celui-ci n'est couvert par un privilège perpétuel qu'à partir du 28 novembre 1778. Ces coiffures sont finement dessinées mais n'étant pas signées, on ne peut les attribuer à Claude-Louis Desrais plutôt qu'à Pierre-Thomas Leclerc, tous deux dessinateurs de modes et ornements. Ce n'est qu'à partir du troisième cahier que l'on mentionne le privilège correspondant à la fin août 1778; or, en mai, la veuve Avaulez avait demandé un privilège pour des modes dont on connaît deux séries de douze planches in-8°: Suite des nouvelles modes françaises depuis 1778 jusqu'à ce jour dessinées d'après nature par C.L. Desrais. Cet exemple a très probablement convaincu nos deux libraires de présenter des suites d'habillements à partir de leur 7e cahier, les planches étant non seulement pourvues d'une lettre détaillée mais aussi signées des noms du dessinateur et du graveur. Or le vol de 42 feuilles de ces sept cahiers chez l'imprimeur Fausseret (A.N., Y 11094, 5-7 déc. 1778) convainquit Esnault et Rapilly d'imprimer chez Grange, et de réunir ces cahiers de costumes en un volume relié, ce qui apparaît dans le titre de la première planche (n° 79) du 14e Cahier de costumes français, 8e Suite d'habillemens à la mode, Ier Cahier pour le Ier volume; cette dernière précision a été suivie pour la reliure, ancienne, de certaines collections, ainsi à la Bayerische Staatsbibliothek de Munich. C'est alors que l'on emploie le mot galerie dans le titre inscrit sur le frontispice orné, et le 25 avril 1779 le censeur autorisait la parution des «16 cahiers de 6 feuilles sous frontispice avec description générale formant le 17e cahier». Forts de ceci, Esnault et Rapilly faisaient poursuivre cinq jours plus tard, le 30 avril, Basset accusé d'avoir copié 192 planches (A.N., Y II 905). Il en résulta un échange de factums et un jugement en faveur des deux associés le 14 décembre 1779. Ceux-ci avaient pris comme défenseur l'avocat Guillaume-François-Roger Molé, l'auteur anonyme de l'explication des cahiers (B.N., 4° Fm II 688) mais Basset ne leur pardonnait pas d'avoir entravé le succès du Manuel des toilettes de Valade qu'il avait repris en 1778 et dans sa réponse, imprimée chez ce même Valade (cette pièce qui fut dans la collection Rahir est à la bibliothèque du musée Victoria et Albert de Londres), il leur reprochait de ne pas avoir obtenu «un privilège en 1778 pour une galerie mais bien pour une collection de modes françaises de leur composition. Ils auraient mieux fait de ne représenter que des mannequins vêtus à la mode» et non des scènes de genre telles que les six planches jointes au document comme pièces à conviction: «Les délassements du bois de Boulogne, La petite mère, etc…».

Ce procès modifia probablement la politique des deux libraires car, Basset les attaquant directement en obtenant le 30 janvier 1780 un privilège (B.N., ms. f. fr. 22002) pour une Collection d'habillemens modernes et galans y compris les habillemens des princes et des seigneurs, ce n'est que le 16 décembre qu'ils obtiennent l'approbation du deuxième volume, alors qu'en avril, 138 planches étaient déjà imprimées; en revanche l'ouvrage est vraiment considéré comme «La Galerie de modes françaises, second volume» avec description signée de Molé et surtout un Avertissement précisant leur intention de se conformer aux demandes du public, indiquant que les modes de ce second volume «s'étendent jusqu'à l'automne de 1780 et qui ont été à la mode depuis la parution du premier» et que s'il leur échappait quelque article ils l'inséreraient dans le troisième volume. Ce dernier est indiqué en effet sur la première planche du 36e Cahier de costumes français, 28e Suite d'habillemens à la mode, Ier Cahier pour le 3volume. Celui-ci qui reprend le choix du 2e volume (14e cahier) avec la représentation de la famille royale est en concurrence avec le premier cahier publié par Basset et dès lors les cahiers ne furent plus réunis en volumes ni accompagnés d'un texte. Prudemment ils soulignaient d'ailleurs dans leur Avertissement que leur «objet étant de non seulement rassembler des modes mais encore de les faire connaître aussitôt qu'elles sont écloses» ils continueraient à «distribuer l'ouvrage par cahier». C'est ainsi que cette publication prend une forme périodique, par sa numérotation suivie en cahiers, suites et planches jusque vers la fin de 1787. C'est un peu ce que l'auteur de L'Eloge des coeffures (B.H.V.P., 10988) laissait entendre en décrivant les coiffures du 39e cahier de 1781 (pl. 223 à 228) comme la «Bibliothèque voltigeante des dames dont on donne tous les mois, une nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée, avec une ample table des matières qui se vend chez Rapilly rue St Jacques».

Néanmoins les difficultés rencontrées par les éditeurs se traduisent alors par un certain flottement dans l'ordre des suites; il y a ainsi deux autres cahiers 39 bis, l'un de portraits des années 1760 (pl. 247-252) et l'autre (pl. 253-257) de modes de 1784 par François Watteau. D'ailleurs ils procèdent alors à une numérotation parallèle de cahiers de costumes et de cahiers de coiffures. Ces derniers figuraient de petites vignettes en vis-à-vis par 12 ou 16, d'une vente assurée pour des macédoines ou des feuillets d'almanachs. Il est indéniable que pour cette entreprise l'année charnière demeure 1781-1782, année d'arrêt de la Galerie sous sa forme reliée mais époque de sa diffusion car nous avons retrouvé trois pages de titre datées de 1787, deux à la Pierpont Morgan Library dont voici le texte: «Galerie / des modes / et / costumes français / dessinés d'après nature / gravés par les plus célèbres artistes en ce genre / et coloriés avec le plus grand soin» puis un fleuron aux armes de France et en-dessous «A Paris / chez les sieurs Esnauts et Rapilly marchands d'estampes / rue St Jacques, à la ville de Coutances / M DCC LXXXI / Avec approbation et privilège du Roi». La troisième, à Munich, simplifiée, porte «tome second». Si l'on remarque que lors du bilan de 1790 on considérait seulement les 33 premiers cahiers et dix séries de coiffures (correspondant à 1782), on reste perplexe sur les 36 cahiers suivants pourtant annoncés dans le Journal de la librairie au même prix de 3 £ en blanc et 6 £ en couleur.

Quoi qu'il en soit la présentation de ces cahiers utilise plusieurs formules: le genre galant pour les 19 cahiers de Watteau fils où l'accent est mis plus sur les attitudes des jeunes femmes que sur les vêtements, ou bien des formats réduits par l'impression de deux planches numérotées sur une même feuille pour les cahiers 53, 54, 56, 58, 59 et 61 et enfin de petites figures encadrées agrémentées d'éléments décoratifs tels que bonnets, rubans, gilets ou bottes (cahiers 50, 55, 63) qui évoquent les frontispices du Journal der Moden commencé en 1786.

On peut s'interroger aussi sur les dessinateurs et les graveurs de cette entreprise pour lesquels nous ne possédons pas de contrats. On sait qu'Esnault et Rapilly étaient liés à Jean Victor Dupin qui grava 194 planches de cette suite de 1778 à 1787 mais il est difficile de savoir si les dessinateurs travaillaient directement pour les libraires ou bien si leur dessin était repris de deuxième main. Cinq noms sont inscrits sur les gravures, Claude-Louis Desrais, Pierre-Thomas Leclerc, J.-B. Martin, de Saint-Aubin, Watteau fils, or certains des dessins sont des remplois, notamment les costumes de théâtre de Martin parus vers 1760 et les trois cahiers de Grandes robes d'étiquette de cour de la France faisant suite aux costumes français dont les 18 dessins modèles datées 1778 existaient mais ont été redessinés et recoiffés à la mode pour leur gravure en 1787. Un simple comptage montre que sur les 364 planches signées, 149 sont de Leclerc, 121 de François Watteau et seulement 60 de Desrais, sollicité par ailleurs par Basset, puis en 1785 par Buisson pour les planches du Cabinet des modes.

En fait l'importance de la Galerie se mesure surtout au nombre de ses contrefaçons et à son renom posthume. En dehors des copies en très petit format des almanachs de Gotha par Chodowiecki, des planches populaires de Letourmy à Orléans ou des in-folios documentaires de J. Nahboltz: «Collection de costumes français en habillemens à la mode et au théâtre dessinés par Mr. Leclerc, Desrais et autres maîtres à Paris, tirés de quatre fois plus grandes en cette petite forme / les grandes à Paris chez Esnauts et Rapilly rue St Jacques à la ville de Coutances» qui groupe seize vignettes de figures accouplées selon le style, c'est dans l'entourage du graveur Jean-Martin Will que l'on rencontre le plus grand nombre de copies. Will était un intermédiaire important entre les marchands de la rue Saint-Jacques et l'Allemagne et notamment Johan-Elias Haid d'Augsbourg qui publia des gravures en manière noire représentant des sujets de la Galerie des modes sous des titres et avec un décor différents; Will lui-même ayant tiré une suite très soignée mais inversée de 141 planches connues portant l'adresse «A Augsbourg chez J.M. Will Fauxbourg S Jacques». Celle-ci eut aussi ses épigones en in-8° chez l'auteur ou chez Gleich... Toutes ces suites ont une numérotation propre. La notion de nouveauté en mode étant alors relative, quelques planches apparaissent plus tard dans des périodiques, ainsi la gravure n° 125 de 1779 est reproduite dans une livraison du Lady's Magazine de 1786 et quelques figures de Watteau illustrent le Journal der Moden de 1788.

L'intérêt pour les séries de costumes se poursuivant au XIXe siècle, les historiens citèrent très souvent «le Recueil d'Hénault». Des dessinateurs collaborateurs de journaux de mode comme Sorrieu et Compte-Calix en interprétèrent les figures pour des volumes primes d'abonnement et les Goncourt en illustrèrent l'édition de 1887 de La Femme aux XVIIIe siècle. La consécration vint enfin en 1911 avec l'ouvrage de Gaston Schefer, Documents pour l'histoire du costume de Louis XV à Louis XVIII qui reproduit en fac-similé 61 planches de la Galerie bientôt suivi en 1912 de la grande édition de 325 planches en quatre portefeuilles de douze livraisons par Paul Cornu, avec une introduction historique, une table de concordance avec l'édition originale et un glossaire. En 1956 une sélection de 24 planches, avec un texte de Roger-Armand Weigert a encore paru chez Rombaldi.

Après la liste détaillée établie par René Colas en 1933, Raymond Gaudriault a donné le dernier repérage des gravures dans son Répertoire de la gravure de mode française des origines à 1815, Paris, 1988. Ces bibliographies permettent de voir plus clairement ce qui fait vraiment partie de la Galerie car si l'on en juge par les dix-sept collections conservées dans divers lieux que nous avons consultées, on s'aperçoit que les acheteurs, même dans les reliures anciennes, en ont usé selon l'habitude de «truffage» des collectionneurs, y insérant non seulement des dessins préparatoires mais aussi des cahiers d'ornements et presque toujours des planches des habillements de Basset, l'inséparable rival des deux libraires.

Auteur

Claude LABROSSE et Françoise TÉTART-VITTU

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