RECUEIL D'OBSERVATIONS DE MÉDECINE DES HÔPITAUX *

1166
1766, 1772

Titre(s)

Recueil d'observations de médecine des hôpitaux militaires.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Deux volumes publiés en 1766 (t. I) et 1772 (t. II). 

Description de la collection

Le t. I fait succéder des mémoires divers; le t. II est divisé en 13 chapitres. T. I: XXXII + 423 p. + XX (table des matières et errata) + II et 76 p. (formulaire, ensemble de formules de remèdes). T. II: XXX (table des matières) + 778 p. + XII + [II].Format in-4°. Un fleuron en page de titre des deux vol., bandeaux en tête des chapitres du t. II.   

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

Paris, Imprimerie royale.     

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Richard de HAUTESIERCK, écuyer, chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, etc.Collaborateurs: au total, 79 auteurs, parmi lesquels les plus souvent présents sont Daignan et Dehorne (cf. D.P. 2). Hautesierck met en relief dans la Préface du t. II son travail original (avec Bayen) sur les eaux minérales de Luçon (Bagnières de Luchon). 

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Hautesierck dédie le t. I au duc de Choiseul: «puisqu'il est en quelque sorte votre ouvrage, par le plan que vous en avez tracé». Le journal doit toucher à tout ce qui a rapport à «la conservation des soldats». Dans la Préface, il annonce des «Mémoires topographiques», des «Observations météorologiques et chimiques», ce qui a trait aux épidémies, à des «cas particuliers et extraordinaires». Mais le t. II est divisé en 13 chapitres, chaque chapitre ayant un objet plus particulier comme «Dartres et gales répercutées» (ch. V), «De quelques maladies du foie» (ch. VI), «Observations anatomiques» (ch. XII), «Des eaux minérales» (ch. XIII). Noter des tableaux d'observations météorologiques pour les mois d'octobre 1770 à septembre 1771 (t. II, p. 193-215). Ce second tome est dédié au marquis de Monteynard.

Seul le t. I a une table des matières en forme d'index alphabétique; le t. II a une table des matières détaillée selon la pagination du volume.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.M. Lyon, 150 303; B.N., 4° Td138 6; B.M. Bordeaux, DU 3399.

Bibliographie

D.P. 2, art. «Hautesierck», «Dehorne».

Auteur

Titre indexé

RECUEIL D'OBSERVATIONS DE MÉDECINE DES HÔPITAUX *

Date indexée

1766
1772

LE PORTEFEUILLE LYONNAIS

1130
1779
1780

Titre(s)

Le Porte-feuille lyonnois, ou Bigarrures provinciales, trouvées par un Q... ni cuirassé, ni mitré, mais botté.

Titre du t. II: Suite du Portefeuille lyonnois, ou Bigarrures provinciales, rédigées par le même...

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

1779 – 1780. 2 volumes; un 3e est annoncé à la fin du t. II. L'auteur renonce d'emblée à une périodicité régulière: «il faut donner le temps aux faits de s'accumuler avant de les raconter» (p. V). Le t. I est précédé d'un Avis curieux de l'Editeur et le t. II d'un Prélude sur tous les tons. 

Description de la collection

T. I: VI + 208 + II p. de tables; t. II: VI + 147 + 1 p. de tables. Cahiers de 16 p. in-8°, 140 x 210. Devise: Non suos correxit sub censore Libellos / ridentem dicere verum, quid vertat? (n° I); Non censor, nec satyrarum scriptor / sed ridentem dicere verum, quid vetat? (n° II). A Minorque, «aux dépens du Gouvernement». [A Lyon selon l'exemplaire de la B.M. de Lyon et Hatin].  

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

BRUYSET DE MÉNEVIEUX ou de Manevieux, selon le catalogue de la B.M de Lyon et celui des A.D. du Rhône; Sain de Ménevieux d'après Barbier (t. III, p. 596), critiqué par Bréghot Du Lut; selon celui-ci, il s'agirait du libraire Bruyset (Biographie lyonnaise, p. 177); mais Bréghot Du Lut est à son tour démenti par une note manuscrite de l'exemplaire de la B.M. de Lyon, qui désigne «Claude Bruyset, trésorier de France à Lyon». Or l'Almanach de Lyon pour 1777 donne, pour cette charge, le nom de «Louis Claude Bruyset de Manevieux». L'auteur affirme n'avoir pas de «coopérateur» (t. II, p. IV).

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Le «Prélude» du t. II semble annoncer un passage des «bigarrures lyonnaises» au fait divers: «Les incidents d'une Province, les anecdotes d'une grande ville me fourniront toujours des matériaux que je façonnerai à ma manière» (p. IV et 5, [sic]). Bigarrure en effet: on peut trouver aussi bien le récit d'une séance du Collège de médecine de Lyon sur le choix d'un emplacement pour le futur cimetière (30 nov. 1776), des observations sur le canal de Givors, sur l'art vétérinaire ou l'inoculation (t. I), que des considérations sur la mode, ou, dans le t. II, des fragments de romans, des nouvelles comme «Le Tombeau des deux amants» (p. 69-85). L'intérêt réside surtout dans les informations médicales et vétérinaires, les innovations diverses, les curiosités locales (présentation des projets de Perrache et Morand comme par un promeneur, t. I, p. 31-32), les faits divers (suicides, fuite d'une novice, assassinat d'un colporteur, etc.). On note une diatribe contre Chassaignon, auteur des Cataractes de l'imagination (t. II, p. 146-147), un compte rendu du Mémoire sur la conservation des enfants (t. I, p. 190-191), un autre sur les Discours politiques, historiques et critiques du comte d'Albon (ibid).

Tables à la fin de chaque volume.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.M. Lyon, 479991 (2 numéros en 2 volumes); A.D. Rhône, fonds Galle, D.805 (2 numéros en 2 volumes).

Bibliographie

B.H.C., p. 299; Barbier, t. II, p. 956; Bréghot Du Lut, Bibliographie lyonnaise, Lyon, 1836, p. 177.

Auteur

Titre indexé

PORTEFEUILLE LYONNAIS

Date indexée

1779
1780

JOURNAL DU MONDE

0722
1771

Titre(s)

Journal du Monde ou Géographo-historique, orné de cartes analytiques pour l'étude de la géographie, et de cartes itinéraires pour l'usage des voyageurs, par une Société de Gens de Lettres.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Mai - juillet 1771; privilège du 17 janvier 1771 au nom de Brion de La Tour, qui le cède à Morlet le 26 janvier 1771. Le Journal du monde est annoncé dans le Journal de la librairie du 30 mars 1771 (n° 13, art. 8, «Livres nationaux, avec privilège»). Périodicité annoncée: mensuelle; il paraîtra en fait 2 numéros par mois, soit au total 6 numéros (cf. Affiches de Lyon,24 juil. 1771).

Description de la collection

Format in-8°; cartes dépliantes en couleurs.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

A Lyon, chez Morlet, au Cabinet littéraire de la Place des Terreaux, et à Paris, chez Lejay, rue Saint-Jacques.

Abonnement à 24 £, franc de port; 2 £ 8 s. par cahier séparé; «pour Lyon, où s'imprime le journal, 19 £ 4 s.» (Gazette de France, 8 juil. 1771).

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Louis BRION DE LA TOUR père (ingénieur du Roi, géographe et démographe).

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Le contenu répond au programme énoncé dans le titre développé.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.N., G 24963 (n° 1 et 3-4, prospectus); G 30887 (n° 1 et 3-4).

Bibliographie

Gazette de France, 17 mai et 8 juil. 1771; Affiches de Lyon, n° 30, 24 juil. 1771. – Pailhes J.L., La Librairie et le cabinet littéraire de Claude Morlet à Lyon, au XVIIIe siècle, mém. dact. de l'E.N.S. des bibliothécaires de Lyon, 1979, p. 18-20 (ouvrage d'où sont tirées la plupart des informations recueillies ici).

Historique

L'aventure de ce périodique spécialisé s'inscrit dans un court semestre en 1771: enregistré en janvier, lancé en mai (Gazette de France, 17 mai), il ne subsiste que jusqu'à juillet (Affiches de Lyon, 24 juil.). Son rédacteur, Louis Brion de La Tour, ingénieur du Roi et géographe, est peu connu; son fils seul figure dans le D.B.F. Après avoir publié un Atlas général, civil, ecclésiastique, historique, géographique en 1766, il eut l'idée d'exploiter ses connaissances dans une publication périodique. Une fois obtenu un privilège, il le céda au libraire Morlet. L'entreprise ne dut guère répondre aux espérances de ce dernier, non plus qu'à celles de ses créanciers; ils jugèrent pourtant l'année suivante qu'il pouvait «tirer de gros avantages du privilège» de ce journal (A.D. Rhône, série E, minutes Me Soupat, assemblée des créanciers, 22 avril 1772). Brion de La Tour ne semble pas avoir poussé la rédaction au-delà du n° 6 (Affiches de Lyon, 24 juil.). Morlet perdait dans cette opération 2400 £, plus 300 £ dues par Brion de La Tour pour 100 volumes que le libraire lui avait fournis, ainsi que 1057 £ en billets (A.D. Rhône, ibid., bilan du 18 avril 1772).

Le cabinet de Morlet, maintenu pendant neuf ans, proposait en tête de son catalogue les périodiques suivants: Gazette de France, Journal des savants, Mercure de France, Journal encyclopédique, L'Année littéraire, Gazette salutaire et Journal de médecine [Recueil périodique d'observations de médecine].

Auteur

Titre indexé

JOURNAL DU MONDE

Date indexée

1771

JOURNAL DES DEUILS

0698
1761
1764 ?

Titre(s)

Journal des deuils de Cour, ou Annonces des deuils de la Cour.

Aucun exemplaire de ce journal n'ayant été retrouvé, son titre reste incertain; les contemporains le nomment Journal des deuils; le privilège de 1765, qui se rapporte à une continuation, nomme les Annonces des deuils de Cour, qui fut peut-être le titre du premier journal de Mme Fauconnier. Un «état des ouvrages périodiques» fourni au lieutenant-général de police en mai 1765 mentionne encore les «Bulletins pour les deuils de la cour » de Mad. Fauconnier (B.N., nouv. acq. fr. 1180, f°49r).

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Barbier écrit, à propos d'une confusion de date qui s'était introduite à la mort de l'électeur de Bavière: «En conséquence, comme il y a toujours des gens empressés à donner des facilités au public pour gagner de l'argent, il s'est formé un bureau pour instruire les particuliers des deuils, même de leur durée, et des jours que l'on prendra les bas blancs pour les petits deuils, moyennant trois francs par an à payer en se faisant inscrire» (Chronique de la Régence, éd. Charpentier, 1857, t. VII, p. 339). Selon Grimm, Palissot avait obtenu ce premier privilège du ministre Choiseul et en avait disposé «en faveur de sa respectable amie Mlle Fauconnier, fille du monde» (C.L., déc. 1770, t. VII, p. 199). Le Journal des deuils aurait donc été établi sur le modèle des feuilles d'annonces du Bureau d'Adresse et n'aurait comporté qu'une suite d'annonces, avec les prescriptions relatives au deuil à porter (sur les deuils de cour, cf. R. Favre, La Mort au siècle des Lumières, P.U.L., 1978, p. 41-42). La publication du journal est mentionnée par L'Observateur littéraire le 15 mars 1761, avec mention du prix de l'abonnement (3 £ par an). Il s'agissait d'un hebdomadaire édité par Guy Desprez. Le 25 février 1764, les Mémoires secrets annoncent sa transformation prochaine: «On se propose d'y insérer désormais le Nécrologe des personnes célèbres dans les sciences ou dans les arts, mortes dans le courant de l'année. On commence à fournir les vies des morts illustres de 1763». Cette transformation est consacrée par le privilège du Nécrologe, en date du 14 novembre 1765, qui concerne plusieurs publications parallèles: «Notre amée Madame Fauconnier nous a fait exposer qu'elle desireroit faire imprimer et donner au Public des Ouvrages qui ont pour titre, Annonces des Deuils de la Cour; et Almanachs des Deuils, à l'usage des Abonnés, contenant la Table des Deuils, et l'abrégé de la Vie des Hommes célèbres... ».Grimm voit dans ce nouveau privilège le simple moyen de faire passer la souscription de 3 à 6 £ (C.L., ibid.). Dès 1764, Palissot donne un premier numéro du Nécrologe pour les morts de l'année 1763; on ne sait si Mme Fauconnier fit paraître, cette année-là, le Journal des deuils; il reparut en tout cas en 1766, pour un an, sous la forme de l'Ordre chronologique des deuils (voir ce titre), avant de se fondre définitivement dans le Nécrologe. Dès lors, il paraît probable que Mme Fauconnier ne fit plus que toucher le revenu correspondant à son privilège; en 1766 est créé le Bureau de correspondance générale de Michel Jouve, qui gère tous les bulletins d'abonnement et en particulier les bulletins des deuils; Mme Fauconnier, «inventrice et propriétaire de l'Annonce des deuils de Cour et du Nécrologe des hommes célèbres »,s'efforce de garantir son privilège à sa fille Cécile (texte cité par J. Delay, dans La Fauconnier, p. 245). Au début de 1782, le Nécrologe fut absorbé par le Journal de Paris (voir le n° 80, du 21 mars 1782), moyennant une pension de 4000 £ à Mme Fauconnier, réversible sur la tête de sa fille Cécile (voir J. Delay, p. 285). Les annonces de deuil continueront donc de paraître jusqu'à la Révolution. En juillet 1789, on trouve encore l'annonce suivante: «On s'abonne aussi séparément pour la Feuille du Journal de Paris qui contient l'annonce des Deuils de la Cour, moyennant 6 livres par année» (annonces répétées dans le Journal de Paris de 1789 jusqu'en octobre).

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

L'Avant-Coureur du 18 juillet 1763 précise: «Le bureau des abonnemens pour les deuils de cour à 3 liv. par année est toujours chez le sieur Rougeux marchand miroitier rue de la Monnaie. On peut s'abonner aussi chez le sieur Dubois rue d'Enfer vis à vis la rue S. Thomas [...] On ne s'abonne avec sûreté que dans ces deux endroits».

Bibliographie

D.P. 2, art. «Fauconnier»; H.P.L.P., t. III, p. 88-91, t. V, p. 138.

M.S.; C.L. – Delay J., Avant-Mémoire, t. III, La Fauconnier, Gallimard, 1983.

Titre indexé

JOURNAL DES DEUILS

Date indexée

1761
1762
1763
1764

JOURNAL DE MÉDECINE MILITAIRE

0672
1782
1789

Titre(s)

Journal de Médecine Militaire Publié par ordre du Roi fait et rédigé par M. Dehorne, Docteur en Médecine, premier Médecin consultant et ordinaire de Madame Comtesse d'Artois, Médecin consultant des Camps et Armées du Roi et de S.A.S. Mgr le Duc d'Orléans, de la Société royale de Médecine, Censeur royal.

Modifications: à partir du t. V, 1786, après Censeur royal on ajoute Médecin aux Rapports pour la salubrité de Paris;à partir du t. II, 1783, daté «Janvier 1783», un additif est porté seulement dans le faux titre, p. 1, Journal de Médecine, Chirurgie et Pharmacie militaire.

Ce journal est une reprise lointaine du Recueil des Observations de Médecine des Hôpitaux militaires de Richard de Hautesierck. La continuation en a été «décidée» par le Conseil de la Guerre (24 janv. 1789) sous forme de Mémoires annuels ou semestriels, confiés à Dehorne (voir t. VII, Avis de janvier 1789, p. 136-139).

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

Janvier 1782-janvier 1789: 7 volumes. 19 décembre 1781: extrait des registres de la Société royale de médecine (renouvelé jusqu'au 4 octobre 1788). Prospectus: 1781 (voir t. II, Avertissement, p. 3). Apparemment, 4 livraisons par année, distinctes même dans les exemplaires reliés, grâce à la signature «Imprimerie Royale 178.». La date apparaît en bas de la première page du cahier formé par chaque feuille. Chaque livraison commence par un article de la rubrique «Topographie médicale»: il y en a 4 par année (sauf au t. II, 1783, qui n'en a que 3). Datation des volumes: 1782: I; 1783: II; 1784: III; 1785: IV; 1786: V; 1787: VI; 1788: VII, cahier de janv. 1789 (sans pag.)

Description de la collection

Nombre de pages des volumes: I: 554 p. + V (table); II: 548 p. + V (table); III: 518 p. + IV (table); IV: 549 p. + VII (table); V: 551 p. + V (table); VI: 552 p. + III (table); VII: 557 p. + IV (table) + 139 p. reliées en un même volume.

Cahiers de 16 p. in-8°, 125 x 190. Ornement typographique (p. de titre), culs-de-lampe en fin d'articles.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

Paris, Imprimerie Royale.

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Jacques DEHORNE (1782-1789).

Collaborateurs réguliers: Bourienne, chirurgien consultant des camps et armées du roi, chirurgien major chef des hôpitaux militaires de Corse; Le Peck de La Clôture, médecin chef des épidémies de la généralité de Rouen, de la Société royale de médecine; Lorentz, premier médecin et surveillant des hôpitaux militaires de Corse; Rambaud, médecin consultant des armées du roi, Ier médecin de l'hôpital militaire de Sedan; Souville, médecin pensionné de la ville de Calais, chirurgien major de l'hôpital militaire.

Collaborateurs occasionnels: 87 médecins et chirurgiens dont Thomassin qui est, comme Bourienne, correspondant de l'Académie royale de chirurgie.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Contenu: topographie médicale, médecine pratique, chirurgie, anatomie, littérature médicale (sortes de «Nouvelles littéraires et extraits»), nécrologie.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.M. Lyon, B 508.461. Signalé comme «très rare» sur cet exemplaire de la B.M. de Lyon, qui porte l'ex-libris: «Stephano Martin juniori et amicis».

Bibliographie

B.H.C., p. 581; D.P. 2.

Auteur

Titre indexé

JOURNAL DE MÉDECINE MILITAIRE

Date indexée

1782
1783
1784
1785
1786
1787
1788
1789

GAZETTE SALUTAIRE

0582
1761
1793

Titre(s)

Gazette salutaire ou Feuille hebdomadaire Composée de la Gazette d'Epidaure, de quelques extraits ou observations du Journal de Médecine, et de divers autres articles relatifs à la Médecine, la Chirurgie, la Botanique, la Chymie, etc. etc. etc.

A partir du n° XXXII du mardi 11 août 1761: Gazette salutaire ou Feuille hebdomadaire Composée de tout ce que contiennent d'intéressant pour l'humanité les Livres nouveaux, les Journaux et autres écrits publics, concernant la Médecine, la Chirurgie, la Botanique, la Chymie, etc. etc. etc.

A partir du 1er janvier 1791: Gazette salutaire.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

[Janvier] 1761 – novembre 1793. Revue hebdomadaire. Le 1er numéro, non daté, est suivi de 26 autres livraisons qui ne portent que la mention «Année 1761». Le 28e numéro est daté du «mardi 14 juillet 1761». Cela peut faire supposer un n° 1 du 7 janvier; une note à la fin du n° 1 fait plutôt penser à une date d'avril; on lit toutefois dans l'Avis au public du jeudi 17 juin 1762: «Cette Gazette a commencé du 1er janvier 1761», ce qui paraît le plus probable. A partir du 14 juillet 1761, tous les numéros sont datés. D'après la déclaration en fin du n° 1, le journal devait comporter 6 volumes la première année; à partir du 14 juillet 1761, il comporte 4 volumes par an; la collection complète devrait réunir 38 volumes.

Description de la collection

Dans la collection de l'Arsenal, les numéros sont regroupés en tomes ou volumes annuels. Cahiers de 4 p. in-4°, 185 x 245.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

A Bouillon, chez J. Brasseur et A. Foisié (ou Foisye), mentionnés à partir du n° XXXIII du 18 août 1761; à partir du 24 juin 1762, on ne mentionne plus que le lieu: «A Bouillon». Pour l'abonnement, on s'adresse au «Sr. Lutton, rue Ste Anne, Butte St. Roch, et au Sr. Dessain junior, libraire, pour Paris». Dans l'Avis au public du 17 juin 1762, on indique que le prix de la gazette est de 9 £ par an, «franche de port dans toute la France»; mais on ajoute que, pour aider au progrès «dans l'art de guérir», «on offre gratis cette Gazette à ceux que le prix de 9 livres pourrait gêner: on se bornera à exiger de ceux-ci 3 livres seulement pour le port et autres faux frais».

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

Friedrich Emmanuel GRUNWALD.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Le Discours préliminaire affirme la volonté d'aider au progrès des sciences dans un but humanitaire. Le journal est composé essentiellement 1) de lettres de lecteurs, la plupart médecins, mais parfois de curés; les réponses de l'auteur sont relativement rares; 2) d'«avis divers», effectivement très variés (cf. un avis sur la maladie de Buffon, le 21 mars 1771); 3) de présentations de livres nouveaux et de thèses soutenues en France et à l'étranger; 4) d'éloges historiques; 5) d'extraits du Journal de médecine, du Journal œconomique, du Dictionnaire encyclopédique. L'intérêt porte essentiellement sur la médecine, mais aussi sur l'hygiène, l'art vétérinaire, les faits divers concernant des maladies ou des «morts extraordinaires», des «événements terribles et singuliers» (cf. n° XXII, 1761), des monstres; beaucoup de textes sont consacrés à la petite vérole et à l'inoculation. On notera l'ouverture sur les recherches faites en Angleterre et en Allemagne.

Une table générale est annoncée dans le numéro du 3 janvier 1771; l'exemplaire de la B.U. de Montpellier contient, en tête de la collection, les tables de 1761 à 1765 inclus.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

Ars., 4° S 2450 (1761-1771); B.U. Montpellier, 265.050 (1761-1791). Aucune collection n'est complète.

Bibliographie

D.P. 2, art. «Grunwald».

Auteur

Titre indexé

GAZETTE SALUTAIRE

Date indexée

1761
1762
1763
1764
1765
1766
1767
1768
1769
1770
1771
1772
1773
1774
1775
1776
1777
1778
1779
1780
1781
1782
1783
1784
1785
1786
1787
1788
1789
1790
1791
1792
1793

ESSAI DE MÉDECINE THÉORIQUE ET PRATIQUE

0398
1782
1784

Titre(s)

Essai de médecine théorique et pratique.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

24 cahiers bimensuels, réunis en deux volumes : t. I (1782) et t. II (janv. – avril 1784).

Description de la collection

Deux volumes de 400 p. Cahiers de 16 p. in-8°.

Édition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s)

A Genève [Lyon], et «se trouve chez les frères Périsse et chez Rosset, libraires rue Mercière à Lyon».

«Le prix de souscription sera de 6 livres pour Lyon et 9 pour la province, franc de port».

Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

MORIZOT, BRION DE LA TOUR, d'IVOIRY et RICHARD, médecins à Lyon.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables

Le contenu correspond au titre : médecine générale, hygiène, topographie médicale lyonnaise ; dans le t. II (p. 175-235), études sur la démence, la nostalgie, la mélancolie et le suicide. Table des matières à la fin de chaque volume.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares

B.M. Lyon, 355.646 ; dans le catalogue de la bibliothèque, Coste indique (n° 13045) une édition de 1773, ce qui paraît erroné.

Bibliographie

Loche M., «Journaux imprimés à Lyon (1633-1794)», dans Le Vieux Papier, 1968, p. 267.

Auteur

Additif

Titre(s) : Essai sur l’histoire de la littérature et de l’esprit humain.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s) : François de La Bellonie a publié son Essai sur l’histoire de la littérature à Carpentras du 14 juin (tome I) au 12 décembre 1748 (tome II), deux tomes réunis en un volume à la fin de l’année. L’auteur s’est peut-être efforcé d’atteindre une périodicité hebdomadaire, mais la pagination des deux volumes est continue : t. 1 de 388  p., «Tome  second» de 240  p., et la répartition des articles est très capricieuse : 11 «articles», puis «lettres» dans le tome I ; 10 lettres dans le tome second, mais les articles ou les lettres ne sont pas datés. Le prix de l’abonnement (12 £ par an, avec 6 £ pour un semestre d’avance) semble plutôt concerner une publication semestrielle.

Description de la collection : A Carpentras, de l’Imprimerie de Gaspard Quenin, et se vend à Avignon, chez Alexandre Giroud. Les abonnements et la correspondance sont gérés par Alexandre Giroud. La diffusion touchera «les grandes villes des provinces méridionales de la France» (t. I, p. 76).

Edition(s), abonnement(s), souscription(s), tirage(s) : FALCONNET DE LA BELLONIE.

Contenu, rubriques, centres d’intérêt, tables : L’auteur s’est proposé de commenter les ouvrages de «littérature» au sens ancien du terme, c’est-à-dire de culture littéraire ou scientifique. En fait, il puise, comme il le dit lui-même, dans la bibliothèque de Mgr. Inguimbert à Carpentras (Avertissement). Il commence par un extrait de la Théorie des sentiments agréables de Lévesque de Pouilly (1747), qu’il fait durer sur plusieurs articles ; il l’interrompt pour rendre compte de L’Année merveilleuse, de l’abbé Coyer, brochure de 8 p. ; plus tard (Lettre I), il utilisera les Mémoires sur la vie de Jean Racine, de Louis Racine (1747) dans plusieurs lettres. Il hésite lui-même sur la forme qu’il doit adopter : de l’extrait, il passe au style épistolaire, car une dame lui a reproché son excès de sérieux, et l’absence, dans son «essai» de «fines anecdotes sur la littérature courante» (t. I, p. 125) ; il se propose donc de rédiger des «Lettres à Madame...» dans un style enjoué. Un «abbé de Cavaillon» dans la lettre XIX, lui reproche le mélange d’articles scientifiques (en fait très rares) et littéraires. Mais Falconnet est à bout de souffle ; il remplit ses dernières lettres avec des extraits de journaux italiens non traduits («Journal de Florence») et des nouvelles littéraires de quelques académies provinciales. Entre le style de Rollin, qu’il admire, et celui de Desfontaines, qu’il jalouse (t. II, p. 231), il n’a pas su choisir.

Localisation(s), collections connues, exemplaires rares : Un exemplaire (2 tomes en 1 vol.) à la Bibliothèque de la Part-Dieu à Lyon (cote 348068), avec une courte biographie manuscrite de La Bellonie sur une page de garde (Voir D.P. 2, notice 293 bis). Un autre exemplaire existe à la bibliothèque du Carré d’Art à Nîmes, mais ne figure pas au catalogue. D’après la description donnée par Françoise Weil (D.P. 2, n°431), les deux exemplaires diffèrent par les dates et par la dédicace.

Auteur additif

Titre indexé

ESSAI DE MÉDECINE THÉORIQUE ET PRATIQUE

Date indexée

1782
1783
1784

LA BAGATELLE DE MERCREDI ET DE SAMEDI

0141
1718

Historique

Imprimeur-libraire à Gand de 1713 à 1722, «Augustin Graet» annonce ce journal dans les Ghendtsche Post-tydinghe, n°  37, 9 mai 1718, comme devant paraître deux fois la semaine. A-t-il donné suite à ce projet ? Il est probable que, le succès ne répondant pas à l'attente de l'éditeur, la publication en aura été suspendue, et qu'il n'aura été imprimé de ce nouveau journal qu'un petit nombre de numéros, introuvables aujourd'hui (Ferdinant Vanderhaegen, Bibliographie gantoise (1483-1850), Gand, 1831, t. III, p. 112, n°  2359). Ce peut aussi n'avoir été qu'un projet. On rapprochera ce titre de celui de la Bagatelle ou Discours ironiques publiée à Amsterdam en 1718 et 1719). Ç'aurait été le seul périodique de langue française signalé dans cette Bibliographie gantoise. Non retrouvé.

Auteur

Titre indexé

BAGATELLE DE MERCREDI ET DE SAMEDI

Date indexée

1718